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 Tuányuán feat. Yu Lan Mao

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Jiang Li Zhao
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MessageSujet: Tuányuán feat. Yu Lan Mao   Sam 7 Mai - 8:03

Le soleil montait tout doucement dans le ciel, ce qui signifiait qu’il devait être un peu dépassé les cinq heures du matin. Jiang Li pousse un petit soupir en levant le regard au ciel. Il avait chassé, ce soir. Et il devait aller travailler dans trois heures. Ça ne lui laissait pas des masses de temps pour se reposer et ça le faisait un peu chier, ce matin. Il allait encore se prendre la tête au travail et mine de rien, même pour un homme très contrôlant comme lui ça prenait beaucoup d’énergie. Déjà là, il se traînait un peu les pieds en passant par des ruelles et des petites rues encore endormies pour rentrer sans attirer l’attention. Il aurait dût accélérer pour réduire les risques d’être vu, mais c’était un peu difficile de se donner un dernier coup de fouet présentement. Mais dans un long soupir, il fini par s’élancer au petit sprint. Et c’est dans cet état d’esprit et de corps que le Chinois entre chez lui, dans ce petit appartement qu’il avait loué plutôt que de loger dans un motel puisqu’il allait rester à Glencullen un bon moment encore.

La toute première chose que Jiang Li fait, c’est nettoyé son sabre. Sommairement, malheureusement. Il allait s’y attarder davantage un peu plus tard. Là, il avait surtout besoin d’une bonne douche et de café en intraveineuse. Ce n’était pas sa notion d’un bon petit déjeuner, mais il allait faire avec là. Alors le sabre traditionnel fini raccroché au mur. Il s’étire un peu, glissant une main dans sa nuque douloureuse. Et c’est en faisant ce simple geste anodin que Jiang Li le voit. Son regard s’était posé sur son lit, lequel occupait la même pièce que le salon et la cuisine puisqu’il avait jeté son dévolu sur un joli appartement à espace ouvert. Jiang Li... refuse d’y croire dans un premier temps. Il reste planté là quelques secondes, immobile, silencieux. Puis, finalement, il avance lentement jusqu’au lit dont les draps étaient soigneusement tirés. Ce qui n’était d’ailleurs pas le cas lorsqu’il était parti hier au soir puisqu’il avait fait une sieste juste avant et avait quitté son logement assez pressé. Pourtant, ce n’est même pas ce qui avait attiré son attention de cette façon...

Dans sa main se retrouve un bracelet mala dont les 108 perles de jade glissent lentement entre ses doigts. Inutile de les compter. Il connaissait très bien ce bijou. D’ailleurs, ce dernier provoque chez lui une colère qui n’arrive même pas à être étouffée par sa grande fatigue. Il jure en xiang. Quelle merde...

« Tu es ici depuis combien de temps ? », marmonne Jiang Li sans même chercher Yu Lan du regard. Il observe encore deux secondes le bracelet, glissant doucement son pouce sur une petite fente à peine perceptible dans une des perles de jade. Vestige d’un combat auquel il avait participé. Whistler, il y a quelques années... « Je n’ai pas besoin que tu viennes regarder par-dessus mon épaule, Yu Lan ! »

Cette fois, Jiang Li se retourne. Et comme si elle avait toujours été là -ce qui n’était pas le cas-, la femme était installée dans un fauteuil confortable. Ses longues jambes fines étaient croisées et comme d’habitude, elle avait l’air aussi féminine qu’élégante. D’un mouvement probablement un peu brusque, Jiang Li lui lance le bracelet.

« C’est l’Ordre qui t’a envoyé ici ou n’en fais-tu encore qu’à ta tête ? », demande Jiang Li tout en lançant un regard noir à la femme. Elle pouvait bien lui reprocher d’être trop indépendant et entêté... Elle était exactement pareille quand elle s’y mettait ! Celle qu’on appelait Mademoiselle Mao ne semblait toutefois guère impressionnée par la voix grondante de cet immense Chinois dont les colères pouvaient pourtant être épiques à leur façon. Ils se connaissaient trop bien... et malgré les divergences d’opinion qui les séparaient tant, il y avait trop d’affection. Ça par contre, Jiang Li n’osera jamais l’admettre. « Alors, ta couverture ? »

Parce qu’il le veuille ou pas, il n’allait pas pouvoir faire autrement que d’accepter l’arrivée de Yu Lan à Glencullen... Alors mieux valait régler les points de détail rapidement. À sa fenêtre, on gratte. Pourtant, il était au quatrième et dernier étage de ce bloc. Mais habitué maintenant, le Chinois va jusqu’à la fenêtre pour l’ouvrir, laissant entrer ce petit chat de gouttière tout noir qui s’invitait souvent. Se penchant, il le prend d’une seule main sous l’abdomen, le soulevant tout en grognant :

« Je n’ai pas beaucoup de temps. Je dois être en poste au commissariat à 8h. »

Donc à présent un peu moins de trois heures et ça, c’était sans compter le temps pour se préparer et essayer d’avoir une mine pas trop affreuse. D’ailleurs en passant près de sa commode pour aller à la salle de bain, Jiang Li attrape un crayon noir. Un peu de maquillage pour rattraper les affres de la nuit ne fera pas de tort...

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Yu Lan Mao
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MessageSujet: Re: Tuányuán feat. Yu Lan Mao   Sam 7 Mai - 23:22



Yu Lan avait encore le décalage horaire dans les pattes, évidemment. Pourtant elle avait seulement prit le temps d’une douche et d’un changement de toilettes dans ses nouveaux quartiers. Elle espérait une mission de routine mais quelques choses dans les rapports reçus lui faisait pressentir qu’elle aurait le temps de sa familiariser avec ce petit bled paumé qui lui semblait avoir poussé au milieu de nulle part, tel un champignon égaré de son arbre, représenté pour le coup par Dublin. Bref.

Le repos avait donc été très bref, son avion s’étant posé dans la soirée et les taxis étant moins nombreux qu’elle ne l’avait soupçonné au départ à partir d’une heure si tardive. Pourtant elle avait finalement réussi à se retrouver devant l’appartement de Jiang Li. Vide l’appartement. Enfin… Vide de présence humaine. Vide de présence tout court devrait-elle dire. Ca ne l’avait pas vraiment empêché d’entrer cependant et elle avait un peu fureté, lentement, prenant son temps pour découvrir l’endroit, ne jouant pas de fausse pudeur en ouvrant quelques placards ou tiroirs. Jiang Li était un savant mélange de bordel et d’organisation, c’était un truc qui ne semblait pas vouloir changer avec le temps.

