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Elrich Marbh & Augustus O'Callaghan



 
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 keep your eyes wide open (aslan & azilis)

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Azilis Harkwood
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Âge : vingt-quatre années que le monde l'a vue naître - vingt-quatre années qu'elle vagabonde et qu'elle essaie.
Statut civil : elle sait que son coeur bat pour quelqu'un - mais pour qui, cela lui a toujours échappé.
Occupation : on la voit souvent vendre des fleurs et des plantes en pots, mais rares sont ceux qui savent que la nuit, elle sort et chasse ceux qui la chassent.
Armes de prédilection : les armes blanches ; elle ne sort pas sans un couteau à la cheville gauche, et lors de ses chasses, sans deux grandes lames dans le dos, parfois même accompagnées d'une épée à la ceinture. elle sait aussi manipuler les hormones et les parfums, comme le reste des membres de sa famille.
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MessageSujet: keep your eyes wide open (aslan & azilis)   Lun 25 Avr - 0:42



(∆∆∆)
aslan & azilis
keep your eyes wide open
Elle se frotte les yeux une énième fois, soupire le plus silencieusement possible, se redresse comme elle peut dans le fauteuil de cuir bleu dans lequel elle était installée depuis déjà plusieurs heures. Elle avait pensé à Adam toute la nuit (tout du moins, la partie de la nuit que le rituel n’avait pas occupé), lui qui venait de resurgir tout droit des enfers – et n’avait ni pu, ni voulu trouver le sommeil. Les images qui se pressaient dans son esprit l’empêchaient de pouvoir fermer les paupières sans être hantée de visions plus étranges les unes que les autres, et parfois même, effrayantes. Ces corps disposés de tel manière à ce que son cousin puisse retrouver la vie, les yeux de Cilian qui avaient noirci, encore et encore, jusqu’à devenir complètement impénétrables. Elle ne mesurait pas encore toute la portée du rituel auquel elle avait assisté, mais elle sentait, quelque part, que la réalité la rattraperait vite, et que tout ce que cela signifiait lui claquerait au visage. Plus rien ne serait comme avant. Et elle ne le saisissait pas vraiment. Si c’était le cas, elle ne serait pas rendue au chevet d’Aslan, du moins, pas tout de suite. Pas avant d’être restée enfermée Dieu savait où et d’avoir pleinement pris conscience du tournant que leurs vies, à tous, venaient de prendre. En vérité, tout allait trop vite, tout changeait trop vite. Elle avait longtemps cru que la vie essayait de tout bien équilibrer, mais il n’y avait qu’à voir ce qui lui tombait sur les épaules depuis que cette année, qu’elle qualifiait déjà de maudite, avait commencé. Elle s’étire, n’arrive pas à trouver de position qui ne réveille pas de douleur dans ses articulations, ou dans son bras recouvert de bandages. Mais surtout, elle n’arrive pas à se détacher de la machine qui bipe, à quelques mètres d’elle, lui indiquant le rythme cardiaque du chasseur. bip, bip, bip. chacun de ces petits sons lui arrachent le cœur, parce qu’elle en est arrivée à un point, Azilis, où elle pense systématiquement que chacun d’eux peut être le dernier. Elle pose ses yeux sur le visage endormi, étrangement paisible de son ami. Deux jours à peine, depuis que ces nécromanciens (puisque c’était leur nom) avaient semé la terreur au sein même du centre-ville, réduisant la fête irlandaise à une boucherie – et déjà, Azilis sentait qu’ils avaient causé plus de mal que rien n’en avait jamais fait, à Glencullen. Combien étaient morts, cette nuit-là – cette nuit qui semblait à la fois si proche et si lointaine ? Deux jours, ça n’avait suffi à personne pour se remettre de ce chaos. Et surtout pas Azilis, qui se retrouvait une fois de plus à regarder quelqu’un qu’elle aimait souffrir. A cause de ce monde, encore ; ce monde qui, décidément, ruinait toujours tout. Machinalement, elle enroule son ventre arrondi de ses bras, faisant courir ses doigts dessus, sans pour autant retirer ses iris de sur le brun. Elle veut le regarder ouvrir les yeux, elle veut le regarder se réveiller après la journée d’opération qu’on lui avait infligée la veille. Elle veut pouvoir tout de suite s’assurer qu’il va à peu près bien, qu’il est encore aussi sarcastique que quand elle l’avait laissé – ou plutôt, quand il l’avait poussée loin de lui. Elle s’en veut, de ne pas avoir insisté. De ne pas avoir attrapé son bras et de l’avoir entraîné à sa suite. Au moins, il ne serait pas allongé là, si déchiré. Elle ne peut même pas prétendre savoir ce qu’il ressent, parce qu’elle n’avait jamais été dans un état pareil. Elle avait déjà frôlé la mort – mais jamais avec grande douleur. Pas aussi grande que celle dans laquelle Aslan devait baigner. Elle esquisse une ébauche de sourire quand elle le voit s’agiter un peu peu, se lève de ce foutu fauteuil sur lequel elle ne voulait plus jamais s’installer – du moins, pas avant de ressentir la douleur dans son dos – et vient s’asseoir à ses côtés, au bord du lit, emmêlant leurs doigts sans même y réfléchir. « T’es un sacré abruti, O’Brown. »

