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 Quand le chat n'est pas là... Ft Artem Volkov

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Yu Lan Mao
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Yu Lan Mao
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MessageSujet: Quand le chat n'est pas là... Ft Artem Volkov   Quand le chat n'est pas là... Ft Artem Volkov EmptyDim 8 Mai - 11:53



Yu Lan observe son reflet dans le petit miroir de poche posé au creux de sa main. D’un ongle elle vient avec soin et sans doute un peu de maniaquerie replacer un peu de poudre qui avait glissé de sa paupière trop près de ses longs cils. Un regard pour le rouge vermeille qui colorait ses lèvres plus tard la chinoise referme finalement le petit miroir dans un petit bruit métallique distinctif. L’objet retrouve le fond de son sac et tandis que les portes du commissariat s’ouvre sur quelques personnes qui en sortait, elle s’y glisse, pas mécontente de ne pas être obligée de poser ses mains sur les battants qu’une foule douteuse avait déjà dû toucher en masse.

Arrivée depuis peu, et même depuis encore moins de temps que ce que ça semblait sous-entendre, Yu Lan s’était à peine présenté au commissariat pour établir ses fonctions et la raison de sa présence. Ce lieu, elle n’aurait pas à le fréquenter trop souvent et compte tenu du bruit, de l’agitation et de l’odeur, ce n’était pas si mal. Bon, elle n’allait pas être ingrate : niveau odeur ce n’était pas la police Irlandaise qu’il fallait remettre en cause mais la population incarcérée ou sur le point de l’être qui s’y trouvait. Des relents d’alcool, de tabac froid, de sueur… Yu Lan porte brièvement sa main à son nez comme pour s’épargner un nouvel effluve ou l’atténuer le temps que son odorat s’y habitue un tant soit peu.

Il est rapidement évident pour elle que Jiang Li n’est pas là et dieu seul savait où il avait encore été traîner les pieds. Elle avait le sentiment de devoir toujours lui courir après tant il semblait faire de gros efforts pour ne jamais être là où elle pouvait aller le chercher. C’était dommage, elle avait un peu compté sur l’heure du midi qu’il était pour l’inviter à déjeuner. Il aurait refusé, elle aurait insisté, il aurait campé sur ses positions et après une joute verbale ennuyeuse il aurait fait semblant d’avoir faim et envie d’un repas gratuit pour lui céder. La routine quoi. Enfin là son plan tombait doucement mais sûrement à l’eau. Quel petit ingrat. Elle tenait vraiment à ce qu’il lui fasse un minimum visiter l’endroit en plus.

On s’approche d’elle pour lui demander en quoi on pouvait l’aider… Et Yu Lan a un sourire rapide pour l’homme qui s’était approché, lui donnant le nom de Jiang Li en le saluant respectueusement. Comme prévu on lui annonce qu’il n’est pas là… Mais que « Le lieutenant Volkov » saura peut être où le trouver. Yu Lan se laisse guider parce qu’au pire elle préférait attendre le chasseur dans un bureau plus à l’écart qu’au milieu des ivrognes ou des petites frappes.

C’est ainsi qu’on la fait entrer dans un bureau pas grand mais très « typique » selon elle. Son regard ne s’attarde néanmoins pas sur le mobilier, se posant davantage sur l’homme en face d’elle. Elle savait qu’elle n’était pas très imposante avec son mètre soixante-huit et ses cinquante kilos… Mais cet homme là ne l’était pas beaucoup non plus ! En effet il était à peine plus grand qu’elle et guère très épais. Toutefois il avait un charme très « british » qui démentait presque l’ascendance slave de son nom. Yu Lan a un sourire pour l’homme, attendant qu’on les laisse seuls et lorsque c’est le cas elle vient lui tendre la main, conscience des coutumes de présentation.

« Mademoiselle Mao. »

Et puisqu’elle n’avait pas encore prit le temps de le faire officiellement, elle sort de son sac un document officiel qu’elle tend à l’homme de loi, expliquant sommairement :

« Je suis envoyée par mon pays et son ambassade à Dublin pour superviser l’affaire des touristes chinois. M’assurer qu’elle ne tombe pas inutilement dans l’oubli. »

Elle bat des cils, observant les yeux bruns comme si elle avait cherché à le transpercer pour lire un peu dans sa tête !

« L’officier qui m’a accompagné ici m’a dit que vous étiez proche de Jiang Li Zhao. »

Ok, il ne l’avait pas dit comme ça du tout. Mais elle s’amusait beaucoup d’imaginer Jiang Li obligé de faire équipe, lui qui n’était certainement pas doué pour ça !

« En réalité j’espérais le voir pour déjeuner. »

Peut être savait-il effectivement où trouver cette petite teigne ! Au pire des cas, cette rencontre promettait de lui fournir de quoi avoir une conversation potentiellement très agaçante avec son homologue chasseur… !


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Artem Volkov
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Artem Volkov
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MessageSujet: Re: Quand le chat n'est pas là... Ft Artem Volkov   Quand le chat n'est pas là... Ft Artem Volkov EmptyDim 8 Mai - 12:33