Yu Lan avait prit le temps de prendre avec elle quelques denrées alimentaires, ayant su par avance que le frigo serait partiellement vide et si elle avait boudé la vaisselle qui aurait pu abîmer ses mains elle avait en revanche prit le temps d’aérer le lit et de le refaire. Ensuite elle avait simplement attendue, silencieuse et songeuse. Elle était révoltée au fond d’elle-même par ce qui s’était produit ici avant que Jiang Li ne soit envoyé. Ce massacre aurait pu et aurait dû être évité. Alors peut être bien qu’elle n’était pas venue « que » pour son homologue chinois. Peut être qu’elle voulait apaiser ce sentiment de culpabilité qu’elle éprouvait quelque part aux tréfonds de son âme en retrouvant les coupables avec lui…

C’est aux toutes petites heures du matin que Jiang Li était finalement réapparu. Il semblait en forme, toujours dans son attitude de mauvais garçon qu’il semblait travailler avec beaucoup trop de soin si vous vouliez son avis… ! Il avait son petit genre, le « truc » charmeur qui plaisait aux jeunes filles et parfois pas qu’à elle. Au moins jeunes filles aussi. Parce qu’il représentait peut être une piqûre de danger et d’inconnu pour les femmes plus mûres et respectable. A ses yeux les choses étaient un peu différentes toutefois.

Il pique une colère en réalisant sa présence et Yu Lan s’installe confortablement dans un fauteuil. Ses articulations l’en remercient d’ailleurs ! Ces talons pouvaient devenir un objet de torture à force… !

«  Je suis arrivée cette nuit. »

Et d’ajouter, sur un léger ton de réprimande :

« Bonjour à toi aussi Jiang Li. J’ai fait bon voyage je te remercie. »

Quant au besoin qu’il avait ou pas de l’avoir derrière son épaule :

« Malheureusement pour toi c’est moi qui en serait seule juge à présent. Mais je ne suis pas là que pour ça. Je serais également là pour t’appuyer en cas de besoin. »

Il allait protester, parce qu’il protestait toujours. Mais franchement, elle avait plus que l’habitude depuis le temps. Yu Lan ne répond pas non plus immédiatement à propos de qui avait prit la décision de son voyage. Par chance elle avait très peu de comptes à rendre. Elle passe autours de son poignet le bracelet que l’homme lui avait jeté au visage un instant auparavant, l’enroulant autant de fois que nécessaire.

« Je suis venue avec un passeport diplomatique. Je supervise l’enquête sur les touristes chinois. »

Elle supervisait oui. Parce qu’il était beaucoup plus simple d’imposer quelque chose à Jiang Li que de le forcer à entendre raison sur l’aide qu’elle pouvait lui apporter s’il l’incluait à ses occupations… !

Son regard passe ensuite sur une petite montre-bijou qui lui dépassait d’une poche histoire de regarder un peu l’heure. Jiang Li allait avoir une toute petite nuit visiblement.

« Où étais-tu jusque là ? Tu as découvert quelque chose d’intéressant ? »

Et sur un ton plus maternel et moins professionnel elle se renseigne encore :

« Comment vas-tu ? Fatigue évidente mise à part. Tu manges bien ? Ne ment pas, j’ai vu ton frigidaire. J’y ai ajouté quelques produits de chez nous d’ailleurs. »



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MessageSujet: Re: Tuányuán feat. Yu Lan Mao   Dim 8 Mai - 5:10

Comme le sale gosse qu’il savait si bien être, Jiang Li roule des yeux alors que Yu Lan insiste sur quelques formules de politesse qui lui avaient échappées. C’était volontaire. Il savait avoir des manières, même s’il n’en usait pas beaucoup. Disons que ça envoyait un message clair... et il était somme toute assez fier de la réaction que les gens avaient habituellement en le rencontrant. On savait rapidement quand on le dérangeait... et on le dérangeait facilement. Mais là pouvait-on vraiment le lui reprocher ? Elle était entrée chez lui sans même y être invitée...!

« Je ne suis pas le seul à qui il manque de bonnes manières. », marmonne Jiang Li tout en glissant une main dans ses cheveux. Okay, il ne lui avait pas laissé le choix même si on pourrait dire que Yu Lan n’avait pas laissé la chance au coureur. Disons qu’ils savaient tous les deux qu’il aurait potentiellement fait la sourde oreille en l’entendant frapper à sa porte... et ils ne voulaient malgré tout pas d’une première rencontre au commissariat, n’est-ce pas ? Mais ça, plutôt crever que de l’admettre. « Et j’ai eu une bonne nuit, merci de t’en soucier. »

Il jette le t-shirt dans le panier de vêtements sales qui occupait un petit coin de la salle de bain, sans entrer dans celle-ci pour autant, néanmoins. Son regard en revient à cette femme à la beauté mystique qui semblait toujours ravir tous les hommes qu’elle croisait. C’était tout un phénomène, cette mademoiselle Mao. Et s’il n’avait pas su très exactement ce qu’il chassait, Jiang Li se serait peut-être surpris à la soupçonner d’être de ces vampires sans âge qui conservait leur beauté de jeunesse éternellement. Par contre, il grogne à nouveau à ce qu’elle ajoute. Pour le superviser ? Pour l’appuyer ?!

