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Elrich Marbh & Augustus O'Callaghan



 
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 a wolf at the door + (nils)

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Snezhana Volkov
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MessageSujet: a wolf at the door + (nils)   Sam 20 Fév - 20:21



Nils and snezhana
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Y a pas à dire, le blues ça rentre dans la tête. Oh c’est pas la pire chose du monde, c’est pas comme Starships qui rentre dans la tête, au contraire c’est plutôt agréable. Si on veut s’en débarrasser cependant il faut du courage, de la patience et beaucoup de rock. Aujourd’hui ? Tu ne veux pas t’en débarrasser. Ce blues te sauve, il cache l’éléphant dans la pièce. Et quand je dis éléphant, je parle de cette pute qui partageait ton lit dans des temps oubliés – ou plutôt trop durement gravés dans ta mémoire et qui te donnent envie de te frapper la tête contre un mur jusqu’à-ce que tu les occultes. Te concentrer sur la musique te donne une excuse pour ne pas y penser, une chance de l’ignorer. Et puis elle chante bien la gourgandine, ça change de certains artistes de rue. Sans doute que beaucoup de gérants de boutiques l’auraient  virée, c’est souvent mauvais d’avoir un chanteur devant la porte de son magasin. Cela met les gens mal à l’aise de passer devant un talent et d’avoir à tourner la tête pour éviter de donner de l’argent. Sauf que déjà, c’est un salon de tatouage que tu gères et les gens qui viennent ont un rendez-vous ou ils s’en foutent, du moins dans la plupart des cas. L’exception c’est les grognasses qui veulent leur petit signe infini, leurs petites plumes ou leurs petits oiseaux ; les beaufs et leurs tribaux et les cons qui veulent le nom d’un gosse ou de leur copain copine – ceci n’est pas une attaque sur les gens ayant ces tatouages, il faut juste être lucide sur la majorité les composant – et franchement on ne dira qu’ils peuvent aller se faire foutre vu l’argent qu’ils rapportent… mais on en a très envie. Et puis ce n’est pas comme si elle avait la tronche du gros clodo alcoolique qui ne s’est pas lavé les cheveux depuis des mois, tu n’as vu son visage que quand elle s’est installée mais elle est belle ça c’est clair, quant à ses cheveux c’est tout ce que tu vois et ils sont propres. Bref, vous ne l’avez pas virée. Saul s’en fout et toi tu la bénis. Puis tu n’écoutes pas beaucoup de blues mais quand c’est bien fait c’est toujours agréable. Au moins quelque chose qui ne te donne pas envie d’égorger tout le monde. A l’instant présent tu es en train de tatouer un carpe diem avec une plume et des oiseaux sur la nuque d’une blonde et tu as plutôt envie de lui tatouer une grosse bite sur la joue. Marre des basic white girls de l’ouest. Sauf qu’elles raquent ces idiotes alors on leur ouvre grand la porte, on passe le moins de temps possible sur leurs horreurs génériques et puis on leur dit au revoir avec beaucoup de plaisir. Tu viens d’ailleurs de finir ce tatouage alors tu mets ton cerveau en pause et tu lui récites toutes les règles de sécurité, tout ce qu’elle doit faire pour éviter une infection. Encore qu’elle la mériterait à ton humble avis. Et quand elle passe la porte tu soupires de soulagement. Une de moins. Tu jettes tes gants et prends une gorgée d’eau. La faim te tenaille. Il est temps de prendre une pause déjeuner, ton estomac le réclame. Tu jettes ton sac sur une épaule et sors sans te retourner pour prévenir Saul, il devrait comprendre au moins ça.

Sur le pas de la porte cependant une odeur t’assaille, celle de la jeune chanteuse. Et tu braques tes yeux sur la louve. Tu ne l’as jamais vue dans le coin celle-là et pourtant tu connais au moins de vue tous les loups de ce bled. Une nouvelle arrivante donc. Et ça ne peut que t’intriguer, peut-être un côté un peu commère en toi. Alors tu te mets à côté d’elle, tu t’appuies contre le mur, attends la fin de sa chanson. Il y a des questions dans ta tête et vu que tu as du temps libre il n’y a aucune raison pour que tu n’ailles pas les poser, même si ça fait chier les gens. Il faut bien que tu saches si elle fait partie d’une meute ou si elle est de ces étranges gars qui restent seuls. Tu ne les comprends pas ceux-là ils sont… contre-nature. Et oui, c’est plutôt hypocrite comme expression de la part de quelqu’un qui a les crocs longs une fois par mois. Les derniers accords de la chanson retentissent, il y a quelques applaudissements peu convaincus et une bonne âme glisse quelques pièces à la brune. Tu profites du silence pour venir face à elle. « Nice voice. Do you take requests ? » « Belle voix. Tu prends des demandes ? » Comme si elle n’allait pas se douter qu’il y a autre chose derrière ta requête. Tu sais, si tu peux sentir qu’elle est une louve la réciproque est vraie donc tu n’as pas besoin de faire comme si tu étais une passante ordinaire. Malgré tout, vu que tu l’as laissée chanter devant ta devanture toute la matinée elle te doit bien au moins une chanson. Ce n’est que de la politesse. « If so, how about Radiohead’s A Wolf At The Door ? » « Si oui, A Wolf At The Door de Radiohead tu peux ? » Oh, tu te sens intelligente c’est ça avec tes sous-entendus gros comme un iceberg ? Fais pas le coup du Titanic Snez ça fait mal tu sais. Elle avait déjà compris que tu savais. Enfin, au final tu aimes la chanson aussi donc ce n’est pas uniquement pour le bien de la figure de style. C’est aussi tout simplement pour le plaisir de tes oreilles. « And after that how about I buy you a drink ? There’s a nice café-restaurant here and I’m sure we can find loads of things to chat about. » « Et après ça si je te payais un verre ? Il y a un café-restau sympa là et je suis sûre qu’on trouvera plein de trucs à se dire. »



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Nils Ward
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MessageSujet: Re: a wolf at the door + (nils)   Jeu 25 Fév - 12:02