... les souris dansent

 
J'avais passé la nuit sur un dossier à propos de criminels russes, et la journée avait vu le soleil se lever en même temps que mon espoir de dormir au moins une couple d'heures. Les yeux cernés, mais le regard dur, j'examinais encore les feuillets alors que ma vue se brouillait. Je sortis ma paire de lunettes qui me faisait horreur - un lycan à lunettes, et puis quoi encore ? Pourtant, alors que la migraine dû à ma nuit blanche faisait surface comme un requin dans un aquarium, je remerciais la visibilité qu'elles m'offraient, ces deux branches de plastique aux verres salvateurs. Je passais une main dans mes cheveux et m'octroyais une pause air frais et whisky. Bien entendu, personne ne savait que je cachais une flasque de cet alcool ici. J'ouvris la fenêtre sur l'air frais, et réalisais que la matinée était bien plus avancée que prévu. J'ordonnais à un subordonnée d'aller me chercher un café et de quoi déjeuner, ce que l'on fit rapidement, peut-être grâce à la dévotion que j'offrais au commissariat. Peu, parmi mes confrères, auraient offerts leurs nuits à la résolution d'une affaire, aussi importante soit-elle. J'étais accoudé à une fenêtre, songeant au problème qui me préoccupait. L'air frais faisait passer la fatigue qui alourdissait mes traits, mais je savais que la pleine lune ne serait plus très longue, et la force du loup m'aidait à tenir le coup. A la manière d'une âme soeur, camouflée tout au fond de moi, qui m'aurait soutenu sans réserve. Le loup était une partie de moi-même que je chérissais, quand la partie humaine n'avait que mépris. Pourtant, c'était dans cette dernière que je menais ma vie, et que j'étais chef d'une équipe, et non sous forme de bête à poils. Le problème était épineux, et je résolus de le délaisser pour me concentrer sur ce qui était réellement important. Je ne sursautai pas en entendant toquer, car j'avais cru sentir qu'on approchait, et après un ordre d'entrer, un policier de l'accueil laissa entrer une jeune femme, typée asiatique. Elle dégageait un charme certain, et elle avait l'air d'une jolie poupée déterminée. Son savant maquillage mettait en valeur ses traits délicats. Je posais sur elle mon regard noir comme la nuit, surpris : que pouvait-elle me vouloir ? Je ne fis même pas le lien avec Jiang Li ; Glencullen ne connaissait pas énormément d'afflux de personnes asiatiques, et dans une autre occasion, peut-être me serai-je laissé à imaginer qu'elle était sa petite amie. Mais la fatigue m'empêchait de mettre les rouages en place. J'allais lui demander ce que je pouvais faire pour elle d'un ton poli, mais elle me devança, d'une voix indéniablement musicale.

Je pris d'une main sûre les papiers et y jetai un regard ; ils avaient l'air tout ce qu'il y avait d'officiel. Discrètement, et presque inconsciemment, je reniflai son odeur pour mettre sur ce visage une étiquette olfactive. Habitude de loup. « Je vois. Hé bien, mademoiselle Mao, enchanté, je suis le lieutenant Volkov. » Je l'observais une seconde avant d'ajouter avec un léger sourire acéré : « Je puis vous assurer que si ma présence ici est de m'occuper des affaires russes, je n'oublie pas les affaires chinoises. » Ce n'était pas pour bien me faire voir. Juste, une espèce de lien : nous étions des étrangers sur cette terre écossaise, et nous étions venu pour notre patrie, pour nos confrères patriotes. Chinois, Russes. Sa phrase me fit cesser de sourire, et malgré moi, j'eus un froncement de sourcil équivoque : proches ?! Je retins un grognement et toussotai, à la fois gêné et énervé. « On ne peut pas exactement user de ce terme. Proches ... » Je secouai la tête, comme face à la bêtise d'un petit enfant. Qui pouvait avoir dit une chose pareille ? Je n'étais pas proche de ce fichu chinois ! Nous passions notre temps à nous invectiver, à nous injurier. Nous nous tapions sur le système. Et pourtant ... Non. Je refusais de laisser mes pensées dériver de la sorte. Je plantai mon regard sur Mademoiselle Mao, ne souhaitant pas continuer sur cette pente. Elle exprima enfin le but de sa venue, et je fus soulagé : j'avais crains qu'elle ne soit là pour me faire un quelconque reproche, au sujet de je ne savais quel prétexte. Le soulagement devait se lire sur mes traits, et je me détournais pour retourner à ma fenêtre grande ouverte, m'y adossant pour continuer de l'observer. Lui tourner le dos aurait été impoli.

« Il n'est pas au commissariat aujourd'hui ; il semblerait que notre supérieur l'ait envoyé sur une affaire qui requérait immédiatement son intervention. Vous me voyez navré de vous dire qu'il est absent. » Je clignais des yeux vers elle, et alors que je sortais un paquet de cigarette, je le lui tendis. « Vous en voulez une ? La fumée ne vous gêne pas, au moins ? » Quel contraste saisissant aurait pu intercepter Jiang Li, en me voyant me comporter si poliment avec la demoiselle ! Hélas, il semblait que nous soyons embourbés dans une situation embarrassante, car si la demoiselle ne m'inspirait qu'une sympathie polie, je n'avais nulle idée de sa véritable nature. « Si je puis me permettre, vous êtes collègues, amis ? Avec Ziang Li. » Je prononçais son nom avec une délicatesse étrange, comme si j'avais une perle sur la langue. J'avais un mélange d'accent japonais et russe, le tout dans un anglais serein. J'espérais presque réussir à extorquer à la jeune femme des histoires dont je pourrais user sur ce petit arrogant de Ziang Li.

 
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MessageSujet: Re: Quand le chat n'est pas là... Ft Artem Volkov   Quand le chat n'est pas là... Ft Artem Volkov EmptyDim 8 Mai - 13:04



Visiblement la nuit avait dût être difficile pour ce « lieutenant Volkov ». Il avait le teint légèrement crayeux de ceux qui ne voient pas forcément assez la lumière du jour et qui ont passé trop d’heure à veiller. Peut être quelques cernes qui commençaient à lui agrandir le visage et de petites ridules de fatigue. Pourtant il semblait également très solide sur ses pieds et être une sorte de force de la nature c’était une chose que Yu Lan respectait de base. Il trimbalait avec lui une petite odeur de tabac froid de vieil alcool, un peu comme le bâtiment dans lequel il s’était enfermé pour –probablement- la journée. Par chance, ces odeurs ainsi que celle par chance plus légère de transpiration et de renfermé s’évadaient d’elles-mêmes par une fenêtre qu’il avait eu le bon goût d’ouvrir.

Les présentations sont ainsi faites et face à son anglais académique où perçait quelques intonations on ne peut plus asiatiques se dressait l’accent très particulier de l’homme en face d’elle. Oui elle y reconnaissait cet accent slave qu’elle avait déjà entendu en terres rouges… Mais il y avait un « je ne sais quoi » d’autre qu’elle ne pouvait déterminer. Peut être que ce n’était que le vestige d’un patois particulier, au fond. Sa poigne avait en tout cas été solide et ferme, trahissant son éveil encore bien présent malgré la fatigue évidente qui se peignait sur ses traits.