« Je n’ai besoin d’aucune aide. Les choses vont très bien jusqu’à présent. Pourquoi est-ce que tu ne me fais jamais confiance, Yu Lan ?! », s’exclame Jiang Li, très agacé. Il tourne les talons, entrant dans la salle de bain le temps d’ouvrir l’arrivée d’eau. Elle prenait du temps à devenir chaude, avait-il remarqué très tôt. Et même s’il ne tenait pas à prendre sa douche avec une eau qui semblait puisée directement du Styx, il n’en restait pas moins qu’il préférait éviter les bains nordiques. De fait, il sort à nouveau de la salle de bain, son regard sombre se posant sur la jeune femme à peine plus vieille que lui. « Je n’ai rien à voir avec leur mort. »

Parce que c’était ça, n’est-ce pas ? Jiang Li la connaissait trop bien... Non, il ne croyait pas qu’elle remettait tout particulièrement ces morts sur son dos à lui. Elle savait par contre qu’il ne les condamnait pas. Et lui savait qu’elle le faisait. Bien sûr, Yu Lan avait pris ses dispositions et se faisait accepter en tant que sa supérieure aux yeux de tout le monde, même des simples civils. Ça le fait pester à nouveau mais il n’y avait vraiment rien qu’il pouvait faire pour régler cet épineux problème, alors il allait devoir le contourner. Pour l’heure, il tourne les talons pour retourner à la salle de bain, mais ne ferme pas la porte. De toute façon au temple, on n’avait pas toujours toute l’intimité désirée... et ça ne le gênait plus depuis longtemps. Naturellement, il était bien moins prude que bien des gens. Et il était proche de Yu Lan même s’il aimait bien s’en défendre.

Le reste de ses vêtements finissent dans le panier où le t-shirt avait précédemment atterri. Il s’étire longuement, félin, avant de finalement se glisser sous le jet d’eau tempérée. Il y reste un long moment sans se laver, simplement pour se délier les muscles dans un premier temps. Et ce faisant, il reprend la parole quoiqu’en élevant un brin le ton pour que Yu Lan l’entende bien d’où elle était.

« La forêt. Elle regorge d’informations intéressantes. », commence d’abord Jiang Li, comme s’il répugnait à partager ses informations. Mais ce n’était pas vraiment le cas, en fait. Pas avec une collègue de l’Ordre chinois. Les autres, c’était une autre histoire... « Il semble y avoir plusieurs chasseurs dans le coin. Mais ça grouille de créatures. Les loups que j’ai vu sont plus forts et plus gros que ceux que j’ai affronté jusqu’ici et les suppôts de Satan sont nombreux. »

S’il parlait librement, c’est qu’il n’avait encore rencontré aucun Chinois en ville... Sinon, il aurait usé de plus de discrétion malgré l’épaisseur des murs ! Jiang Li lève la tête pour laisser l’eau lui couler dans le visage, profitant de ce bref moment de bien-être qui allait probablement être unique dans sa journée. Puis, des questions sur sa santé et Jiang Li a un petit soupir agacé. Pourtant cette fois, il s’éloigne assez de son attitude habituelle, moins sur la défensive.

« Ce n’était pas nécessaire... », assure-t-il à propos des aliments chinois. Mais nul doute qu’il allait se jeter dessus comme la misère sur le monde dès que Yu Lan aurait le dos tourné. Ça lui manquait terriblement. Et puis, bon... C’était sa façon de dire merci l’air de pas y toucher. « Je vais bien. Et les locaux, même si on ne peut leur faire confiance, sont assez divertissants dans leur genre. »

Il avait quelques noms en tête. Un surtout, qu’on l’en maudisse.

« Mais ça, tu le découvriras par toi-même, je suppose... »

Pas le choix, maintenant qu’elle était là.

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MessageSujet: Re: Tuányuán feat. Yu Lan Mao   Dim 8 Mai - 9:55



A propos de bonnes manières, Yu Lan avait quand même eu un petit sourire amusé. C’est vrai qu’elle était entrée par effraction mais si elle n’argumente pas c’est qu’elle sait qu’au fond Jiang Li a déjà conscience du fait qu’il ne lui aurait probablement pas ouvert si elle s’était contentée de la méthode de visite « traditionnelle ». C’était quand même agréable, même si on n’aurait pas dit (ou pas comprit), de retrouver Jiang Li et son caractère assez insupportable. C’était un peu le signe d’une bonne santé chez lui ! Et comme il ironise à son tour à propos de sa nuit, Yu Lan constate donc, sur un ton exagérément enthousiaste :

« Bien ! »

L’homme commence à se dévêtir, ne faisant pas grand cas de sa présence mais en même temps Yu Lan n’en faisait pas grand cas non plus. Ils avaient été élevés comme ça en même temps. Quant au reste… Des protestations. Elle savait qu’il y en aurait et se contente au départ d’un petit geste de la main ennuyé pour toute réponse. Mais lorsque Jiang Li croit bon de devoir se justifier, son regard se fait plus triste et le silence qui suit plus pensif. Finalement elle assure avec plus de douceur :

« Je sais, Jiang Li. »

Elle savait aussi qu’ils n’avaient pas le même point de vue à ce sujet. Pour l’homme, ce n’était qu’un prétexte. Une bonne occasion. Elle voyait les choses de manière plus crue et rageait devant la chair à canon qu’on avait fait de ces enfants. Et parce qu’elle n’allait pas complètement nier être là aussi pour lui, Yu Lan ajoute :

« Je viens aussi veiller sur ce qu’il reste de ton âme. »

Et elle bouillait littéralement chaque fois qu’on jugeait bon de l’envoyer au devant de mission difficile humainement. Elle aurait aimé qu’on prenne davantage le temps de reconnecter Jiang Li à la société et à ce qu’elle avait de meilleure.

« En fait c’est peut être bien que les choses soient parties pour durer… »

Il n’allait quand même pas rester dans sa bulle tout le temps que durerait la mission, si ? D’ailleurs, curieuse :

« As-tu déjà rencontré des gens intéressants ? »

Yu Lan se relève, faisant quelques pas dans l’appartement, calmement, avant de finalement rejoindre la petite salle de bain. Il n’y avait rien de pervers chez elle à observer Jiang Li de pied en cape. Elle était plutôt dans le souci de trouver une quelconque blessure. Comme elle n’en voit pas elle reste assez satisfaite et vient prendre une bouteille de gel douche pour l’apporter à l’homme sous la douche.