   
A wolf at the door
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() La pleine lune approche et les nerfs s'aiguisent jusqu'à ce qu'ils lâchent tous - que la retenue laisse place à la bestialité. C'est ces moments du moins où la bonne humeur s'émousse, s'écaille comme un vieux vernis oublié. Toujours là, on sait plus trop pourquoi ni comment mais on l'a gardé et il est plus moche qu'autre chose. Pourtant on le garde quand même. Ca s'explique pas vraiment et de toute façon Nils en a marre de ces débats stériles divertissant son esprit qui tourne en rond. Elle a besoin d'autre chose. De prendre une putain de bouffée d'air car elle étouffe parfois - sous le poids de son fardeau quotidien qui encore hier soir a brillé par un concours d'abjections qui l'a fichu à la porte d'un bar miteux de Glencullen. Bien entendu, le portable a sonné et il a fallu la trainer jusqu'à leur chambre. Ce n'était pas glorieux. Nils comprenait. Elle même parfois se met minable et quand c'est le cas - Dieu c'est encore plus triste à voir que le show de Prim hier soir. Parce qu'il fait gris et que le destin a décidé que cette journée serait bien merdique, les quelques notes s'extirpant du saxophone agace déjà les commerçants et il lui faut bouger son emplacement jusqu'au salon de tatouage. Jamais joué devant auparavant, l'emplacement est agréable. Le soleil n'arrive pas à percer la couche des nuages et Nils se lance dans l'un de ses riffs porté sur l'air des enterrements. Elle a fait souvent ça à l'époque. Pour sa tante et son mec. Ils étaient croque-morts. Un business qui tourne bien et qui ne connaitra jamais la crise. Alors des enterrements, elle en avait accompagné beaucoup, le saxe aux lèvres suivant une procession aux couleurs vives. Là-bas la mort n'est pas pareil qu'ici. C'est joyeux. Ils vont rejoindre les vévés. Il n'y a rien à craindre. Les sorciers veillent sur les morts et Papa Legba les emmènera. Ou alors ils iront peut-être au Paradis ou en Enfer. Ca dépend des avis. La Louisiane c'est surtout un gros mélanges de croyances chrétiennes et païennes - un tel barbouillage qu'il n'y que des couleurs vivent qui se mêlent entres elles et jurent atrocement, certains parviennent tout de même à trouver cela beau. Le climat infâme de ses marécages manque à la gosse qui enchaine immédiatement avec l'un de ses morceaux préférés. Celui des jours moroses. Minnie the Moocher. L'unique, la belle. Fermer les yeux et se retrouver dans le French Quarter, des colliers de perles au cou à tripper sur des airs de Jazz endiablés mélangés à de la musique pop hollywoodienne - cette cacophonie brise les tympans et plonge les passants dans une transe le temps de remonter la grande rue principale. Nils pousse plus sur les notes. Lâcher l'instrument pour raconter une histoire de chez elle. Du Sud. Pas étonnant qu'ils aient voulu faire sécession. C'est un pays à part entière le Sud. C'est sale comme la terre, le climat est poisseux et les gens sont rongés par une fièvre concupiscente. Ici-bas on n'attends pas le jugement dernier pour commettre les pires crimes et s'en repentir le dimanche d'après à la messe. Nils n'a plus trop remis les pieds dans la belle chapelle blanche de chez elle après sa guerre sainte.

Les derniers accords de saxophone résonne et il y a cette odeur qui lui vrille les narines. Sa mâchoire roule avec une lenteur maitrisée puis se contracte. Une louve approche. Ses yeux s'ouvre lentement, ses lèvres s'entrouvre et elle laisse l'instrument pendre mollement. Penser y réchapper pendant encore un peu de temps mais c'est Nils qu'elle vient voir. C'est sûre. Jouer encore quelques notes pour conclure, l'air de rien, l'air de je-veux-pas-avoir-à-faire-à-toi. Au creux de son estomac elle sent la bile bouillonner et imprégnant sa langue d'un gout acidulé. Elle s'appuie juste à côté d'elle et immédiatement l'atmosphère change, elle devient oppressante au possible. Cette posture détendu, étalant son ombre sur Nils a le don de la mettre mal à l'aise et aussi l'agacer. Ce n'est pas forcément le bon jour mais fallait bien que cela arrive alors il faut prendre sur soi et affronter. Ne rien montrer d'une certaine gêne et rester détendue. Elle sent la fierté, normal - c'est une béta. Cesser cette petite improvisation pour lui parler enfin. Son regard rencontre le sien, elle ne lui laisse pas d'autre choix aussi à se planter devant elle, et salut son compliment d'un hochement de tête en signe de remerciement. Elle lui parle en anglais.  «Well, thanks...uh I'd take anything for a dime, miss » « Euh merci, hum j'accepterais tout ce que tu veux pour une pièce » C'est la vérité. Habituellement fausse, il y a beaucoup d'honneteté. Nils doit bien gagner sa croute et pour le moment personne ne lui a offert un job fixe. Alors elle prends tout ce qu'elle peut. Ne pas cacher ses origines, de toute façon en Irlande personne ne saurait reconnaitre son accent si ce n'est des Etats-Unis. On la pensera bouseuse de campagne mais jamais cajun. Il n'y a que les habitants du Sud capable d'un tel discernement pour reconnaitre ceux habitants les berges du Bayou.

La commande de l'inconnue a pour effet d'arquer l'un de ses sourcils et d'esquisser un rictus amusé sur ses lippes.  « 'Sure Ma'am, a classic » « Bien entendu mademoiselle, un classique. » Ne rien laissé transparaitre, juste lui offrir un regard hésitant entre la complicité et l'atterrement. Son humour reste douteux. Nils range son saxophone, joue quelques notes sur sa guitare pour s'assurer qu'elle n'est pas désaccordée. Avant même qu'elle ne commence à jouer, la louve lui emboite le pas une fois de plus. Nils n'aime pas ce comportement un peu trop directif mais n'en montre rien pour autant. Écouter silencieusement sa proposition regardant droit devant elle. Savoir que l'inconnue ne la lâchera pas si elle refuse. Autant accepter. Un sourire éclot une fois de plus sur ses lèvres, la jeune femme se concentrant sur le positif de ce potentiel verre.  « Oh well, what a lovely suggestion...yeah I could use some chat with someone from this town. I'd love to, in fact, yes - thank you !» « Oh quelle délicate proposition...ouais je vais pas dire non à un petit bout de conversation avec quelqu'un du coin. Oui j'y tiens vraiment - merci ! » Ne pas lui laisser le temps de bavarder plus et lancer les premiers accords. Perdre la notion du temps, elle n'est pas très longue. Ne pas essayer de penser aux paroles même si elles se plaisent à lacérer le peu de stabilité qu'il lui reste. Jouer les derniers accords avec lenteur même si ses doigts veulent se précipiter pour en finir. Le verre n'a pas intérêt à être solitaire compte tenu de la difficulté psychique de l'exercice.  « Shall we go ? » « Pouvons-nous y aller ? » C'est simple, sans circonvolutions - de toute façon c'est pas le genre de la gamine de faire des ronds de jambes et autres courbettes. Sans attendre si oui ou non elles vont boire un verre elle range sa guitare dans son étui qu'elle met sur son dos et prends à la main sa mallette ou repose son saxophone.
   