Quoi qu’il en soit, si Jiang Li et elle représentaient les forces chinoises, Volkov tenait plutôt son bout du côté des russes, à l’entendre. Peut être qu’une petite partie d’elle s’était demandée si tout comme eux ses raisons d’être là étaient plus officieuses qu’elles n’y paraissaient mais la question ne se posait pas.

« Je compte sur Jiang Li pour vous les rappeler, le cas échéant. »

Son amusement n’est ensuite que grandissant bien qu’elle garde son sourire poli et formel, tandis que Volkov bougonne un peu sur le terme « proche » qui avait été utilisé. Visiblement, elle avait à faire à un homme qui avait des compétences sociales très proches de celle de Jiang Li ! Ce devait être épique que de les avoir dans la même pièce et si elle regrettait l’absence du chinois, elle se félicitait en revanche d’avoir rencontré ce russe là.

« Je peux demander d’où vous venez en Russie ? J’ai eu l’occasion de visiter votre pays quelques fois, j’ai été très séduite. »

Avec un passeport diplomatique, Yu Lan n’avait pas besoin de donner d’explication à propos de ses déplacements fréquents, peu importe où. Il s’éloigne un peu et Yu Lan s’approche d’une chaise près du bureau, demandant d’un regard si elle était autorisée à prendre place. Elle le désirait moins par soucis de se tenir debout que parce que c’était une façon comme une autre de dire avec subtilité qu’elle souhaitait rester bavarder un peu.

Le lieutenant à quelques mots à propos de l’absence de Jiang Li… Et elle acquiesce simplement, se renseignant de fait :

« Je peux l’attendre ici ? A moins qu’il possède un bureau ? »

Mais d’ajouter, avec une flatterie polie et très étudiée :

« Je me permet d’en douter puisqu’il est évident que vous êtes d’un grade supérieur au sien. »

S’il l’entendait, Jiang Li serait sûrement en train de bouillir en se retenant dieu seul sait comment de ne pas hurler. Il avait cette sorte de complexe d’infériorité comme ça ! Mais Yu Lan ne lui avait jamais laissé entendre qu’elle sous-estimait ses compétences, se contentant d’être parfois discrète sur le sujet pour que son orgueil ne passe pas un cap auquel lui-même ne se serait peut être pas attendu. C’était un « bon garçon » qui avait oublié qu’il en était un malheureusement.

Yu Lan lève une main pour refuser la cigarette offerte, hochant légèrement la tête de gauche à droite. Quant à la fumée :

« Avec la fenêtre ouverte ce sera correcte. »

Donc oui : la fumée l’indisposait. Mais elle savait vivre et surtout : elle savait laisser aux autres un peu d’air. En tout cas lorsqu’elle le voulait bien ! Parce que Yu Lan pouvait bien parler de Jiang Li… Elle savait qu’elle avait elle-même ses travers et qu’elle pouvait atteindre des sommets de pénibilité.

Une question personnelle… Et un sourire plus chaleureux étire ses lèvres un instant. La question l’avait surprise en réalité. Il lui avait semblé logique qu’on eu pensé que Jiang Li et elle étaient, tout au plus, des collègues. Mais la question semblait avoir son intérêt pour le lieutenant et très joueuse sur les mots, pour ne pas dire un brin manipulatrice, Yu Lan déclare d’abord :

« Sa femme. C'est une aubaine de pouvoir travailler ensemble pour une fois. »

Il y a un blanc… Avant que son sourire ne se mue en quelque chose de plus narquois.

« Vous n’êtes pas obligé de me croire. Peut être même que vous auriez tort de le faire. »

Mais elle allait le laisser mijoter à savoir si elle avait dit la vérité ou si elle avait simplement plaisanté. Elle trouvait plutôt amusant de jouer d’ambiguïté sur une relation qui n’en possédait en réalité aucune. Ou alors, la seule ambiguïté tenait davantage au lieu presque mère et fils qu'ils semblaient parfois avoir, sous le couvert des chamailleries.

« Alors et vous ? Simples collègues ? Amis ? »


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MessageSujet: Re: Quand le chat n'est pas là... Ft Artem Volkov   Quand le chat n'est pas là... Ft Artem Volkov EmptyDim 8 Mai - 13:40

... les souris dansent

 
Malgré toute la fatigue du monde, rien ne m'aurait fait détourner les yeux de mon devoir. Rien ne m'aurait empêché de me tenir debout, droit comme un I. La nature du loup, implacable comme la tempête ou l'orage, de ce genre de choses qu'on ne peut dévier ou deviner, et simplement attendre son impulsivité, son côté imprévisible. C'est ainsi que je faisais face à la jeune femme, peut-être un peu pâle, les traits sûrement tirés, mais éveillé et sûr de moi. J'avais déjà vu bien pire qu'une nuit blanche, et au moins ne m'étais-je pas saoulé. Le vent frais auraient fait frémir des rideaux si il y en avait ; il permettait d'effacer les relents de renfermé et de cigarette froide, et rafraîchissait la température de la pièce tout en offrant une cascade de lumière sur le parquet tâché ici et là. J'eus un petit sourire, sans douter que Jiang Li serait bel et bien là pour me remuer le couteau dans le ventre si j'oubliais de mettre autant de zèle à traiter l'affaire des touristes chinois que celle des criminels russes.