« C’est un petit village de campagne. C’est un terrain propice pour eux. Tu t’es déjà battu avec eux où ils ont opéré une retraite stratégique ? Une seule meute ? »

Et parce qu’il n’y avait donc pas que des loups qui rôdaient dans les parages :

« Et ces autres créatures, tu les as vu ou tu as simplement deviné leur présence ? »

Yu Lan a un sourire à propos de la nourriture ramené et de cette petite remarque néanmoins moins venimeuse que le reste. Au contraire, rien que pour ça ça avait bien valu la peine qu’elle ramène ça dans ses valises ! Elle acquiesce pour les locaux « divertissants » même si Jiang Li et elle avaient rarement le même genre de distractions ! Et pour faire la conversation :

« Le genre d’endroit où tu pourrais imaginer te poser un jour ? »

Et finalement, même si elle savait qu’elle allait le faire râler à nouveau :

« Oui je le découvrirais par moi-même. Et un peu grâce à toi ; Tu me feras bien visiter un peu tout de même… ! »

C’était inutile mais quitte à être là et surveiller un peu, elle allait obliger Jiang Li à sortir un peu pour autre chose que la chasse ! Il aurait bien assez de temps à y accorder ! Il fallait savoir prendre un peu de recule de temps en temps et Jiang Li avait tendance à ne pas le faire assez à ses yeux. Trop de concentration tuait la concentration. Ca tournerait mal un jour.

« J’ai un logement en ville. Pas si loin d’ici. Je t’ai laissé l’adresse près du téléphone. »

Il n’appellerait pas et ne passerait pas mais bon, au moins il avait les informations !



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MessageSujet: Re: Tuányuán feat. Yu Lan Mao   Dim 15 Mai - 6:28

Jiang Li est pendant quelques minutes un savant mélange de grognements et de yeux levés au ciel. Il exprimait peut-être plus son mécontentement pour lui-même que pour que Yu Lan en profite, à dire vrai ! Mais ça l’exaspérait, elle trouvait toujours à lui répondre... Et si ce n’était pas ça, elle utilisait son ton doux et maternel... et en quelque part, ça touchait une corde sensible chez le Chinois. Il se souvenait encore de la femme qui allait le porter au temple en échange de quelques pièces. Qui l’avait forcé à marcher pieds nus sur les routes cahoteuses de la campagne pauvre de Chine. Il se souvenait de la faim et de la soif... À ses yeux, ce n’était pas ça une mère. Et même si jamais en cent ans il ne l’admettrait, Yu Lan se comportait de façon bien plus maternelle avec lui que n’importe qui dans sa vie. Et ça comblait un besoin qu’il n’aurait pas dût avoir vu son âge... N’était-ce pas même un peu honteux puisque Yu Lan n’avait qu’une poignée d’années de plus que lui ?

D’ailleurs, cette histoire d’âme l’exaspère au plus haut point. Jiang Li n’avait rien à sauver parce qu’il n’y avait rien en lui qui était en danger. Il faisait son boulot et il le faisait très bien. Point à la ligne.

« Mon âme va très bien, merci de t’en inquiéter. », grogne Jiang Li, de mauvaise humeur. Pas que ça change beaucoup. Il savait être calme. C’est même ce qu’il était la majorité du temps. Mais Yu Lan le mettait vraiment hors de lui avec ses discours pseudo moralisateurs. Par contre alors que la Chinoise ajoute qu’il est peut-être bon qu’il reste longtemps ici, Jiang Li arque un sourcil. Elle ne pouvait le voir, le rideau de la douche les séparant, mais il se tourne vers elle, observant sa silhouette fine qui dansait en ombre chinoise devant ses yeux. « Pourquoi est-ce que ce serait une meilleure chose qu’à l’habitude ? »

À y réfléchir rapidement, il ne voyait absolument pas où Yu Lan voulait en venir. Pour peu qu’il y ait vraiment une logique derrière les paroles de la belle chasseresse. Une question est posée et si Jiang Li ne répond pas immédiatement, il ne peut toutefois s’empêcher d’avoir des images en tête. Quelques locaux lui viennent en tête, notamment Khéops, cet étrange Égyptien qui semblait cacher mille mystère derrière ce regard énigmatique. Mais surtout, Artem. Le Chinois détourne finalement le regard, recommençant à se laver un peu machinalement, ne se pressant pas. Il n’avait clairement pas envie de sortir de la douche alors qu’il devait aborder le très délicat sujet des rencontres qu’il avait pu faire ici.

« Quelques unes, oui. », admet donc l’homme... mais habilement, il oriente le sujet sur le travail. Comme toujours. « Certains paraissent en effet très suspects. Tant que ma couverture est intacte, ils risquent davantage de se compromettre. Je reste à l’affût. Je pourrai te briefer rapidement sur quelques cas plus intrigants. »

Juste pas là alors que ses neurones avaient toutes foutues le camp, fatigue oblige. Une bouteille lui est tendue et il la prend, ne remerciant cette fois pas. Preuve que ce n’était qu’un manque de bonne volonté et pas de bonnes manières : il doit se retenir ! Des questions sur le travail, encore. Mais il préférait ça et de loin. C’était mille fois moins embarrassant...

« À mon arrivée. Puis depuis, deux fois. Des loups à chaque fois. Je préfère ça, note... Les suppôts de Satan sont fourbes et je déteste leurs charabia incompréhensible. Qui sait ce qui en sortira à chaque fois... », marmonne Jiang Li tout en mettant un peu de gel douche dans la paume de sa main. « Mais les loups sont costauds. Très. Je n’avais jamais vu ça... Une mutation génétique, tu penses ? »

Quant aux sorciers, pour faire simple, Jiang Li a un petit grognement. Il souhaitait libérer le monde de la présence des loups, c’était indéniable. Mais il avait un certain respect pour ces bêtes féroces. Les sorciers ? Ils étaient humains, bordel ! Ils auraient dût renier cette part d’eux-mêmes !

« J’ai surpris un cercle de sacrifice. », explique-t-il lentement. « Je ne suis pas intervenu. Ils étaient trop nombreux. Mais j’ai vu le visage d’un d’entre eux. J’essaie de m’en approcher à la lumière du soleil. »

Qu’il préférait largement à cette fourbe de lune. Par contre Yu Lan redevient un peu bizarre concernant cet endroit et Jiang Li fronce les sourcils tout en tournant à nouveau la tête vers la jeune femme. Cette fois, il tire d’un coup le rideau de la douche pour lui jeter une oeillade perplexe et un brin sombre.

« Pourquoi est-ce que tu sembles tellement ravie que j’aie mis les pieds à Glencullen soudainement ? C’est sur toi que cet endroit opère une sombre fascination. », reproche le chasseur tout en refermant partiellement le rideau. « Ce n’est que le travail, Yu Lan. Ces gens sont tous potentiellement des gens que nous allons tuer. Ne l’oublie pas. »

D’un petit geste de la main, il indique qu’il notait pour le numéro... Il n’allait jamais appeler et elle le savait probablement.