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Snezhana Volkov
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MessageSujet: Re: a wolf at the door + (nils)   Mar 1 Mar - 12:09



Nils and snezhana
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Tu es au courant qu’en ce moment plus d’une dizaine de personnes ont été sauvagement massacrées et que leurs corps mutilés ont été retrouvés ? Bien sûr d’habitude des dizaines de personnes sont aussi sacrifiées chaque mois – et c’est un miracle que la police soit incompétente à ce point – par des sorciers payant leur hommage à la Lune. Ou à la Mort, un des deux en tout cas. Sauf que là ce n’est pas la même chose, les sorciers n’ont pas le même mode opératoire – aka ils ne se croient pas dans Saw ou Massacre à la Tronçonneuse – et ils tuent quand même moi que ça en une seule fois même si évidemment sur le long terme les nouveaux arrivants à côté ils ont l’air d’écolières en goguette. Malgré le fait que la présence ancestrale de sorciers  mine le côté exceptionnel de meurtres à Glenclullen, la violence pure et la folie viscérale qui se dégage des scènes de crimes a de quoi terrifier. Pourquoi est-ce que les locaux sortent vachement moins ? Pourquoi les rues sont-elles vides bien plus rapidement le soir ? Pourquoi les habitants jettent-ils des regards méfiants à tous ceux qu’ils ne connaissent pas ? Pour ça, il ne faut pas chercher loin. Quand plus d’une dizaine de gens, dont certains des amis ou connaissances, ont été brutalement  guidés de vie à trépas sans motif apparent et sans que personne s’en rende compte… On a le droit d’avoir peur très franchement je considère ça raisonnable. Et encore, la plupart des péquenots n’étaient pas dans la forêt la pleine lune dernière – en même temps qu’est-ce qu’ils foutraient là ? – et n’ont donc pas vu les créatures (tu peinerais à les qualifier de personnes voire même d’individus) qui ont fait une entrée fracassante sur le territoire de la ville. Si c’était le cas ils chieraient tous leurs frocs. Toi-même n’as pas fait la fière en leur présence. Les touristes, eux, ont tendance à s’en foutre, au contraire c’est folklorique et excitant, tout le monde est fasciné par les serial killer. Tu ne sais pas si la brunette les as vus, tu ne l’as ni croisée ni sentie dans les bois cette nuit-là car son odeur t’es nouvelle cependant, vu le bordel conséquent et la cohue du moment, il serait possible que tu l’aies loupée. Tu ne peux pas être partout n’est-ce pas ? Enfin je divague. C’est que tu vois Snez, en plus, la pleine lune et dans une semaine et comme la marée vous pouvez tous sentir plus fortement l’attrait de la lune et ses effets qu’elle a sur vous. Vous avez les dents un peu longues quoi, et sans mauvais jeu de mots j’attends le moment où elles vont rayer le parquet. Tu te demandes sans doute pourquoi je mentionne tous ces facteurs dont tu es bien au courant. Eh bien pour te rappeler que l’autre louve, surtout vu qu’elle est fraîchement arrivée dans ce climat angoissant, doit être plutôt à cran. Aussi il est possible qu’elle te voie en tant que menace, surtout que tu te mets comme ça presque au-dessus d’elle et qu’elle sentira le bêta en toi. Les loups inconnus ça a tendance à les caresser dans le mauvais sens du poil les signes de pouvoir. L’avantage c’est qu’il est peu probable qu’elle t’attaque en plein jour et en pleine rue. Même si elle pouvait se transformer instantanément – ce qui semble peu probable vu son âge – ce serait un suicide que de faire ça au milieu de la foule. Bon il y a pas une foule à se faire piétiner on ne va pas se mentir mais il y a quand même des témoins et c’est gênant, surtout à l’ère du numérique.

Elle a l’air déroutée voire plutôt gênée par ta présence mais ne réagit pas de façon agressive ou même désagréable. Elle hoche simplement la tête en remerciement. « Well, thanks... uh I'd take anything for a dime, miss. » Il faut qu’elle fasse attention à la formulation de ses phrases, quelqu’un – surtout de bourré et à l’esprit mal tourné – risque de la prendre pour une prostituée à ce rythme-là. Ce qui ne serait certainement pas une bonne chose. Puis elle est trop jolie pour faire le trottoir, elle pourrait être escort plutôt. La discussion n’est cependant pas de savoir dans quelle branche de prostitution elle travaillerait dans une situation hypothétique. Là tu veux juste savoir si elle va te chanter du Radiohead. « 'Sure Ma'am, a classic » Ma’am. Elle vient du Sud des Etats-Unis celle-là. Ou alors du vingtième siècle. Parce que tu n’es pas vraiment suffisamment vieille pour qu’on t’appelle ainsi. Ceci dit tant mieux que la chanson la réjouisse parce que ton sens de l’humour, lui, n’a pas l’air de la convaincre. Oh, derche, c’est pas ça qui est important. La prochaine demande, elle, risque de passer un peu moins bien que juste demander une chanson. Quoiqu’il y a beaucoup de gens qui paient des coups à des artistes de rue, ce n’est pas la chose la plus inhabituelle ou malpolie du monde au contraire. Elle te sort un grand sourire sans doute sponsorisé par un quelconque dentiste et accepte tout en sortant sa guitare. « Oh well, what a lovely suggestion...yeah I could use some chat with someone from this town. I'd love to, in fact, yes - thank you ! » De surprise en surprise dis-moi, je ne m’attendais pas à tant de succès. Cela signifie que tu peux t’éloigner de Saul pendant un moment et surtout avoir une bonne raison de ne pas penser à lui. Cette jeune femme sera tu l’espères suffisamment intéressante pour chasser le lâche de tes réflexions. Tu t’assieds et sors une cigarette pour l’écouter chanter. Elle a l’air nerveux mais s’en sort merveilleusement bien, elle a vraiment du talent, ce n’est pas le cas de tous ceux qui chantent dans la rue. C’est agréable d’entendre chanter et nul ne peut nier que la chanson est bonne. Une voix féminine y apporte une touche complètement différente. Tu n’es pas déçue du voyage. Tu poses une pièce dans son étui sur les accords de fin. Tu pourrais mettre plus mais tu vas lui payer à boire alors bon. « Shall we go ? » Et comme ça, sans plus de sommation et en deux mouvements, elle est prête à partir. Elle ne perd pas le nord. Tu te relèves donc et tires une longue latte sur ta cigarette en haussant les épaules. « Well let’s go then. » « Bon bah let’s go alors. » Tu pars devant elle et ne fais qu’une dizaine de mètres avant de rentrer dans un café et de t’installer à la table près de la vitrine qui est miraculeusement libre. Lorsque le serveur se dirige vers vous tu commandes immédiatement une pinte de Smithwicks et un cheeseburger. « Order whatever you want. » « Prends ce que tu veux. » Tu fais une légère pause. « As long as you don’t purposefully pick the most expensive item on the menu. » « Tant que tu ne choisis pas délibérément le truc le plus cher du menu. » Parce qu’il faudrait pas abuser non plus, y a pas marqué pigeon sur ton front. Tu veux quelques infos et elle t’a chanté un truc mais tu l’as déjà laissée jouer devant le Transskinian toute la matinée, ça semble assez juste si en plus tu lui paies un ou quelques verres plus un petit quelque chose à manger. Tu attends qu’elle demande au roux en tablier ce qui lui fait envie et regardes l’homme partir. Une fois sûre qu’il a d’autres chats à fouetter, tu commences l’interrogatoire. « So, Southern Belle, whatcha doin’ in Glencullen ? Backpacking alone ? » « Alors la Sudiste, qu’est-ce que tu fais à Glencullen ? Road trip solitaire ? » Je doute qu’elle soit en road trip, ça ferait une grosse putain de coïncidence pour une ville de loups.