Mes grognements agacés semblèrent l'amuser, et j'eus le plaisir de voir l'étincelle d'amusement dans son regard, avant qu'elle ne me questionne, ce qui me surprit. Mais en lui permettant poliment de s'asseoir, j'acceptais à la fois sa présence et ses interrogations. Je n'étais pas très doué avec les autres, avec mon franc parler un peu brutal, ma violence sous-cutanée et mes manières peu régulières, mais je savais au moins encore accueillir une jeune femme au commissariat. « Vladivostok. C'est une ville près de la mer, à l'Est de la Russie » fis-je, avant d'ajouter d'un ton curieux : « Qu'avez-vous donc visité, en Russie ? » Une autre question, sur laquelle je restai muet, me traversa : savait-elle parler Russe ? J'aimais parfois, avec ma jeune soeur Snezhana, parler russe quand personne ne pouvait comprendre, à propos de sujets connus de nous seuls. Je notais mentalement de ne jamais user de cette tactique près de miss Mao. Pas un seul instant je ne doutais de la véracité des propos de la jeune femme, et après tout, selon les papiers, elle était capable de visiter bien d'autres pays.

« Oui, bien sûr, vous pouvez l'attendre ici » répondis-je un peu trop rapidement, comme pour balayer le compliment. Touché : elle flattait mon égo de leader, et c'était exactement où appuyer pour me faire faire le beau. J'eus un petit sourire gêné, conscient qu'elle n'avait dit cela que pour être gentille ou polie. Mais Jiang Li avait son propre bureau, et nous étions sur la même branche hiérarchique, hélas. Pourtant, je ne réfutais rien, la laissant croire ce qu'elle voulait. Une voix en moi s'éleva : tu vas devoir faire la conversation, mais il ne rentrera pas avant tu ne sais quand. Es-tu prêt à délaisser ton travail autant de temps ? Bah, elle se lasserait de moi plus vite que je ne m’ennuierai d'elle, supposais-je.

De façon civilisée, je range donc mon paquet, gardant pourtant la cigarette aux lèvres. Je joue avec le tube de tabac, le faisant rouler entre mes lèvres, pensivement, en ajoutant : « Je peux attendre. » Voilà que je m'embarrassais de bien des manières, ce qui était peu habituel. Peut-être voulais-je la mettre sur de bons rails pour qu'elle me parle de Jiang Li. Le paquet fut rapidement remis dans la poche d'un jean vaguement froissé. Mais je ne pouvais rester silencieux quand un probable puits d'information, aussi joli soit-il, se trouvait devant moi. Sa femme. La soudaine tension qui crispa chacun de mes muscles aurait été visible par un aveugle. Mon regard se durcit l'espace d'une seconde, tout en observant la jeune femme. Ce que j'aurai pu imaginer, étant plus réveillé, me sautait à la figure, et j'eus une facilité déconcertante à figurer cette jeune femme déterminée aux côtés de Jiang Li. Ils font un joli couple, non ? souffla une voix insidieuse dans mon crâne. Puis, reprenant le dessus sur l'instinct du loup qui se tapissait en moi, tournant sur lui-même, comme un être en cage, grondant et gémissant devant la foule de sentiments qui m'assaillait, je repris contenance et souris. J'avais attrapé ma cigarette d'une main, pour la faire rouler entre mes doigts avec dextérité, et cela cachait le bouillonnement en moi. Je n'avais rien dit - il n'y avait rien à dire. Jusqu'à ce qu'elle brouille la piste, me laissant pantelant et perplexe.

Elle s'appelle Mao. Lui, Zhao. Ils n'ont pas le même nom de famille. Mentait-elle pour s'amuser ? Que lui avait dit l'autre idiot ? « Je ne vois aucune raison de mettre en doute la véracité de vos dires, à moins que vous ne souhaitez m'avouer avoir menti ? Mais porter des affabulations sur un domaine aussi privé, pour quelle raison feriez-vous cela ? » Le ton était innocent. Si elle voulait jouer, j'avais quelques cartes également. Sondait-elle le terrain pour Jiang Li ? Ou essayait-elle de voir où cela l'amenait ? Je décidai soudain que je me fichais qu'elle soit la femme de Ziang Li ou non. Elle avait avivé mon intérêt avec ces simples mots. Mon regard étincelait. La question qu'elle me retourna ne me fit pas flancher, et peut-être m'y attendais-je. « Apparemment nous sommes proches. » Je glissais cette plaisanterie avec un sourire de gamin, espiègle, avant de revenir là-dessus. « On travaille ensemble, sur certains dossiers. Cala fait-il de nous des collègues ? Aucune idée. » J'avais volontairement délaissé le côté intime de la chose, de nos disputes : devait-elle vraiment le savoir, ou le savait-elle déjà ?

« Est-ce que vous vous connaissez depuis longtemps, vous et lui ? Je suppose que vous êtes arrivés en même temps, surtout si vous travaillez ensemble. » Ziang Li ne m'avait jamais parlé d'elle, avait-il eu une raison de la garder juste pour lui ? Une écharde de jalousie entaillait mon être, ridiculement, et je la chassais du bout de la truffe. « Vous avez, en tout cas, bien du courage de le supporter » fis-je d'une voix atone, mais non dénuée de malice. Une espèce de sourire complice, comme deux êtres qui ont fait la guerre. Supporter Ziang Li, c'était un peu comme devoir s'occuper d'une bombe. Impulsif, il n'en faisait qu'à sa tête, et je songeais que Miss Mao saurait sûrement ce à quoi je faisais allusion. Je trouvais cette femme étonnamment sympathique, et si j'avais cru que faire la conversation avec elle serait fastidieux, il n'en était rien.

 
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MessageSujet: Re: Quand le chat n'est pas là... Ft Artem Volkov   Quand le chat n'est pas là... Ft Artem Volkov EmptyDim 8 Mai - 15:00



Yu Lan acquiesce, voyant bien où se situait Vladivostok. S’aurait put être une érudition quelconque mais la vérité était beaucoup plus simple que ça et de fait elle souligne simplement :

« Nous étions plus voisins que nous n’en avons donc l’air. »

Ce petit bout de Russie était si proche de la Chine… Elle s’était approchée plusieurs fois de la frontière à une époque sans jamais chercher à la franchir. Et si ses voyages l’avaient –entre autres choses- déjà amenés en Russie, elle n’avait jamais mit les pieds dans cette ville en particulier. Quant à ce qu’elle avait pu visiter, elle n’allait pas faire l’étalage des endroits plus ou moins réputés, ils avaient sûrement d’autres chats à fouetter. Toutefois, son amour pour l’art n’était pas un secret qu’elle gardait jalousement, Yu Lan répond :

« J’ai visité plusieurs fois le Musée Russe, à Saint-Pétersbourg. J’ai un amour quasi immodéré pour tout ce qui s’y trouve. Cet endroit me fascine beaucoup. »

Et sur ce sujet là il n’y avait ni plaisanterie ni mensonge ni rien du genre. Yu Lan avait passé des heures dans ce musée. Une fois elle avait même soudoyé le conservateur afin d’avoir la permission d’y rester seule, la nuit, pour une visite nocturne et très privée.