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MessageSujet: Re: Tuányuán feat. Yu Lan Mao   Dim 15 Mai - 13:23



Jiang Li continu de se faire grognon sans que ça ait assez de sens toutefois pour que Yu Lan relève. A la place et pendant que l’homme prend sa douche, elle vient retirer sa veste et retrousser ses manches le temps de ranger un peu de désordre. Elle avait au moins la satisfaction d’avoir vu les vêtements atterrir là où il le fallait. Yu Lan vient donner un petit coup d’eau savonneuse sur le miroir, soupirant alors que Jiang Li semble vouloir prendre chaque mot sortant de sa bouche comme un argument à réfuter. Elle ne répond pas tout de suite à propos de ce qu’il y aurait de bien dans cette situation cependant, plus intéressée par la réponse à ses questions suivantes. « Quelques unes » était probablement ce qu’elle tirerait de mieux de Jiang Li pour le moment. Inutile de trop insister : il était crevé, ce qui le rendant encore plus grognon. Comme tous les enfants. Il détesterait sûrement entendre cette pensée d’ailleurs… !

Yu Lan a un « hm hm » pensif à propos de se faire briefer. Elle repense à ces pauvres enfants qu’on avait envoyé se faire massacrer et quoi qu’elle ait une grande confiance dans les talents et les capacités de Jiang Li, elle ne peut s’empêcher d’avoir un peu peur pour lui malgré tout.

« Je ne sais pas pourquoi ils sont si gros. Mais peut être que l’on devrait demander un peu de renfort. »

Et avant que Jiang Li ne proteste :

« Il est inutile de pécher par orgueil. Ce n’est pas la peine de leur donner un nouveau quatre heure de nos rangs. »

Elle savait qu’il allait protester tout de même mais au moins avait elle fait sa part. Elle détestait et maudissait les loups… Plus encore après des pertes aussi lourdes. Quant aux sorciers, elle restait circonspecte à leur encontre. Comme Jiang Li elle éprouvait une sorte de mépris silencieux pour eux.

« Et lui est-ce qu’il t’a vu ? »

Elle préférait que Jiang Li reste le chasseur sans jamais devenir la proie. Yu Lan tire une serviette de toilette pour venir la poser sur le radiateur qu’elle pousse un peu, histoire qu’elle soit bien chaude lorsque Jiang Li quitterait finalement sa douche. Son regard remonte d’ailleurs à l’homme tandis qu’il tire un brin sur le rideau de douche, réitérant sa demande d’un peu plus tôt.

« Je me demande juste si tu as un jour imaginé pouvoir te poser quelque part pour prendre le temps de créer quelque chose. »

Elle savait que l’organisation était quelque chose qui obnubilait facilement et ne voulait pas qu’on l’efface ou qu’on l’oubli… Toutefois elle aurait tout de même préféré que Jiang Li soit moins aveuglé par elle. Il finirait tué sous les griffes et les crocs de ceux qu’il chassait à ce rythme lui semblait-il.

« Je trouve que c’est un bel endroit et ton appartement n’est pas si mal. »

Mais d’ajouter :

« Toutefois si tu voulais un peu plus d’espace et de confort, tu pourras toujours venir chez moi. »

C’était moins une invitation à venir s’installer comme ça en avait l’air qu’une manière subtile de donner une excuse à Jiang Li pour venir chez elle si quelque chose devait arriver. Il fallait qu’elle s’assure qu’il sache toujours qu’elle réconforterait, soignerait… Et consolerait si c’était nécessaire. Pas qu’elle s’attende à voir Jiang Li venir vers elle en pleurant mais après tout, pourquoi pas ? Un jour lui aussi pouvait craquer. Sous quel prétexte absurde le lui interdirait-on ? Celui de l’organisation ? Dans ce cas : au diable l’organisation. Elle n’allait quand même pas commencer à leur faire un rapport de tous ses faits et gestes.

Jiang Li semble la « mettre en garde » et Yu Lan lève un peu les yeux au ciel, soupirant à nouveau.

« Je ne l’ignore pas. J’ai plus souvent fait ça que toi. »

Maintenir les gens à distance. C’est juste qu’ils le faisaient de manière très, très, très différente. Mais haussant les épaules, elle demande :

« Tu ne vois jamais les gens que comme des personnes que tu pourrais éventuellement tuer ? Jamais comme des personnes que tu pourrais aimer ? »

Elle ne parlait pas forcément de l’amour avec un grand « A ». Simplement d’un sentiment d’affection. Se faire un ami c’était déjà aimer une personne.

« Tu n’es pas las d’être tout seul sur chaque mission ? Je pourrais affecter quelqu’un avec qui tu ferais un binôme. Nous pourrions même peut être regarder ensemble quelques prétendants et prétendantes que j’aurais préparé. »



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Jiang Li Zhao
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MessageSujet: Re: Tuányuán feat. Yu Lan Mao   Lun 30 Mai - 7:20

Jiang Li prend une profonde inspiration pour ne pas exploser à ce qui suit. Yu Lan donnait peut-être l’impression qu’elle lui demandait son avis, mais c’était très loin d’être le cas. Et à ce qu’elle ajoute, lui coupant presque la parole pour le glisser rapidement, c’est encore plus évident. Et si ça tend tellement à le faire sortir de ses gonds, c’est pour la simple et bonne raison qu’elle avait non seulement mis les deux pieds dans sa mission, mais en plus elle tentait de confier le bébé à quelqu’un d’autre. Son silence est assez inhabituel, du moins lorsqu’il interagissait avec Yu Lan et la femme doit bien le remarquer. Mais si c’est le cas, elle a assez de sagesse pour ne pas immédiatement enfoncer le couteau, semble-t-il. Une ou deux minutes passent dans le silence, peut-être. Jiang Li termine sa toilette, restant finalement sous le jet d’eau simplement pour profiter de l’eau chaude. Il lève à nouveau la tête vers le jet, fermant les yeux.