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MessageSujet: Re: a wolf at the door + (nils)   Dim 6 Mar - 23:00


   
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()Observer ses lippes dénuées de tout artifice tirer sur une cigarette. Se perdre un instant dans la dissection minutieuse de ce visage au naturel. C'est rare de voir une jolie plante ne pas se mettre en valeur d'apparats épars. Elle n'a rien a ajouter pour accentuer cet air chien donnant du caractère à ses traits. Nils ne doute que cette louve de pars ses manières et sa plastique soit une femme de tête. Cela peut se lire au travers de sa gestuelle, son phrasé, sa démarche et surtout, sans partir dans la métaphysique et l'anamorphose, son odeur. Bêta. Une position toujours refusée, jamais acceptée. Trop de responsabilités pour de si frêles épaules. Cette place au sein de sa meute, elle ne l'aurait accepté que dans l'espoir d'éviter l'irréparable. Seulement, les ressorts cruels du destin ont tenu hors de portée cette éventualité. Ses yeux retrouve les siens, attendre sa réponse avec une certaine impatience. Elle décide et Nils n'aime pas laisser son sort entre les mains d'une louve qu'elle ne connaît pas. Se demander un instant si elle peut sentir sa tension puis réaliser qu'elle l'était aussi, tendue. Pour une fois que la lune la sort d'une situation au lieu du lui plonger la tête la première au devant des ennuis, comme avant. Désormais c'était attaché qu'elle la passait, à ronger ses liens jusqu'à s'éclater les dents - hurler - japper misérablement et pis recommencer dans l'idée que ce pathétique cercle vicieux finirait bien par lui permettre d'arpenter les bois pour épancher sa soif de bestialité et de sauvagerie.

Un sourire satisfait éclaire son visage lorsque son interlocutrice daigne lui accorder un verre. C'est déjà ça de gagné et puis il faudrait être fou ou avoir un semblant d'estime pour refuser. Nils se remercie dans ce genre de cas pour n'être ni l'un ni posséder l'autre et ce déjà depuis un moment. La suivre. Elle n'a pas l'air de vouloir flâner, son pas énergique devance Nils, laissant la louve légèrement en retrait. N'est craint-elle pas une attaque ? La jeune femme n'aurait jamais fait ça à place. Prim lui avait appris à la dure que tourner le dos à son adversaire c'était signer son arrêt de mort. Bon la brune avait cela pour elle, elle n'était pas l'ennemie de Nils. Enfin, non. Correction. Nils n'a pas d'ennemis. La cajun n'est en guerre avec personne. En revanche il ne faut pas se mettre en travers de son chemin. Ce sort, elle ne le souhaite à personne. Le temps du trajets par mimétisme plus que par envie réelle, elle sort une cigarette. Fumer. Le chemin se fait en silence ce que Nils apprécie. Cela lui permet de retenir le trajet, mémoriser les lieux et les visages qu'elle croise sans être distraite par un babillage vulgaire et creux. Nils pense qu'il faut faire chaque chose en son temps et n'est guère partisane des péripatéticiens. Le dialogue elle le préfère assise dans un café plutôt qu'en arpentant un énième trottoir.

Nils reconnaître café mais ne dis rien, ne laisse rien transparaître. De toute façon, qu'est-ce que cela pouvait bien faire au bout du compte ? Écraser la fin de sa clope et la jeter dans le caniveau d'une pichenette d'une précision déconcertante. Profiter un peu de ses super-pouvoirs pour avoir la classe...oui parfois ça arrive. Contente d'elle-même la gamine entre dans le café. Le gérant hoche la tête et Nils fait de même en signe d'allégation, de reconnaissance. Prim avait passé sa première cuite à son comptoir en plein milieu d'une après-midi. Sa "demi-sœur" avait du la traîner jusqu'à la ferme sous le regard interloqué des passants qui le baissait immédiatement quand le sien les défiait. Les défiait de juger son unique compagnon ici-bas. Sa moitié. Son yang. Sa repentance. En moins de deux,se retrouver en vitrine du café. Quelque chose que Nils ne fait habituellement pas. Elle préfère toujours se mettre au fond, dans un angle ou elle peut balayer le lieu d'un seul regard. Que rêver de mieux ? Être tirée de ses pensées par les mots de la louve et la présence du serveur. Balayer du regard le menu et esquisser un sourire à sa seconde remarque « Yar lucky miss, Imma not hungry enough for lobster 'day» « Vous êtes chanceuse mademoiselle, j'ai pas assez faim pour me faire un homard aujourd'hui.» Commander au serveur l'une de leur délicieuse pie et un thé. Chasser les origines et elles reviennent au galop - ce n'est pas ce que dit l'adage ?

Observer pas la fenêtre le temps se couvrir en attendant leur commande. Une averse est imminente. Remercier silencieusement son interlocutrice de lui avoir proposé cette petite virée dans un endroit couvert. Être une fois de plus itérer de sa contemplation par la brune. Prendre le temps de la considérer. De se demander si elle utilisait l'argot pour se moquer de sa manière de parler...décider qu'ignorer cette interrogation était pour le mieux. Jauger silencieusement son interlocutrice du regard ses doigts tapant inconsciemment sur la table en bois la rythmique d'un classique passant à la radio diffusée dans le café - That Ole Devil Called Love. « Happy ta see that ma slang does ringa bell ta someone here. Uh... It ain't easy ta explain...to spare details - ma sister got a job here so we moved. She used ta work up North and occasions ta see her were rare. So when she asked me ta come with her I gladly jumped on the opportunity. In fact I dropped high-school quite early so it was like getting another chance in a new town...see what I mean ?» « Heureuse de voir que mon argot/accent interpelle quelqu'un, ici. Euh....c'est pas évidant à expliquer...pour te passer les détails, ma sœur a eu une offre d'emploi ici, alors on a déménagé. Avant, elle travaillait dans le Nord donc les occasions de la voir étaient forcement réduites. Donc quand elle m'a proposé de l'accompagner j'ai sauté sur cette opportunité. En fait, j'ai abandonné le lycée assez tôt alors c'était pour moi une possibilité de repartir à zéro dans une nouvelle ville...tu vois ce que je veux dire ? » Se redresser un peu se sa chaise avant de lui offrir un sourire complice. Le serveur vient déposer devant les deux jeunes femmes leur commande et il offre un large sourire à Nils qu'elle ignore, la louve ayant son entière attention. Nils le sait, même si elle s'est épanchée sur les détails la brune n'en restera pas là. Lentement elle verse un nuage de lait dans son thé et avec sa cuillère tourne distraitement dans sa tasse observant la pluie tomber dehors.   
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MessageSujet: Re: a wolf at the door + (nils)   Mar 8 Mar - 17:48