« Malheureusement j’ai sans doute moins visité que je n’aurais pu l’espérer, obligations obliges. »

Il semblait être le genre d’homme à pouvoir comprendre ce genre de chose tant son bureau respirait un certain… Désordre organisé. Le genre de ceux qui aiment passionnément ce qu’il faut. Trop peut être. Et qui s’y perdent. Le genre à pouvoir oublier tout le reste donc.

Quoi qu’il en soit Yu Lan s’installe, croisant les jambes, lissant un pli de sa jupe puis de la veste qui rehaussait son chemisier. Son regard passe un moment sur la fenêtre ouverte d’où une brise discrète lui parvenait. Une odeur d’herbe coupée lui semblait en venir mais c’était peut être juste le fruit de son imagination. Toutefois la pollution était telle, dans les grandes mégalopoles chinoises, qu’ici elle pouvait admettre prendre un grand bol d’air frais.

Volkov n’allume pas sa cigarette et cette petite galanterie l’honore. Yu Lan suit des yeux sa silhouette qui se déplace, attentive… Et toute cette attention n’aurait même pas été nécessaire pour simplement voir la réaction première de Volkov à propos du statut matrimonial de Jiang Li et elle. Pauvre petit cœur… Voilà qu’il passait de l’homme bougon à l’idée qu’on prétende qu’il était proche de Jiang Li à celui d’homme… Jaloux ? Fichtre ! Elle avait donc bien hâte de parler de cet homme à Jiang Li pour voir de quoi il retournait. En tout cas, ça semblait être une relation à contre cœur et assez vache ! A croire que Jiang Li ne savait rien faire comme tout le monde.

« Je le ferais sans doute pour l’agacer un peu. C’est si facile. »

Et Volkov lui-même semblait en avoir parfaitement conscience ! Elle a l’impression qu’il marque ensuite un peu son territoire et ne souhaitant pas créer de conflit inutile pour le moment, au contraire désireuse de voir si Jiang Li pouvait être plus « léger », elle assure finalement :

« Notre relation est à la fois beaucoup moins et plus que cela. »

Elle montre sa main, dénuée de toute alliance, promettant avec une malice que son vis-à-vis lui communiquait :

« Je ne l’ai pas retiré par caprice. Je n’en ai jamais porté. Et lui non plus. »

Elle n’en ajouterait cependant pas plus à propos de sa relation avec Jiang Li. De toute façon même pour elle s’aurait été compliqué de l’expliquer simplement. Par contre à propos des suppositions de l’homme, Yu Lan explique :

« Cela fait de nombreuses années. Et je suis tout juste arrivée, d’autres obligations m’ont retenues. »

Yu Lan rit brièvement pour ce qui était du courage qu’elle avait pour supporter Jiang Li mais loin de s’en défendre, elle acquiesce au contraire !

« Et vous en avez visiblement autant pour travailler avec lui. Je sais d’expérience que c’est un homme très indépendant. »

Il l’avait toujours été malgré ses tentatives parfois de l’obliger à quelques civilités.

« Puisque vous êtes « peut être proches » et que nous allons sans doute être amenés à nous revoir, nous devrions dîner tous les trois, à l’occasion. »

Pas « bientôt » parce qu’il fallait laisser au temps certaines choses… Mais pas « dans longtemps » non plus. Ca promettait de lui offrir une nouvelle vision de Jiang Li, pour peu que ce dernier ait le moindre intérêt pour l’homme en face d’elle. Non : Yu Lan ne connaissait pas à Jiang Li ce genre de préférence mais sait-on jamais. Il avait de toute façon le genre de l’homme qui n’a aucune préférence alors…

« Je vous laisserais le soin de le lui proposer car je pense que vous le croiserez avant moi, finalement… »



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MessageSujet: Re: Quand le chat n'est pas là... Ft Artem Volkov   Quand le chat n'est pas là... Ft Artem Volkov EmptyDim 8 Mai - 16:26

... les souris dansent

 
La Russie était mon pays, et j'en étais fier. Apprendre que cette femme l'avait visité, c'était un peu du baume sur mon arrogance de patriote. Plus voisins que ce que je croyais ? Elle ne savait pas, bien entendu, que j'étais à moitié asiatique également, japonais par mon père. Pourtant, je comprenais où elle voulait en venir. Nous ne nous étions jamais rencontré, mais nous avions été plus proches que bien des gens. Saint-Pétersbourg. Un léger sourire nostalgique naquit sur mes lèvres, et je hochais la tête, pris d'une mélancolie qui ressemblait au mal du pays. « C'est un joyau parmi la neige. Je comprend que vous puissiez être fascinée par Saint-Pétersbourg. » Elle avait gagné un petit bout de mon coeur, en parlant avec une franchise pareille, de mon pays. Elle avait endormi ma méfiance habituelle, et je ne voyais plus à présent en elle qu'une jeune femme de bon goût, hormis pour une certaine relation commune.