« Tu es bien prompte à appeler la cavalerie en renforts alors que tu n’as même pas encore eu le temps de sonder le terrain. », fait remarquer Jiang Li sur un ton bien trop calme pour être vrai. D’ailleurs, il a beau toujours garder cette voix bien modérée et grave, la suite est une insulte pure et nette. Elle n’en a pas la forme, mais c’est indéniable pour autant ! « La vieillesse te rend craintive, Yu Lan. Il serait peut-être temps de songer à la retraite. »

Non, pas de protestation en bonne et dût forme. Pas de crise, ni de cris. Mais on comprendra que l’intention y était malgré tout... Quant à savoir s’il avait été vu ou pas par le sorcier épié, il pousse un petit soupir. Elle essayait toujours de trouver la faille, n’est-ce pas ? Oh, en vrai ce n’était sûrement pas ça... Mais c’est ainsi que Jiang Li percevait ce qui était pourtant un brin d’inquiétude pour lui, sûrement.

« Non. », déclare-t-il simplement dans un premier temps, réponse assez claire et précise. Mais il se doit bien entendu d’en rajouter. « Je sais faire mon boulot, même si tu sembles souvent penser le contraire. »

S’il y avait bien une chose dans laquelle il excellait, c’était ça, n’est-ce pas ? Par contre, Jiang Li a tôt fait de froncer les sourcils à la suite. Il ne s’attendait pas vraiment à avoir une conversation sur ce sujet là de sitôt. Alors certainement pas ce matin alors qu’il ne s’était déjà pas attendu à parler à Yu Lan ! Cette femme était décidément pleine de surprises...

« Attention, Yu Lan. Je vais finir par croire que ce sont tes propres envies que tu projettes sur moi... », fait remarquer Jiang Li. D’un mouvement rapide, il ferme finalement l’arrivée d’eau. S’il restait encore un peu ici, soit il allait s’endormir, soit il ne voudrait tout simplement plus en sortir. Mieux valait se préparer dès maintenant. Il sort donc, attrapant la serviette chaude, grâcieuseté de Mademoiselle Mao. Non, il n’allait pas remercier. Mais ça ne signifiait pas qu’il n’appréciait, ni ne remarquait le geste. « Je n’en vois pas l’intérêt. Ma vie me convient très bien. Je n’ai jamais connu la sédentarité et la chaleur d’un foyer conventionnel. Et on dit que ce qu’on ne connait pas ne peut nous manquer, non ? »

C’était faux. Très faux. Jiang Li se sentait incroyablement seul d’ailleurs. Mais plutôt crever que de l’admettre. Soigneusement, il évite le regard de Yu Lan tout en se séchant, histoire qu’elle ne lise pas dans son regard. Elle le faisait trop facilement, toujours au moment le moins opportun. Une invitation, ensuite... et Jiang Li semble un instant l’ignorer. Il enfile un sous-vêtement, puis va se planter devant le miroir de la salle de bain pour s’observer, critique. Quelques rides au coin des yeux et des poches sous ceux-ci trahissaient sa longue nuit. De fait aujourd’hui, le maquillage allait être moins léger qu’habituellement. C’est en attrapant son fond de teint que Jiang Li daigne enfin répondre.

« Mon appartement me satisfait pleinement, merci. »

Clair et touchant. Pourtant, dans un coin de sa tête, Jiang Li stock l’information sans vraiment s’en rendre compte. Elle vaudra sûrement son pesant d’or dans un avenir rapproché... Puis, la belle Chinoise lui parle d’amour plutôt que de cibles... et son regard se trouble un instant. Au même moment, il croise celui de Yu Lan dans le miroir et le baisse rapidement. Pourquoi est-ce qu’il pensait à ce ô combien agaçant et présomptueux enquêteur russe ? L’homme claque sa langue contre son palais, un geste d’agacement qui est tout sauf feint !

« Non. Pourquoi est-ce que je m’attacherais à quelques perdus en pleine Europe, si loin de mon pays natal et qui plus est, qui ont plus de chances que quiconque d’être tout sauf humains ? », grogne Jiang Li tout en rinçant ses mains pour en chasser l’excédent de fond de teint. « Tu sais que je peux te renvoyer la question ? Et tiens... cette fois je le fais. Pourquoi est-ce que tu es seule, Yu Lan ? Ça ne te pèse pas ? »

Il avait faillit poser une question sur les enfants aussi... mais il s’était abstenu. La seule fois où il avait osé lui faire remarquer qu’elle commençait à être vieille pour être encore sans enfants, la foudre s’était abattue sur la Chine toute entière et il soupçonnait une quelconque infertilité. Enfin, à l’époque non. Mais depuis, il avait gagné quelques années et un brin de sagesse !

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Yu Lan Mao
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MessageSujet: Re: Tuányuán feat. Yu Lan Mao   Mer 1 Juin - 19:01



Jiang Li était vraiment un sale gosse. Ca la blessait rarement parce qu’au fond elle prenait ça pour ce que c’était sans doute : que de la gueule. Ho elle n’était pas assez folle pour penser que Jiang Li avait besoin d’elle. Il était probable que cet homme là ait jamais eu besoin de personne. Mais ça ne rendait pas la solitude plus facile à vivre il lui semblait. En fait, ça la compliquait même à son avis. Parce qu’on s’imposait quelque chose pour quoi personne n’était réellement fait à l’origine.

« Tu as raison… »

Mais Jiang Li la connaissait, lui aussi. Il devait savoir que cette « acceptation » ne pouvait pas vraiment en être une. Qu’elle allait ajouter quelque chose… Et comme pour ne pas le décevoir, Yu Lan ajoute :

« Je commence à passer l’âge d’essayer de dresser un peu les jeunes chiots. »

Elle laisse passer une minute, venant devant le miroir observer son reflet qu’elle ne voyait presque plus du fait des vapeurs de la douche. C’était vrai qu’elle n’allait pas en rajeunissant, forcément. La vieillesse lui tomberait fatalement sur le dos un jour même si pour le moment elle était loin de la ressentir. Elle était « dans le bel âge » comme on dit. Et Yu Lan se sentait plutôt jeune dans sa tête. C’était le principal.

La chinoise lève les yeux au ciel alors que Jiang Li fait ce qu’il semblait le plus aimer faire : se victimiser en la faisant passer pour la méchante.

« Si je pensais le contraire tu n’aurais pas ton statut actuel, il me semble. »

Sa voix comptait, même si bien sûr elle avait mit longtemps avant de donner son accord. Elle avait sentit qu’on lui forçait un peu la main oui… Mais ça n’avait pas pour autant voulu dire qu’elle pensait Jiang Li incapable de faire les missions qu’on lui confiait.