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Qu’est-ce qui peut bien amener une fille si jeune et si jolie dans la rue comme ça ? Quoique, après tout ce sont surtout des jeunes qui sont dans la rue avec leur guitare, et il y en a des beaux. Ceci dit ils y sont tous pour des raisons différentes. Il y en a avec qui la vie n’a pas été clémente et qui se retrouvent là pour bouffer. Il y en a qui font ça en attendant de retrouver un boulot. Il y en a qui financent leur loyer comme ça à côté de leurs études. Il y en a qui cherchent à se faire repérer. Et il y en a qui adorent ça tout simplement, partager leur art et voir les gens aimer leurs chansons, apporter un brin de sentiment dans les vies de passants. Mais c’est dangereux tout ça. Parce que rentrer dans la rue c’est facile mais en sortir ça l’est beaucoup moins, une fois qu’on y est, retourner à une vie classiquement civilisée c’est un vrai marathon. Tu te demandes à quelle catégorie la jeune brune appartient. Quelque chose dans son attitude ne fait pas artiste qui fait ça pour la beauté de la chose. Ne serait-ce que la façon dont elle t’a dit qu’elle chanterait n’importe quoi pour une pièce. La catégorie des chanteurs de plaisance ne s’accroche pas autant à la monnaie, c’est avant tout du plaisir. Pas vraiment une tronche d’étudiante non plus, tu ne la sens pas comme ça. Pour toi elle appartient à une des deux premières catégories. Ceux pour qui la vie a sacrément merdé ou ceux qui essaient de garder la tête en-dehors de l’eau pendant leur chômage. Le contraire t’étonnerait mais il serait bien meilleur pour elle. Sauf que tu es un peu pessimiste sur les bords. C’est comme ça on n’y peut rien on ne change pas la nature des hommes. Ou des loups. Enfin les deux. Peu importe.

Le sourire qui éclaire son visage à l’idée que tu vas lui payer un verre est franchement attendrissant. Ah, on ne se dirait pas que sous ce petit minois presque enfantin se cache une bête féroce qui vous déchirera avec plaisir. C’est ça la beauté des loups garous. Autant on pourrait se dire que la tatoueuse empathique à l’accent russe peut cacher une bête, ou le stoïque barbu qui lui sert de colocataire. Ceux-là pourraient être des suspects de choix si tenté que l’on croie aux loups garous. Mais une brunette de quinze ans ? Une jolie brune dans la vingtaine qui joue dans la rue ? L’étudiant en sport qui fait ses années à l’étranger en venant ici ? On leur donnerait le bon dieu sans confession – ou du moins sans un interrogatoire poussé – alors les imaginer comme des créatures maudites affligées de souffrances innommables et de pulsions animales une fois par mois (je sens que la blague sur les règles a dû être faite un nombre incalculable de fois aussi pour la santé mentale de la gent féminine je m’en abstiendrai) ? Jamais. C’est drôle, c’est ironique de voir tous ces gens passer qui n’ont pas la moindre idée de ce qui les entoure. Un monde entier est étendu sous leurs yeux et ils n’ont pas même la décence de lui jeter un regard. Il est difficile pour toi d’imaginer une vie sans toutes ces étrangetés, c’est sans doute pour cela que tu as tendance à rire des humains. Née louve, née dans une vie impitoyable loin de l’insouciance de l’ignorance. Tu l’as plutôt bien vécu jusque-là, hein Snez ? Tu t’amuses à faire angoisser de jeunes omégas dans la rue. Tu devrais être fière de toi.

Tu n’éprouves pas la moindre crainte en la guidant dans la ville, même si l’instinct élémentaire de survie dicte que l’on ne tourne pas le dos à un potentiel agresseur. Sauf que… Agresseur ? Vraiment ? Tu doutes qu’elle puisse te faire beaucoup de mal. Elle n’est pas dans un milieu favorable à l’attaque alors autant en profiter, tout comme tu profites de ta guérison accélérée pour salir tes poumons à la clope. Goût âcre dans la bouche. Agréable. Observer la foule depuis la vitrine c’est agréable aussi. Certaines personnes flânent, prennent des photos. Ce sont de toute évidence des touristes. Ceux-là peuvent être très profitables quand il leur prend l’idée de se faire tatouer un truc local. Quels pigeons putain. Il y a les pressés qui ont mieux à faire que de traîner dans ces rues et que ça fait chier de devoir les traverser. Que tu les comprends. Ils y a les habitués du shopping, qui vont de magasin en magasin sans vraiment regarder le reste parce que depuis le temps ils commencent à connaître alors ils s’en foutent. Enfin il y a ceux qui ont bien un endroit où ils doivent se rendre. Que ce soit un rendez-vous, le boulot ou rentrer chez eux, ils sont en avance, pile à l’heure ou se foutent royalement de leur retard. Les écouteurs vissés dans les oreilles, parfois une cigarette à la main, ceux-ci sont intéressants. Tu aimes imaginer ce qu’ils peuvent écouter. And then you judge the shit out of their hypothetical music tastes. You jugdmental bitch. En bon seigneur tu offres la nourriture à ta compagne de déjeuner. « Yar lucky miss, Imma not hungry enough for lobster 'day. » Merci bien oui, tu ferais une sale tronche si elle commandait un putain de homard. Non pas que ton portefeuille ne puisse pas y survivre – encore une fois, tu ne paies pas de loyer, ça aide – mais ce serait gonflé de la part de la jeune de te vampiriser ainsi. Question de principes merde. Tu ricanes à sa remarque. Puis elle commande une tourte et un thé et tu te dis que c’est pas une mauvaise commande, pour sûr.

