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Elrich Marbh & Augustus O'Callaghan



 
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 Les blessures qui ne se voient pas [Nostrée]

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Astrée Harkwood
we hunt those who hunt us

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Âge : Vingt année qui glisse sur le fil du temps.
Statut civil : Tu vises et le touche en plein cœur, c'est pas l'amour, c'est la mort.
Armes de prédilection : Un médaillon inlassablement autour de cou qui se change en une chaîne d'acier tranchant. Sans oublier tes précieux desert eagle dont les balles sont empoisonnées.
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MessageSujet: Les blessures qui ne se voient pas [Nostrée]   Mer 4 Mai - 17:41



Nolan & Astrée
Les blessures qui ne se voient pas


Flashback
Une soirée. Tu évoluais dans un monde en ruine. Chaque coin de rue représentait un obstacle insurmontable. Tu avais quitté l’hôpital allant à l'encontre des recommandations des médecins. Tu avais arraché le bracelet qui t'enserrait le bras. Les pensées brumeuses et nauséabondes se pressaient contre ton cœur pour y distiller la culpabilité, la colère et la rage. Ensevelie par des sentiments bien trop fort, tu errais, tu t'abonnais pour n'être rien de plus qu'une âme en perdition. Tu refusais de retrouver cette maison criante des souvenirs que vous n'aviez que trop peu partagé. Tu étais seule. Entièrement seule. Ta fratrie avait été décimée, emportée par la mort qui avait pourtant refusé la tienne. Ariana. Adam. Ils avaient tout deux pris un chemin que tu ne pouvais embrassé à moins de mourir à ton tour. Cette perspective te séduisait, bien pus que la vie elle-même. Tu n'étais plus toi, bercée dans un royaume d'ombres et d'obscurités, tu n'étais plus toi. Tu ne voulais plus être toi. Ton monde était en ruine. Ton cœur n'était plus qu'un trou béant et sanguinolent à l'intérieur de ta poitrine. Un organe blessée et dénaturée. La douleur aurait été bien plus supportable si on te l'avait arrachée. Tu n'étais plus qu'une âme en perdition. Un automate foulant une vie dont tu ne voulais plus. Tu lui crachais à la gueule à cette vie qui te narguais. Tu te refusais à croire en une quelconque chance alors que cette foutue chance t'avait emporté loin d'eux. Ils se retrouvaient, encore, alors que tu étais seule, encore. Tes pas chancelaient, encore endolories par les sédatifs que l'on avait diffusé dans ton sang pour tenter de t'apaiser, d'éteindre l'angoisse qui oppressait ton cœur. Tu te laissais tomber sur un banc quelconque. La nuit avait ensevelit la ville, ne laissait que la lueur d'une lune incomplète. Tu relevais ses yeux vers elle. Maudite lune, instigatrice de tes malheurs, responsable de leur permission. Ta mâchoire se crispait alors que l'acier tranchant de ton médaillon enserrait ton avant bras, déchirant la peau pour t'extirper une douleur physique qui atténuerais la douleur causée par sa perte, parce que cette souffrance la pesait des tonnes et tu étais incapables de la supporter d'avantage. Peu importe si les plaies qui charcutaient ta chair n'était pas dans le bon sens, peu importe si l'agonie n'en était que plus douloureuse, tu voulais couvrir cette peine atroce et inhumaine, tu voulais couvrir leur perte, tu voulais oublié. La conscience s'évaporait doucement. Le sang versé, les sédatifs administrés, les nuances disparaissaient, anéantissant toutes traces de conscience. Des cris alertés par ta silhouette. Ils t'échappent, tu t'évades.

Pensée brumeuse et vaporeuse. Encore. Ce putain de lit. Cette putain de chambre. Bien trop blanche, bien trop immaculée, pureté exacerbée. Propulsé dans une réalité que tu as tenté de rejeter... Échec cuisant. Te voilà redevenue à la case départ. La mort te nargue, elle ne cesse de te repousser alors qu'elle emporte tout ceux auxquels tu tiens. Tu te sens lourde et vaporeuse, sensation irréelle que tu dois aux médicaments qui se distillent dans ton organisme. Pendant un instant, un instant seulement, tu avais oublié. Mais la réalité revient te prendre d’assaut. La souffrance s'empare à nouveau de ton être, détruisant tout sur son passage. Le sanglot revient t'assaillir, faisant trésaille ton corps tout entier. Ce n'est que lorsque tu te tentes de soulever tes mains vers ton visage que tu te heurtes au lien qui te maintiennes dans ce lit. Les jurons s'infiltrent au delà de tes lèvres et inondent la pièce alors que tu tentent de te défaire de ses liens qui t'immobilises. A force de forcer contre les lanières, celles-ci se pressent contre les blessures que tu t'es infligée aux avant-bras. Une douleur physique qui n'est rien en comparaison de celle qui bouleverse ton âme. Tu te condamnes à cet état. Cédant à la rage d'avoir été retenu dans ce monde dont tu ne veux plus. Tu t'abandonnes contre le lit, cédant. Tu respires profondément. Tu essayes de rassembler les pièces du puzzle. Tu essayes de te souvenir de ce qu'il t'est arrivée. Les sirènes hurlent encore dans ta tête et cette voix... Étrangement familière. C'est cette voix encore qui t'extirpe de tes songes. Nolan. Tu détournes le regard pour le planquer sur le mur immaculé. Furieuse qu'il t'ait sauvée. Honteuse d'avoir été secourue... D'avoir échoué.