« Je ne vais pas essayer de te convaincre ce soir. »

Ou ce matin quoi.

« Je suis un peu las pour maintenant. »

Quant à projeter ses envies elle a un léger haussement d’épaules, assurant :

« Je n’ai aucune difficulté à admettre qu’il ne me déplairait pas, parfois, de me poser quelque part pour fonder quelque chose. »

Ce n’était pas une faiblesse pour elle que d’admettre ce genre de chose. Plutôt le signe d’émotions stables. Pas qu’elle pense Jiang Li instable, fallait pas lui faire dire ce qu’elle ne pensait même pas ! Mais elle le pensait troublé au minimum. Et depuis longtemps. Peut être trop pour que qui que ce soit puisse y changer quelque chose si ça se trouvait. Mais elle était de nature optimiste en général. Quant à ne pas manqué de ce qu’on n’avait pas connu :

« C’est ce que certains prétendent. »

Yu Lan n’allait pas forcer davantage la main ce soir. De toute façon Jiang Li était décidé à aller à rebrousse poil de tout ce qu’elle dirait. Il lui faudrait quelques jours (semaines…) pour s’habituer à sa présence sur place et même là il aurait sans doute l’air d’à peine la tolérer !

Son invitation est refusée mais ce n’était pas important. Elle avait proposé, l’invitation restait donc ouverte… Jiang Li pouvait en faire ce qu’il voulait ensuite. De son côté l’homme s’arme de toute sa belle assurance pour essayer de la convaincre que son sort était parfait comme il était ! Et puisqu’il s’amusait à la piquer depuis le départ, elle se permet de commenter de manière un brin narquoise :

« Ce qu’on n’a pas eu ne nous manque pas mais ce qu’on ne connait pas nous fait peur. Visiblement tout se vérifie alors avec toi. »

Elle a un petit sourire, le laissant s’occuper maintenant qu’il était sortit de la douche pour repasser dans la pièce d’à côté. De toute façon elle allait bientôt partir sûrement, Jiang Li avait du sommeil en retard et des activités très tôt. A sa question toutefois elle rectifie :

« Je suis rarement seule. »

Mais puisque la question tenait peut être plus étroitement à sa vie sentimentale ou en tout cas à une compagnie continue, Yu Lan réfléchit un petit moment à la question avant de convenir :

« Ca me pèse parfois de n’avoir pas une personne auprès de moi. Et je réfléchis à des façons d’y remédier figure-toi. »

Elle n’avait pas encore de réponse mais un jour, peut être. Quant à fonder quelque chose… Une famille… C’était plus que délicat dans son cas. Ses chances d’avoir un jour un enfant étaient minuscules et aux jeux des probabilités jusque là dans sa vie elle avait plutôt été en déveine lui semblait-il.

« C’est difficile de bien s’entourer. Dans le style dicton on dit aussi qu’un ami c’est quelqu’un qui sait tout de toi et qui t’aime quand même. Je suppose que c’est compliqué pour les êtres secrets que nous sommes de nous faire des amis alors. »


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MessageSujet: Re: Tuányuán feat. Yu Lan Mao   Mar 14 Juin - 3:28

Ouch... Ce « tu as raison » n’augurait rien de bon. Et comme pour être fidèle à sa réputation, Yu Lan ajoute une insulte derrière ces trois petits mots ironiques. Jiang Li serre les dents. Dieu que ça l’énervait cette propension à le considérer comme un enfant alors qu’ils n’avaient certainement pas assez d’années de différence pour qu’elle le prenne de haut à ce sujet comme elle le faisait pourtant si bien !

« À t’entendre, tu as 60 ans... », marmonne Jiang Li, préférant encore présenter les choses ainsi que sous l’angle inverse, soit lui-même qui en aurait plutôt 20 ! « Fais-toi une fleur et commence à me considérer pour ce que je suis. »

De toute façon, toutes les critiques qu’il pouvait émettre sur l’âge de Yu Lan mourraient en un seul regard au reflet que lui renvoyait le miroir. Cette femme était magnifique et elle le savait très bien, n’est-ce pas ? Oh, pas dans le genre de celles qui croyaient pouvoir écraser toutes les autres de leur beauté, non. Yu Lan savait être modeste à ce niveau et c’est probablement en grande partie ce qui faisait son charme. Elle en était malgré tout consciente, c’était un fait. Et grand bien lui en fasse. Jiang Li lui-même se considérait séduisant. Lui par contre n’usait généralement pas de la même modestie que Miss Mao ! Puis, elle lui donne un argument, mais Jiang Li n’en croit rien. Il était sûr que le reste du comité avait fini par faire pression sur elle pour qu’elle donne aussi son accord quant à ses voyages. Oui, il pouvait être plein de mauvaise foi quand il voulait...

Néanmoins, il est plutôt du même avis ensuite : il est las, lui aussi. Il en a assez des argumentaires inutiles. Ce matin était déjà assez difficile sans qu’ils ne commencent aussi à réellement se crêper le chignon, n’est-ce pas ? Le Chinois pousse un petit soupir alors que Yu Lan lui parle de quelques envies de fonder quelque chose, dans l’optique d’être sédentaire. C’était compliqué. Et pourtant...

« Qu’est-ce qui te retient, alors ? », demande tout simplement Jiang Li, continuant d’observer son propre reflet dans le miroir. Il avait l’impression que ses tentatives pour se rendre plus présentable étaient futiles. Pas qu’il ait vraiment une tête à faire peur, bien que sa fatigue soit visible. Mais qu’essayait-il vraiment de cacher, tout compte fait ? Jiang Li soupir, baissant finalement les yeux sur ses mains. « Si tu crois pouvoir être plus heureuse ainsi, rien ne t’en empêche... On trouvera à te remplacer. Peut-être difficilement, mais on trouvera. Personne n’est irremplaçable. »

Et oui, il y avait bel et bien un compliment dissimulé dans tout ça. Ça ressemblait fort peu à Jiang Li pourtant, il avait trouvé important de signaler que Yu Lan était importante au sein de leur ordre. Le Chinois se force à remonter le regard à son reflet, recommençant ses veines tentatives pour avoir l’air un brin moins fatigué. Il laisse passer quelques minutes avant de reprendre la parole. Pas qu’il n’entende pas ce que la jeune femme lui disait et pas que ça ne frustrait pas non plus ! Mais il était vraiment épuisé. D’ailleurs, après un moment de silence, Jiang Li admet du bout des lèvres :

« Je n’ai pas envie d’aller travailler aujourd’hui. Je suis épuisé... »

Il soupire, passant ses mains sous l’eau pour en chasser l’excédent de fond de teint. Puis, il se tourne dos au miroir, s’appuyant contre le comptoir en croisant ses bras sur son torse, observant la jeune femme de là où il était. Elle s’était à nouveau installée dans le salon, mais d’ici, on voyait bien cette partie de la pièce.