Tu lui poses une question simple, même si elle peut être considérée comme un peu piégeuse. En revanche l’usage du terme Sudiste n’est absolument pas péjoratif dans ta bouche. Les Etats-Unis tu n’y es jamais allée, tout ça ne vient que des films que tu as vus et ce n’est pas une moquerie, c’est simplement une façon de lui dire que tu as compris d’où elle vient. Elle ne répond pas. Le silence s’éternise et il est franchement plutôt gênant, tu commences à hausser un sourcil avant qu’elle se décide enfin à parler. Tu as cru qu’elle allait te snober, faire semblant de n’écouter que la vieille chanson dans le café. Tu l’aurais sacrément mal pris oui. « Happy ta see that ma slang does ringa bell ta someone here. Uh... It ain't easy ta explain...to spare details - ma sister got a job here so we moved. She used ta work up North and occasions ta see her were rare. So when she asked me ta come with her I gladly jumped on the opportunity. In fact I dropped high-school quite early so it was like getting another chance in a new town...see what I mean ? » Oh tu vois très bien ce qu’elle veut dire. Tu ne sais pas si son histoire est vraie. Tu n’as aucune raison de ne pas y croire. D’un autre côté, guère plus de raison de lui faire confiance. Alors tu la regardes pendant quelques secondes, analysant son histoire. Qu’elle ait lâché le lycée ne t’étonne pas vu son accent et sa façon de parler. Certes toi aussi tu parles parfois mal mais ce n’est pas ta langue native. Ceci dit elle pourrait être une actrice douée se faisant passer pour plus stupide qu’elle ne l’est. Tu en doutes mais aucune option n’est à éliminer. Dans ce monde de crocs, de couteaux et d’armes on ne peut être naïf. « « I see. Must’ve been hard to change countries like that. How’d you like Ireland ? How long have you been here ? » « Je vois. Ça a dû être galère de changer de pays comme ça. T’aimes bien l’Irlande ? T’es là depuis combien de temps ? » Pendant que tu demandes ces banalités le serveur vous apporte de quoi vous nourrir. Dieu merci. Tu prends une gorgée de ta bière et une bouchée de ton cheeseburger. Des saveurs amies sans le moindre doute. Je ne trouve pas ultra judicieux de boire avant de retourner tatouer des gens enfin, ce n’est pas ma vie. Tu poses tes coudes sur la table et poses une question comme si tu parlais du climat. « Is your sister also fond of full moons ? » « Elle aime bien les pleines lunes ta sœur aussi ? » Bien sûr tout le monde aura compris que tu ne parles pas d’une réelle appréciation de la chose mais surtout de pilosité subite.



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Nils Ward
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MessageSujet: Re: a wolf at the door + (nils)   Lun 21 Mar - 12:25


 
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()Sa question emplie l’atmosphère poussiéreuse de ce café faisant l’angle de la grande rue commerçante. Au dehors, cela se hâte - les journaux couvrent les caputs et le bruit étouffé des toiles cirées de parapluie meurt au claquement sec d’armatures qui se bloquent. Un nuancier se dessine dans la rue, de la monochromie du noir et du blanc aux plus audacieux assemblages de parapluie, il est plaisant d’observer la valse silencieuse des hydrophobes. Aimer les jours de pluie qui taisent la clameur des rues. Le clapotis régulier chasse les rires pour laisser un monde attentif, une nature contemplative de sa propre beauté. Là où la ville se tait sous l’eau versée du ciel la forêt murmure toujours - à s’émanciper de la mère nature les hommes ont bien perdu de leur héritage. La bête humaine à force de museler pulsions et instinct a rompu toute connexion avec le paradis des origines du monde. Soupirer doucement, ses doigts toujours appliqués à dissoudre le délicat nuage de lait de son thé. L’alliance d’odeurs, le pie et son thé fait gronder son estomac - le maigre petit-déjeuner de ce matin est depuis longtemps disparu et la sensation de faim se renforce lorsque le plus exquis des mets est à porté de bouche. Le silence est la compagne de cette contemplation presque religieuse de ce met. Bénédicité soufflé - les lippes s’effleurent et les mots s’échappent sans son. Le regard au-delà du réel, un temps consacré au spirituel. Le plus pragmatique des hommes la prendrait pour une folle et le plus raisonné pour une sotte. La religion n’est envisageable par la tête. Elle s’adresse au coeur et Pascal n’a pas tort, la raison ne peut s’expliquer les aléas de ce thumos d’infante. Prendre le temps de répondre après chaque question doit irriter la femme d’action qu’est Snezhana, Nils peut le ressentir au travers de tiques corporels très nettement marqué chez son interlocutrice. La bêta n’a rien a cacher, elle. Curieuse, la brune veut juste connaitre la nouvelle venue.

Nils doit sûrement passer pour une sotte, la tête bien vide au gout de cette nouvelle acquaintance. Cela, il faut s’y faire. Qu’elle pense bien ce qu’elle veut penser - le regret un jour la saisira si l’envie de s’opposer à la petite germe dans son esprit. Ce ne sera pas la première fois que la louve verra l’effroi lui dans les yeux d’une victimes convulsant sous ses crocs juste avant l’ultime râle. Observer les cordes de pluies, la vue des loups décelant de raffinés entrelacs d’eau se dessiner avant qu’ils ne s’écrasent au sol, noircissant toujours un peu plus le bitume. Sourire. « Dry. I’d rather chose a country that’s way warmer but I guess all this rain reminds me of tha southern swamps. It could’ve been better as it could’ve been worse so I try not ta mind and being choosy - guess it wowld be pretty rude tward ma sis’ choice. Oh, well, not for so long…I suppose it’s been almost two weeks we first stepped on the emerald island. » « Sec. J’aurais choisi un pays plus chaud mais quand j’y pense toute cette pluie me rappelle les marais du Sud. C’aurait pu être mieux comme c’aurait pu être pire alors j’essaye de ne pas trop y penser et de jouer la difficile : je pense que cela ne serait pas vraiment approprié vis à vis du choix de ma soeur. Oh, depuis peu….Cela doit faire presque deux semaines que nous avons fait nos premiers pas sur l’ile d’émeraude. » La phrase s’est construite au fil des pensées de Nils vis-à-vis de ces questions qu’elle serait la première à trouver trop intrusives en laissant parler son fort intérieur et pourtant elle joue ce jeu de l’honnête homme, de l’ingénue. Lui offrir le bon Dieu sans confession est bien là le sort d’une grande partie de ces visages qu’elle reconnait dans la masse d’humains qui passe devant elle chaque jour sans prendre le temps de la saluer. Si la beauté n’était mère de la tromperie et si la nature n’offrait pas à ses enfants les plus venimeux ses couleurs les plus vives alors Nils serait hideuse et terne. Vide. Un trou béant à l’emplacement de ce cœur vidé d’espoir, mais pas d’amour. La seule à voir derrière ce masque d’enfant, arraché depuis bien longtemps à ce visage quand les crocs se sont plantés pour la première fois dans cette chaire d’enfant, c’est Prim. Reconnaitre en Nils la bête féroce et sa volonté farouche de préserver ce qu’il y a de beau ici-bas. Au prix de la haine et du sang. Une question de plus. L’un des sourcils de la louve s’arque légèrement un sourire à peine amusé se dessine sur la seconde blague vaseuse à l’égard de leur condition que profère la brune.