Le vent sur ma nuque permettait à mon corps chaud de garder une température adéquate. J'aurai rêvé de galoper avec une meute, sous un temps pareil, mais c'était la lune notre mère, et non ce bon vieux soleil jaune. Pourtant, c'était la météo idéale pour une chasse. Juste ce qu'il fallait de vent, et une température clémente. Cela me manquait, aussi cruellement que la Russie - ce lien indéniable d'une meute. Je préférais me concentrer sur nos conversations, même si elle tournait autour de Jiang Li. C'était ce que j'avais voulu, mais tout à son propos m'agaçait. La réponse de Miss Mao créa un léger rire de gorge chez moi. Comme je comprenais cette envie ! Rien qu'à imaginer son visage crispé de bouderie, et je me sentais mieux. Peut-être que je ressemblais plus à un loup que ce que je croyais, mais je ne désirai pas faire de Jiang Li quelqu'un qui soit à moi. Rien d'aussi coupé. C'était ... bizarre, voilà. Bah, je ne pensais pas qu'ils soient mariés, mais baste, qu'est-ce que cela me faisait ? J'essayais de dépêtrer mes pensées, comme un chaton avec une pelote de laine. La preuve, au doigt de la jeune femme, m'apaisa néanmoins. « Il sera sûrement heureux de savoir que vous l'avez attendu ici pour manger. Souhaitez-vous que je lui passe un appel pour lui faire savoir que vous êtes là ? » demandais-je en pensant seulement maintenant à cette hypothèse. Je me sentais rustre de faire patienter une jeune femme aussi intéressante.

« Oui, indépendant. » J'avais répété le mot, mais avec une autre inflexion de la voix. Mais moi-même ne savait-ce que j'avais sous-entendu. Ce n'était pas le premier adjectif qui m'aurait sauté à la bouche : Jiang Li était ... disons, unique. Mais ce n'était pas quelque chose à dire. La proposition de Miss Mao me surprit. Décontenancé, je restais quelques secondes silencieux. Cela ressemblait à un traquenard. Le loup s'éveilla, prudent, comme si il reniflait le bois d'un piège à loup. « Je ne suis pas sûr que notre compagnie conjointement vous soit agréable » risquais-je, mais j'eus le sentiment de fuir, et cela me poussa à accepter, plus que toute autre raison. « Mais si vous y tenez, pourquoi pas. Pourrais-je amener une quatrième personne ? » Par les dieux, qu'on ne me laisse pas seul avec Jiang Li et une de ses amies. La présence de Snez, si elle saurait m'apaisait, me permettrait aussi de me tenir à carreaux. Encore fallait-il qu'elle accepte. Mais seul face aux deux asiatiques, je risquais de devenir grognon et de n'être pas d'une compagnie très divertissante. « Je suis réellement désolé de l'absence de Jiang Li. Je lui dirai que sa ... non-épouse est passée » me moquais-je gentiment. Je passais ma main sur ma barbe naissante et drue qui me grattait comme du poil de louveteau au printemps. « Pensez-vous venir travailler ici, avec Jiang Li ? » demandais-je finalement, plus par curiosité que par réel besoin. Après tout, elle semblait du même département que Jiang Li ; la présence de la jeune femme était plus calme que celle de notre ami. Peut-être parce qu'elle ne faisait pas naître les mêmes choses en moi.

 
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MessageSujet: Re: Quand le chat n'est pas là... Ft Artem Volkov   Quand le chat n'est pas là... Ft Artem Volkov EmptySam 14 Mai - 14:09



Volkov n’était pas avar de compliment concernant sa propre patrie. Yu Lan n’allait cependant pas lui reprocher son chauvinisme alors qu’elle-même était le genre de femme à trouver son foyer plus beau que tout autre endroit sur terre. Pourtant elle en avait visité des tas, évidemment. Le fait était qu’avec ses instincts protecteurs et maternels, Yu Lan avait tendance à préférer le confort de son « chez elle ». Elle savait cependant que cette fois-ci elle ne le retrouverait pas avant un moment. Après ce petit laïus sur la Russie elle supposait que Volkov aurait un mot pour la Chine mais… Il semblerait qu’il avait d’autre chat à fouetter. Elle s’était donc contentée d’un sourire poli mais vexé. C’était un peu l’hypocrisie asiatique si l’on veut mais peu importe.

Yu Lan laisse de côté l’agitation que le russe en face d’elle calmait à mesure de leur conversation, faisant « non » de la tête à propos de cet appel passé à Jiang Li. C’était pour le moins inutile. Il ne serait pas vraiment content, bien au contraire. Jiang Li n’avait de cesse de la traiter comme un ado traiterait sa mère trop envahissante qui l’embarrasserait devant ses petits copains en racontant ses histoires de bambin.

« C’est inutile, autant ne pas le déranger. Je vais repartir d’ici une petite minute ou deux je présume et j’irais l’attendre chez lui, j’ai la clef. »

D’accord, peut être qu’elle se plaisait à lui signaler l’air de pas tellement y toucher qu’elle avait la clef de Jiang Li. Et peut être mentait-elle un peu puisque Jiang Li aurait certainement préféré se couper la main que de lui donner cette clef. Mais Yu Lan, tout air bourgeois mit à part, était le genre de femme que le principe du « système D » n’effrayait pas pour deux sous. Sûr qu’à la voir bien mise dans son tailleur très chic on pouvait douter mais… Elle était pourtant une chasseuse émérite elle aussi et à ce titre elle avait plus un tour dans son sac et de la débrouille à revendre.

L’indépendance de son homologue chinois les met d’accord en tout cas bien qu’il semble à Yu Lan qui ça amène une certaine réflexion chez son vis-à-vis mais c’est la suite qui ramène un sourire plus tranquille sur ses lèvres.

« Je suis sûre qu’au contraire ça ne manquera pas d’intérêt. »

Et si Volkov savait… Jiang Li allait vraiment agir comme un ado mal élevé en sa présence aussi. Alors franchement elle ne serait pas à ça prêt si ces deux là commençaient à se chamailler comme les gamins qu’ils ne donnaient pourtant pas l’air d’être.