« Et quelles sont tes solutions pour ne plus être seule ? », demande soudainement Jiang Li, preuve qu’il avait bel et bien écouté. Et il était vraiment curieux même s’il tentait de le dissimuler sous une bonne couche d’attitude. Quant à leur difficulté à se faire de vrais amis, Jiang Li ne peut qu’acquiescer. Pour une fois, il était vraiment d’accord avec sa mentor. « Cette ville a deux visages... et ses habitants aussi. Je n’ai jamais vu une telle concentration de phénomènes de toute ma vie. Il vaut mieux être prudent et ne pas trop se lier. Alors garde tes solutions pour la Chine, veux-tu... »

Sur ce, Jiang Li se tourne à nouveau vers le miroir de la salle de bain, regardant moins son reflet que ses défauts, tentant de masquer le tout avec quelques produits de gamme masculine. Vraiment, la journée allait être longue...

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MessageSujet: Re: Tuányuán feat. Yu Lan Mao   Dim 19 Juin - 12:36



Hé bien il y avait moins d’une minute, c’était à l’entendre lui que Yu Lan se faisait l’effet d’une vieille femme ! Par contre à ce qu’il ajoute elle balaie l’air d’un vague signe de la main, constatant sobrement :

« Ha, ces hommes qui veulent ce qu’ils ne donnent pas aux autres. »

Parce qu’on ne pouvait pas vraiment dire que Jiang Li était tendre avec elle et qu’il la considérait vraiment pour ce qu’elle était non plus. Là étaient tous leurs rapports, que ce soit bien ou pas. C’était un peu malheureux mais ça faisait un moment que Yu Lan avait cessé de penser qu’elle pouvait changer Jiang Li. A présent elle savait donc l’apprécier pour les bons côtés qu’il avait et c’était sans doute ce désire de ne pas le faire entrer dans un moule qui faisait qu’ils ne s’entendaient pas si mal… Parce que croyez-la : ils s’entendaient mieux qu’ils n’en avaient l’air à se chamailler !

La suite de leur conversation est à la fois triste et banale. Ce qui était curieux pour eux. Etre chasseur dans leur ordre, c’était bien souvent s’intéresser peu aux autres même si Yu Lan essayait de faire changer un peu les choses à ce niveau. Les confidences se faisaient rares et l’intimité plus encore, eux que l’on dépouillait presque complètement de cette notion à leur plus jeune âge.

« On me remplacera sûrement. Mais je ne peux pas me permettre de quitter sans être sûre que la personne qui prendra ma place se battra comme je me bats lorsque c’est nécessaire. »

Qu’importe si Jiang Li jugeait mal ses combats ou ne les imaginait pas du tout. Sur ce terrain très précisément Yu Lan n’éprouvait aucun besoin de justification.

« Quand bien même, ce n’est pas parce que je désire quelque chose au fond de moi que ce que je fais maintenant me déplaît ou ne me convient plus. Je veux continuer… Mais je ne nie pas quelques souhaits que je pourrais avoir pour autant. »

A trop lutter contre une envie, celle-ci finissait par nous obséder lui semblait-il. C’était en tout cas sa philosophie. Et l’obsession pouvait être positive comme réellement négative. L’histoire leur prouvait comme elle avait menée les hommes.

Jiang Li semble soudainement ne plus vouloir tout à fait cacher le fait qu’il est fatigué… Et Yu Lan se relève, le rejoignant alors qu’il lui pose une question. Elle l’encourage à venir se poser sur son lit puis récupère dans un sac d’affaires qu’elle lui avait ramené un peu de baume. Certes il était à la base pour les coups et les coupures… Mais sur les contractures musculaires ça ne pouvait faire que du bien également. Yu Lan en enduit généreusement ses mains fines avant de venir masser les épaules, la nuque et le dos de son homologue chinois.

« Baisse la tête, détend toi. »

Ca n’allait rien changer à la fatigue dans son ensemble mais si ça pouvait le détendre rien qu’un peu, c’était sans doute toujours ça de prit. Plus tard il pourrait dormir et se reposer pleinement. Pour l’heure, Yu Lan ne pouvait pas suggérer à Jiang Li de rester dormir plutôt que d’aller travailler… Elle aurait voulu mais puisque ce n’était pas possible, elle faisait au mieux de ses moyens immédiats. Et on aurait eu tort de croire qu’elle usait de caresse ou d’une maigre force. Yu Lan était un cliché chinois en matière de massage et même d’acupuncture. Elle ne faisait pas que masser en surface, elle dénouait également. Pas tout : ça ne se faisait pas en une fois et le but n’était pas de faire vraiment mal à Jiang Li ! Mais assez pour une première séance disons.

« Si tu te couche sur le ventre ça sera plus simple. »

Ils avaient encore un peu de temps avant qu’il ne doive partir non ? Peut être même pouvait-il dormir un peu. Elle le réveillerait. Et pour répondre à sa question d’un peu plus tôt :

« Pour ne plus être seul, je pense qu’il faut accepter le fait qu’on puisse être déçu… »

Parce que oui : cette ville avait deux visages… Mais où qu’ils aillent c’était toujours un peu le cas n’est-ce pas ?

« Même sous la fourrure des bêtes que l’on chasse il y a des cœurs d’Hommes. Ce n’est pas mal d’éprouver des sentiments à leurs égards… Ce qui le serait, ce serait d’oublier que du poison leur coule dans les veines… Et que nous nous devons de les empêcher de souffrir et de faire souffrir les autres… Parfois au nom de ces sentiments que nous éprouvons… Et peut être parfois même malgré eux. »

Difficile de dire si le message était positif ou bien négatif… Mais Yu Lan avait la conviction de celle qui ne disait pas que pour emballer la chose dans un joli papier…


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