Boire une gorgée de son thé et laisser un soupire de satisfaction s’échapper en voyant qu’il était parfaitement équilibré. Admettre que des années de colonisation anglaise n’avait pas ôté à l’Irlande les qualités de leurs envahisseurs. Reposer avec délicatesse la tasse et fendre avec sa fourchette la tourte ses aromates emplissant l’air d’une odeur de viande bouillie et de bière. « I guess not that much as I am - she knows about us but she’s not one of our own. Look you do not really have ta play on words here, no one gives a fuck about what we’re sayin’. In fact, if so, I don’t think using tha world “full moon“ is the wisest choice. » « Je suppose pas autant que je le suis - elle sait pour nous mais elle n’est pas l’une des nôtres. Tu n’as pas besoin de jouer sur les mots ici, tout le monde s’en branle de ce que l’on peut dire. En fait, si c’est le cas, je ne pense pas qu’utiliser le mot pleine lune est des plus sages. » Lui offrir un sourire légèrement amusé par la situation, prendre une bouché de sa tourte et savourer lentement en ressentant la sauce brûlante couler dans sa trachée. Il est un peu à son tour de poser des questions. Toujours avec beaucoup de précautions et de déférence. « Since when you and your pack wander in Ireland ? I must be a foreigner but I sure do recognize another one when she’s buyin’ me something ta eat. Moreover Snezhana sounds more like an East Country name rather than an irish one. Am I wrong miss ? » « Depuis quand toi et ta meute errez-vous en Irlande ? Je suis peut-être une étrangère mais je sais en reconnaitre une autre quand celle-ci m’offre un repas. Par ailleurs, Snezhana sonne plus comme un prénom de l’Est plutôt qu’un prénom irlandais. Je me trompe mademoiselle ? » Prendre le temps de la jauger, observer une fois de plus par la fenêtre tandis que son thé et sa tourte refroidisse dangereusement.  

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Snezhana Volkov
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MessageSujet: Re: a wolf at the door + (nils)   Mar 5 Avr - 7:07



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Ce n’est pas souvent que tu croises quelqu’un dans la rue et décides de payer le repas à cet inconnu. Ce n’est pas souvent qu’on croise une jeune blues-girl aux tendances lupines qui vient tout droit du pays des étranges sorciers de l’Amérique. Peut-être que cette étrange rencontre méritait bien cela. Et puis tu es plutôt du genre à te faire offrir les choses, il faut inverser la balance parfois. Est-ce que c’est un jour de bonnes dispositions ou de mauvaises dispositions que tu essaies d’améliorer ? Tu ne saurais guère dire. Tout ce que tu espères en cet instant présent c’est que ce hamburger sera suffisant à satisfaire ta faim pré-lunaire. Tu te sens un estomac comme une grotte, aussi grande que le monde, peut-être était-ce dans ton ventre qu’ils avaient trouvé des dinosaures au centre de la Terre. Bien sûr tu as des questions à poser à la jeune femme auxquelles tu veux des réponses mais durant ces quelques premières bouchées elles n’ont pas la moindre importance. Comme tout animal, tu aspires à te sustenter. C’est pour ça que la réponse te surprend presque, tu ne l’attendais plus, tu étais ailleurs, dans ton paradis gustatif. « Dry. I’d rather chose a country that’s way warmer but I guess all this rain reminds me of tha southern swamps. It could’ve been better as it could’ve been worse so I try not ta mind and being choosy - guess it wowld be pretty rude tward ma sis’ choice. Oh, well, not for so long…I suppose it’s been almost two weeks we first stepped on the emerald island. » Elle semble assez soumise envers cette sœur que tu n’as pas vue. Bien sûr ce n’est qu’une première impression basée sur un simple sentiment à l’écouter mentionner la mystérieuse femme mais ces impressions se révèlent bien souvent plus vraies qu’on ne l’attendrait. Tu as bien sûr fait attention à l’humidité du pays mais la température aurait difficilement pu te déranger, toi qui viens d’une ville où les vingt-cinq degrés ne sont presque jamais dépassés et les moins dix degrés bien souvent atteints. Enfin, le climat doit être bien différent dans sa contrée, on ne peut guère lui en vouloir, elle s’adaptera. Après tout, elle dit bien n’être ici que depuis deux semaines. Inutile de préciser que c’est peu. Fort peu. Ça explique bien pourquoi sa tronche et son odeur ne te disent rien. « You’ll get used to it. You’d have more trouble adjusting to Vladivostok. » « Tu t’habitueras. T’aurais plus de mal à t’habituer à Vladivostok. » Yeah, no kidding Sherlock. Je suis pas sûre qu’elle ait l’intention d’aller se paumer dans ta patrie de damnés de toute façon vois-tu. Elle vient déjà d’arriver ici, ça doit la changer suffisamment pour un bon moment, elle a pas une tronche de globe-trotteur.

Tes intentions sont de faire complètement intrusion dans la vie de l’étrangère qui n’en a sans doute guère envie dans le but de déterminer si oui ou non elle peut être une épine dans la patte de ta meute. C’est important, c’est comme ça, tant pis si ça ne lui plaît pas, toi tu agis dans l’intérêt des siens, qu’elle se sente offusquée t’importe peu. Elle peut, bien sûr, ne pas répondre, c’est son droit, mais tu t’en méfieras bien plus que si elle t’offre des éléments sans importance sur un plateau. C’est un peu con mais c’est comme ça. Elle t’informe que sa sœur est humaine et te fait remarquer le manque de subtilité de ton langage. « Yeah well maybe you don’t give a fuck but I live here, people know me. If i’m constantly talking about werewolves, sacrifices and sorcerers, they’re gonna start either thinking I’m mad or thinking there’s some truth to my words. Not good for me. Especially with all the hunters around here and especially after last months. So Imma stick to my little things, even though they aren’t worth a dime. » « Ouais, peut-être que tu t’en fous mais je vis ici moi, les gens me connaissent. Si je passe mon temps à parler de loups garous, sacrifices et sorciers ils vont commencer à penser que je suis soit folle soit qu’il y a du vrai dans ce que je raconte. Pas très bon pour moi. Surtout avec tous les chasseurs du coin et surtout après le mois dernier. Alors je vais garder mes métaphores à deux balles. » C’est vrai quoi, elle vient d’arriver, personne ne l’a jamais vue, elle a un accent voudou et elle joue de la guitare dans la rue. Tout le monde s’en fout si elle parle de loups garous, ils se diront juste que c’est une fille de rue bizarre en plus. Toi, un peu moins. Ton but dans ta réponse n’était pas d’être agressive, tu l’as néanmoins été dans tes mots. Il arrive que tu ne le fasses pas exprès oui, c’est toute cette méchanceté en toi qui se glisse dans chaque parole.

« Since when you and your pack wander in Ireland ? I must be a foreigner but I sure do recognize another one when she’s buyin’ me something ta eat. Moreover Snezhana sounds more like an East Country name rather than an irish one. Am I wrong miss ? » Ah ça, ton accent est loin d’être authentique. Ton nom non plus mais comment le sait-elle ? Un flash te vient de lorsque tu es sortie de la boutique et que l’employée t’a souhaité un bon appétit en prononçant ton nom. C’est peut-être ça. Mais elle était en train de chanter. Tout cela est relativement suspicieux il faut bien l’avouer. « My pack’s been here for a while, I joined it when I arrived here ten years ago. They’re Japanese. I’m half Japanese half Russian, from Vladivostok. My original pack never came, although I’ve heard some of them might be joining me now. » « Ma meute est là depuis longtemps, je l’ai rejointe quand je suis arrivée il y a dix ans. Ils sont japonais. Je suis mi japonaise mi russe, de Vladivostok. Ma meute d’origine n’est pas venue, même si j’ai entendu dire qu’il y en a qui pourraient me rejoindre. » Ah ta famille… Tu exposes toutes ces informations dans l’espoir qu’elles pousseront la jeune femme à s’ouvrir un peu plus, après tout rien de ce que tu dis ne peut s’avérer dangereux pour toi. «  But I never told you my name. I don’t even know yours. And I don’t know if you have the intention of joining a pack here. Lone wolves are rare. » « Mais j’tai jamais dit mon nom. Je connais même pas le tien. Et je sais pas non plus si tu as l’intention de rejoindre une meute ici. Les loups solitaires sont rares. » Pas tant que ça ici, parce qu’il y a beaucoup de jeunes et je suppose qu’ils sont tous dans leur période rebelle parce qu’un nombre impressionnant d’entre eux se la joue solo, mystérieux et tragiquement seul loin de la meute.