Toutefois Yu Lan est particulièrement surprise lorsque l’inspecteur souhaite amener une quatrième personne. Autre pays, autres mœurs. C’est ce qu’on disait non ? Parce que de là où elle venait ce n’était pas forcément très poli d’inviter un tiers de cette façon. Ca explique certainement son relatif silence avant qu’elle n’acquiesce, répondant toutefois sur un ton plus prudent :

« Si vous y tenez. Je serais mal à l’aise que vous vous ennuyez après tout… »

Et parce que malgré tout, quitte à voir un convive arriver inopinément à leur table pour le dîner :

« Je peux savoir de qui il s’agit ? Etes-vous marié ? »

Entre l’absence d’alliance et la pointe de jalousie un peu plus tôt elle aurait été tenté de croire que non mais après tout… Ces deux éléments ne créaient pas forcément la situation.

« Ou bien il s’agit d’une amitié commune avec Jiang Li ? »

Quelqu’un avec qui l’un et l’autre s’entendaient bien ? Elle en doutait mais les miracles arrivent, comme on dit. Yu Lan se lève tandis qu’elle se sent poliment mais fermement invitée à prendre congé lorsque Volkov lui assure qu’il préviendrait Jiang Li de son passage. Elle a un sourire amusé à propos de la « non-épouse », assurant :

« Il comprendra qui. »

Elle n’avait aucun doute là-dessus ! Et elle était triste à l’avance de ne pas voir sa tête lorsqu’il allait se le faire dire, surtout si Volkov le faisait vraiment de cette manière ! Yu Lan lisse à nouveau un faux pli dans son vêtement à présent qu’elle était à nouveau debout et pour ce qui était du travail :

« Non. Je ferais quelques passages pour me tenir au courant peut être… Mais dans l’essentiel je verrais la question dans l’intimité d’un lieu moins fréquenté. »

Et moins bruyant. Qui sentait meilleur aussi. Ca ne puait pas, fallait pas exagérer, mais disons que puisqu’elle pouvait avoir mieux, elle allait se faire plaisir ! Yu Lan sort de la pochette qui lui servait de sac une petite carte. Blanche, toute simple, avec son nom de famille en idéogramme chinois d’un côté et en alphabet romanisé de l’autre. Une fleur d’arbre à thé rose apparaissait sur le côté en filigrane et finalement, dans le bas, un numéro.

« Je suis joignable à ce numéro. »

Elle tend la carte à l’homme, précisant :

« Pour le dîner. Vous connaissez mieux les lieux que moi je présume. Alors je vous laisse le soin de réserver une table où il vous conviendra, quand il vous conviendra. »



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MessageSujet: Re: Quand le chat n'est pas là... Ft Artem Volkov   Quand le chat n'est pas là... Ft Artem Volkov EmptyDim 15 Mai - 11:34

... les souris dansent

 
La fatigue me rendait impoli et grossier, sans que je m'en rende compte : si je sentais la fierté que Miss Mao faisait naître chez moi en parlant en bien de mon pays, pas une seule seconde je ne songeais à lui rendre la pareille. Non pas que je ne ressente aucune curiosité, bien au contraire, mais ma nuit blanche anesthésiait tout sentiment social en moi, semblait-il. Et pas un seul instant je ne le réalisai, en observant le visage poli de Miss Mao. J'aurai dû être au fait que les asiatiques ne parlaient jamais de ce qui les gênait ou les perturbait : mon père étant japonais, j'aurai dû le sentir, deviner que quelque chose n'allait pas. Mais à dire vrai, je commençais à rêver d'une bonne douche froide, d'un repas chaud et de quelques heures de sommeil. Mon esprit notait cependant avec minutie les mots répandus par la jeune femme. En retenant un froncement de sourcils, je hochais la tête devant son choix judicieux. « Sage décision, je suppose. Si il est en mission, cela ne servirait à rien d'espérer le revoir avant un certain temps. » Je n'avais pas vraiment eu de spécifications sur son travail, mais connaissant sa méticulosité et son envie de bien faire son boulot, il allait y mettre le temps qu'il faudrait. Je pouvais lui reconnaître ça : depuis qu'il avait pris ses fonctions à Glencullen, ses tâches étaient faites avec perfection.

Je hausse les sourcils, sans cacher ma surprise : Miss Mao serait donc amusée par l'idée d'un Jiang Li et de moi-même nous disputant juste sous son nez ? En tout cas, cela agaçait nos collègues ; malgré une certaine entente depuis que notre patron commun nous avait forcé à faire quelques travaux ensemble, nos disputes, nos piques exaspéraient les autres, au point que j'avais fini par uniquement donner des ordres et éviter la compagnie des autres, Jiang Li comme de mes hommes. Et puis, la pleine lune arrivait, et cela exacerbait mes sens, mes émotions, la moindre particule de mon être tournée vers le loup. Après avoir demandé à amener une invitée, je réalisais que j'avais été frustre. Mais je tenais à sentir Snez près de moi ; je ne pouvais pas expliquer à Miss Mao que l'idée d'être sous leurs regards inquisiteurs, à elle et Jiang Li, me mettait mal à l'aise. « Ce n'est pas ça ; disons que ... je me sentirai plus à l'aise. » Finalement, c'était dit ; je haussais les épaules et détournais le regard. Devais-je avouer que Snez était ma soeur cadette ? J'eus envie soudain, moi aussi, de rester vague. « C'est une personne très chère à mes yeux, que je connais depuis des décennies. » Brouiller les pistes, tout le monde savait faire. Mais surtout, je voulais garder la surprise, si Snez acceptait de venir à ce dîner. Je songeais à notre enfance, à notre adolescence, à nos disputes et à nos cris, et à cette espèce de relation qui faisait que, si l'on pouvait se blesser mutuellement, personne n'avait le droit de faire du mal à l'autre. Et puis, j'avais envie qu'elle me dise ce qu'elle pensait de Jiang Li et de Miss Mao. Je voulais voir si son instinct était moins anesthésié que le mien ; je voulais savoir si elle les appréciait, si elle se méfiait d'eux. « Non, je ne suis pas marié. Et Jiang Li ne connaît pas encore cette personne. »