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Nolan Breslin
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Âge : vingt-six ans, des années qui ont défilé beaucoup trop vite à ses yeux.
Statut civil : seul, sans vraiment l'être. toujours entouré, jamais attaché. il n'aime pas, mais il a besoin que les autres le fassent. il reste célibataire, car il se lasse beaucoup trop vite.
Occupation : ambulancier, il sauve des vies au quotidien. ça compense avec celle qu'il est forcé de prendre chaque pleine lune.
Élément : l'élément destructeur, le feu qui brûle, qui ravage tout sur son passage.
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MessageSujet: Re: Les blessures qui ne se voient pas [Nostrée]   Dim 5 Juin - 16:54

Une nouvelle nuit, la Lune qui veillait sur lui, baignant la rue d'une lumière argentée. Une nuit étrangement calme, ce qui n'était pas bon présage d'après l'expérience de Nolan. Des premières heures calmes étaient bien souvent suivies d'un chaos difficilement gérable. C'était en plein milieu de sa garde que le biper du sorcier sonna pour lui indiquer une urgence au centre ville. On parlait d'une femme qui s'était tranché les poignets. Sans perdre de temps, le blond s'était rendu avec son équipière sur place. Et là, le chaos s'était installé. Il ne s'agissait pas d'être débordé d'un coup, il s'agissait de reconnaître les traits de la jeune femme, la silhouette quasi inconsciente allongée sur le banc. Nolan s'était empressé d'aller à sa rencontre, éloignant les badauds qui s'étaient accumulés tout autour. Sa voix s'élevait par-dessus la foule alors qu'il bouillonnait de les voir tous l'observer comme si elle était un animal de foire. Ses iris se posèrent sur le visage apaisé de la brune. Astrée. Son sang bouillonnait en lui alors qu'il murmurait des paroles rassurantes tout en s'occupant d'assurer les premiers soins à la jeune femme. Contrôler l’hémorragie pour lui donner une chance, pour qu'elle vive. Les gestes du sorcier étaient précis, ce malgré la colère qui le faisait bouillonner. La colère, l'incompréhension aussi, et la peine. Il ne comprenait pas pourquoi est-ce qu'elle s'était infligé ça. Enfin en réalité, il n'avait pas vraiment de mal à deviner ce qui l'avait poussé à faire ça. Adam. Son absence. Sa mort. Mais Nolan avait toujours connu une jeune femme battante, déterminée. C'était ce qu'il appréciait chez elle, ce qui l'avait convaincu de passer par-dessus les soupçons qu'il avait à son égard, de passer par-dessus son statut de chasseuse - il n'en avait jamais eu la confirmation, mais il n'en avait pas besoin pour confirmer cette affirmation. Astrée, et son sourire qu'elle arborait tout le temps d'ordinaire. Astrée, son regard plein de vie. Il se sentait coupable de ne rien avoir vu avant. Certes, il ne la voyait que très rarement ces derniers temps, mais il aurait dû prendre des nouvelles en apprenant le décès de son frère. Il aurait dû faire un pas vers elle. Alors qu'il était à l'arrière de l'ambulance, à surveiller son état, il ne pouvait s'empêcher de ressasser les même pensées en boucle.

Les murs de la chambre étaient immaculés, le silence seulement perturbé par la respiration régulière de la jeune femme. Poussant un soupir, Nolan observait ses poignets entravés, retenus au lit par des lanières blanches. Protocole dans le cas d'un patient ayant essayé de se suicider. Le sorcier avait toujours du mal à admettre la situation alors que plusieurs heures s'étaient déjà écoulées depuis qu'il l'avait retrouvé dans la rue. Il avait troqué son uniforme de travail pour une tenue plus confortable, ayant terminé sa garde alors que le soleil se levait. Il ne souhaitait pas quitter le chevet d'Astrée avant qu'elle ne se réveille. Il savait qu'elle serait désorientée, qu'elle essayerait probablement de se débattre. Il avait besoin de parler avec elle aussi, de comprendre. C'était un sanglot qui vint le sortir de sa torpeur, synonyme qu'elle était enfin réveillée. Un instant, il l'observa s'agiter, puis s'immobiliser à nouveau. Sa voix brisa le silence qui n'avait que trop régné. « Arrête de t'agiter, tu vas réouvrir tes plaies. » Des points de suture cachés par les bandages. S'approchant lentement du lit, il ne quittait pas la brune du regard. Cette dernière ne semblait pas vouloir croiser les yeux du sorcier, ses iris étant fixés sur le mur qui lui faisait face. « Astrée, comment tu te sens? » Sa voix était douce, il essayait de ne pas trop la brusquer même s'il avait envie de la secouer, d'obtenir des réponses. Son expérience avec les patients lui avait appris qu'il ne servait à rien de brusquer des personnes dans cet état.

_________________


maybe there’s a universe out there — happening now — where we end up together. if you think of it all this way, then it’s like neither of us did anything wrong. you just found me in the wrong universe. that’s all. because you could have loved me forever. and maybe in another universe, i let you.

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Les blessures qui ne se voient pas [Nostrée]

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