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MessageSujet: Re: a wolf at the door + (nils)   Dim 17 Avr - 23:29


 
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() Un rictus victorieux arque les lèvres de la louve. A peine perceptible et pourtant déjà trop présent. Oui, forcément. Elle vient de l’Est. Vladivostok. Passer son nez dans les livres ou a regarder des séries ne comblent pas les terribles lacunes que lui ont laissés plusieurs années sur les bancs de l’école…buissonnière, c’est entendu. Deviner par son ton que cela doit être là d’ou elle vient et que le temps ne doit guère se montrer clément envers ses habitants. Prendre quelques minutes pour lire les aspérités de la météo se dévoiler aux travers de son visage. Aussi rude que le climat. Aussi brut que le relief de la toundra désertique où le tonnerre tonne au printemps impétueux. L’homme en lutte perpétuelle face à la nature.  Se souvenir de ces après-midi passer, l’enfant dans ses bras à regard ces documentaires de National Geography, ses préférés.

La gorge blanche se serre alors que le souvenir imprègne son esprit et détourne quelques minutes  son attention de cette nouvelle connaissance. Les doigts se resserrent inconsciemment sur la tasse de thé. Pour trouver un appui. La tête tourne. Nausée. Pourtant seule le vide peut se lire au cœur des ses prunelles pâles. C’est ce à quoi doit donc ressemble ceux qui ôtent la vie…le vide. Une lettre sépare l’être du non-être. Tuer c’est devenir négationniste. C’est soustraire au lieu d’ajouter. L’éclat vivace et flamboyant est terne aujourd’hui. C’est une peste qui gangrène le cœur. Il voile la face d’un substrat assimilable à une pilule du bonheur qu’Huxley nomme Soma. Freud parle lui de déni…de ça de ci…de moi et de surmoi…Mettre des mots sur les maux de l’humanité lâcher par la femme…et souvent femme varie. Retenir le sourire carnassier se dessinant à ce fil de pensées délirantes. Chacun sa manière de tenir dans ce monde de fou. Les paroles qui suivent font étrangement échos à ce train d’idées absconses. Son agacement visible lui paraît bien futile. Aussi Snezhana ne connaît guère Nils Ward, la placide. L’enfant qui n’a jamais un mot au dessus de l’autre…La colère est un sentiment qu’elle ne connaît plus. C’est brasser beaucoup d’air pour des choses que n’en valent jamais vraiment la peine…car quand le monde devient obscur à la raison, l’absurdité même de ce sentiment plonge l’être dans une certaine forme de neurasthénie…encore la compagnie du viennois préfère parler de sociopathie légère ou de trauma ou bien les deux…qui dit mieux mesdames et messieurs ?

Hésiter entre l’aspect pathétique ou risible de sa défense…non plutôt détendre cette louve mal lunée. « We’re all mad here. » « Nous sommes tous fous ici » Se trouver très inspirée sur ce coup là tandis qu’elle remue le thé dans sa tasse avec la petite cuillère prévue à cet effet, un demi-sourire sur les lèvres – auto-satisfaite. C’est à cause de ce genre de comportement qu’elle risque bien un jour de se faire refaire le portrait…et alors ? Nils le mérite. L’évocation des chasseurs éveille l’intérêt de la brune, relavant la tête de sa contemplation soudaine pour le service en porcelaine bon marché du café. « Oh, hunters ? last months ? Tell me more about all of that…please ? » « Oh, des chasseurs ? ces derniers mois ? Dites m’en plus à propos de tout cela…s’il-vous-plait ? » Boire une gorgée. Savourée l’arôme délicat glissé le long de sa gorge, dans sa trachée, se perdre dans les abysses viscérales. Montrer que son venin ne l’impressionne guère. Que le diable déguisée en femme qu’elle est essuie sa bave d’un revers de manche. Et surtout qu’elle n’en a rien a faire d’être aboyée dessus. Cela ne change guère rien à son train de vie. Cela ne provoque même pas un haussement d’épaules. Rien de tout cela. C’est drôle comme les places peuvent avec autant de facilité s’inverser. Désormais elle parle et Nils pose ses questions. L’air de rien. La gosse est parfois plus fine qu’il n’y paraît. Toujours se méfier de l’innocence.

Elle parle et Nils écoute bien attentivement. Enregistre pour le noter dans quelques heures et faire un rapport à Prim si elle n’a pas encore été emportée par un énième délirium tremens. Moitié russe Moitié japonaise. La toundra réapparait glorieusement. Heureuse de bien se figurer le monde malgré ses lacunes. Pourquoi lui dévoile-t-elle tous ces détails. Peut-être parce que loup-garou signifient fraternité ? La fraternité dans quoi ? Cette putain de malédiction…quelle blague. Pourtant elle ironise. Mais Nils sait bien que se retourner contre les siens fut une abomination. Le lien est certes coupé mais l’horreur ne s’endors jamais, ne prends jamais de pause. Laisse Nils seule à poil face à son reflet avec son dégout d’elle-même. Sortir de ses pensées face à son invective a propos de son prénom. Hausser les épaules. « Ya know ain’t hard ta discover tha name of a misses somebody who kindly let ya play guiter in front of her tattoo parlour…very sweet of ya I woulda add ta that – thanksa lot. » «  Tsais c’est pas bien compliqué de découvrir le nom de la madame tout le monde qui vous laisse gentiment jouer devant son salon de tatouage…vraiment adorable de vote’part jvoudrai ajouter – merci beaucoup. »

Son sourire se meurt quand Snezhana poursuit. Se tendre quelque peu. Déglutir lentement son regard ne quittant pas celui de Snezhana. Duel inconscient. « My name is Nils miss and no I won’t…I don’t do packs. Ma only family is ma sister. Blood bond above all. » «  Mon nom est Nils mademoiselle et ne je ne le ferai pas…Je ne fais pas dans les meutes.  Ma seule famille c’est ma sœur. Les liens du sang avant tout autre chose. » C’est simple, neutre, expéditif. Pas besoin de s’épancher plus sur la question. Et puis Nils ne ment pas tout à fait… non ?
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