J'imaginais facilement le caractère explosif de Snez face à celui de Jiang li ; Miss Mao semblait plus calme, un peu à ma manière. Peut-être avait-elle une relation en écho à la notre, avec Jiang Li ? Un grand frère, une grande soeur ... Mon esprit battait la campagne, et je n'étais guère de bonne compagnie. Je me forçais à me secouer les puces mentalement, et ma vue s'aiguisa, comme si je sortais du brouillard. « Je vois. Êtes-vous également sous le joug de la police de Glencullen ? Devrez-vous donner des rapports, ou êtes vous plus indépendante ? » Je ne voulais pas donner l'impression de ne m'intéresser qu'à son travail, mais je n'osais pas aller plus en profondeur ; peut-être aussi parce que j'avais peur de voir ce qu'il y aurait si je grattais sous la couche, de relié à mon collègue. Je pris la carte et l'observais : agréable à l'oeil, elle était minimaliste. J'appréciais bizarrement ce côté simple mais élégant, un peu comme la jeune femme en quelque sorte. « Merci beaucoup. » Je devais rajouter quelque chose. Ne pas la laisser sur cette impression de rustre. « Avez-vous une préférence de goût ? Préféreriez-vous dîner dans un restaurant asiatique ? La nourriture vous manque peut-être. » C'était comme une excuse. Je lui fis un petit sourire, mince et fragile.

 
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MessageSujet: Re: Quand le chat n'est pas là... Ft Artem Volkov   Quand le chat n'est pas là... Ft Artem Volkov EmptyLun 16 Mai - 16:17



Volkov avait probablement raison de base mais en plus, connaissant Jiang Li, s’il savait qu’elle restait là à l’attendre il allait trouver toutes les bonnes raisons du monde pour retarder son retour ici. Elle vous le disait : un vrai gosse. Lui qui pouvait être si calme, si professionnel… Pouvait aussi se transformer en enfant de huit ans lorsque ça lui prenait. Et elle dans les parages : ça lui prenait souvent. Mais même si Yu Lan aimait s’en plaindre ou s’en moquer un peu, elle trouvait ça plus mignon et attachant qu’autre chose parce que sous toute cette mauvaise foi et cet orgueil mal placé, elle discernait malgré tout ce qui pouvait le plus ressembler à de l’attachement chez Jiang Li.

Quoi qu’il en soit leur dîner se préciser même si tout reste assez flou à propos de l’invité mystère. Yu Lan allait quand même signaler à Jiang Li que chez ses fréquentations une certaine politesse se perdait ! Ne pouvait-il pas simplement dire qui elle était ? Visiblement pas. Une grande amie. Pas sa femme. Mais ça elle s’en était déjà doutée. Bref, une invité surprise. Ils allaient faire avec, en espérant qu’elle ai de l’intérêt autour de leur table. Visiblement même Jiang Li n’allait pas la connaître, ce qui faisait encore davantage se demander à Yu Lan l’intérêt de la convier. Si elle aussi craignait de se sentir mal à l’aise, ça allait vite devenir compliqué et Yu Lan ne tenait pas à dîner avec la moitié de la ville au restaurant.

« Comme il vous plaira. »

Sur un ton un peu plus ferme. Ils n’allaient pas épiloguer. Volkov voulait inviter quelqu’un que seul lui connaîtrait… Elle n’approuvait pas mais elle avait trop de politesse –et peut être d’hypocrisie- pour s’y opposer. Plus tard peut être… Mais pour le moment, alors qu’elle venait d’arriver en ville, il était inutile de jouer les chats noirs.

Par contre, alors que le lieutenant lui demande si elle est « sous le joug » de la police des lieux, Yu Lan rappelle :

« Je suis diplomate. Je réponds seulement des ordres de mon pays. »

Ici on n’avait aucun pouvoir politique ou judiciaire sur elle. Toutefois, histoire de ne pas créer d’animosité non plus :

« Je ne compte pas pour autant enfreindre les lois de ce pays-ci. »

Elle allait rester dans les clous autant que faire se peut. Et à propos de l’enquête qu’elle devait superviser :

« Je n’enquêterais pas moi-même. Jiang Li aura cette tâche et c’est lui qui me fera des rapports. »

Elle n’avait aucun compte rendu à devoir à la police des lieux. De toute façon, ils savaient le fin mot de l’histoire déjà et Yu Lan ne comptait pas border plus que nécessaire à ce sujet. Finalement à propos du restaurant asiatique, elle convient :

« Si vous en avez un bon à me recommander ce sera très bien. »

Mais il faudrait s’attendre à ce que Jiang Li et elle soient éventuellement un peu regardant… Parce qu’elle en avait visité des pays et on lui en avait fait découvrir des « restaurants chinois ». C’était souvent la même chose et plus d’une fois elle était restée perplexe rien que devant le menu.

« Mais ne vous inquiétez pas pour moi, je m’adapterais si ce n’est pas possible. »

Elle était cependant touchée qu’il ait pensé au manque de la nourriture et l’avait remercié d’un sourire et d’un mouvement de la tête. C’était une attention qu’on avait trop rarement. Elle-même en arrivant avait été déposer chez Jiang Li quelques mets ramenés de son pays qu’elle avait laissé dans sa valise. Et il va de soit que les douanes ne fouille pas les valises des diplomates sans très bonne raison.

« Sur ce je vous souhaite une agréable journée, Mr Volkov. J'ai été ravie de faire votre connaissance. »

Yu Lan tend la main une dernière fois à l’homme pour la lui serrer, les perles de son bracelet mala s’entrechoquant discrètement contre son poignet. Ca avait tout de même été enrichissant comme rencontre et plutôt positif dans l’ensemble. Yu Lan se demandait si Volkov faisait partit de ces « quelques personnes » qu’il valait le coup de rencontrer d’après Jiang Li. Ils auraient l’occasion d’en reparler.

La femme a un dernier regard autour d’elle dans l’espace du bureau… Puis prend finalement la direction de la porte. Elle allait retourner dans son logement de fonction. Il ne fallait pas croire qu’elle se tournerait les pouces en attendant que les choses se passent par ici… Son travail pour l’organisation ne s’arrêtait jamais, d’une façon ou d’une autre, qu’importe le lieu où elle se trouvait…


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