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Aslan O'Brown
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Âge : Vingt-six bougie qui ont été soufflé par le vent de la vieillesse.
Statut civil : Cœur brisé, détruit, enveloppé dans une brume de mensonge sans fin. La confiance est devenu rare, son amour presque éteint, enfermé comme une vulgaire bête.
Occupation : Ouvre, referme, suture, comme s'il fermait ou ouvrait un simple bouquin. Le sang coule sur ses bras, sur le sol, gouttelette après gouttelette, parfois il y arrive, malheureusement, parfois il ne peut rien faire. Souvent synonyme de vie ou de mort, il tente bien souvent de conserver la vie d'autrui sur ce lit d'opération.
Armes de prédilection : Ça coupe, ça tranche, c'est aiguisé comme une lame de rasoir, ou pire. Comme un jongleur, tu es habile avec tes deux mains tu optes donc souvent pour des paires d'arme blanche. Tu entailles, tu ouvres, tu coupes, c'est ton jeu favoris, tu aimes tous ce qui coupe. Arme blanche, au corps à corps ou à jet, tant que c'est silencieux et que tu peux les tremper dans l'aconit ou du nitrate d'argent ça te corresponds.
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MessageSujet: Re: keep your eyes wide open (aslan & azilis)   Lun 25 Avr - 10:14



(∆∆∆)
aslan & azilis
keep your eyes wide open
Le trou noir. Comme une absence de vie, voilà à quoi se résumaient ces deux derniers jours. Plongé dans un sommeil artificielle, si profond qu'on aurait pu penser qu'il s'était laissé aller dans ce cercle vicieux que représente le coma. Deux jours de sa vie envolée, comme si le temps avait été mis en pause, le laissant finalement en paix, dans ce lit. Une paix si attendue de sa part, une évasion de la vie, un sommeil sans rêve, présent dans ce monde et à la fois si loin. Un calme dont il a toujours rêvé, loin de cette vie, loin de ce chaos. Aucune pensée, il est inutile d'essayer de savoir à quoi il peut penser, ou à qui. Toute bonne chose a une fin, difficile de dire si ce faux sommeil est une bonne chose ou non. Il avait en effet permis au brun, de ne pas ressentir une quelconque douleur, mais le réveil n'en fût que plus délicat. Le corps engourdis, presque recouvert de bandage comme une simple momie. Un bruit infernal qui était venu résonner dans son oreille, son d'une machine, qu'il ne connaissait que trop bien à son grand regret, pour ne pas prendre conscience de sa situation. Bip... Bip, ce simple rythme sonore, avait suffi, pour lui mettre une véritable gifle en plein visage. Des images, de cette nuit revenaient alors le hanter. Une paix éphémère, qui s'était envolé dès l'instant où il avait commencé à sortir de ce sommeil programmé. S'agitant légèrement, essayant de bouger son corps petit à petit, alors que certaine douleur endormie venait lui rappeler son état déplorable. Une grimace. C'est tout ce qu'il avait pu répondre à cette attaque. Alors que ses yeux clos jusqu'à présent, commençaient doucement à s'ouvrir aux contacts de ses mains, ses pensées aussitôt dirigées vers ces personnes auxquels ils tenaient et aux autres. À tous ces individus qui avaient présent lors de cette nuit d'horreur. Un sentiment de soulagement, lorsque le son de la voix féminine était parvenue jusqu'à son oreille. Une voix qu'il connaissait, que trop bien, pour ne pas la reconnaître. Une lumière aveuglante dans les yeux, était restée plongé dans un noir absolu pendant plusieurs heures, plusieurs jours. Au diable cet éclairage aveuglant, il voulait poser son regard sur elle, s'assurer que tout va pour le mieux, quitte à laisser un silence s'installer l'espace de quelques instants, le temps de pouvoir les yeux. Les doigts tremblotants, caressant ceux de la rousse, dans un effort conséquent. Un geste simple et pourtant si dur à réaliser dans l'immédiat. « C'est pour ça qu'on m'admire. » Une question, sans être une, un sarcasme, une ironie. Un léger rire quittant ses lèvres, non pas sans provoquer une légère douleur, mais il n'allait pas laisser ses blessures dictées sa vie. Abruti jusqu'au bout de ses doigts après tout. Toujours allongé, une position qu'il ne supportait déjà plus, qui ne faisait que lui rappeler à quel point la vie d'un homme est fragile et peut-être balayer d'un simple courant d'air. Des blessures il en est déjà eu, ce sont les risques de leur occupation diurne. Mais, rarement d'aussi grave, frôlé la mort d'aussi près, lui avait laissé un goût amer. Pour une fois, il avait eu peur. Effrayé par la mort, apeuré de perdre tout ce qu'il lui restait. Les iris posés sur la rouquine, il affichait ce sourire, ce rictus toujours présent sur ses lèvres. Incapable de retirer son regard d'elle, comme pour s'assurer qu'il ne faisait pas un stupide rêve, qu'il s'agissait bien du monde réel.  « Tu n'as pas une très bonne mine tu sais. Ça fait un peu peur, tu veux que je te prête mon lit ? » C'était sa manière à lui, de lui montrer qu'il n'avait pas changé, qu'il était toujours lui. Et puis il fallait être honnête, la chasseuse, était loin d'affiche une mine reposée, bien que soulager de voir qu'elle ne se trouvait pas un état aussi déplorable que le sien, ce visage aux traits tirés, l'inquiétait. Il voulait en connaître la raison, sans la brusquer, comme à chaque fois en réalité. Essayant finalement de se relever, dans un effort colossal, ne supportant plus d'être allongé.
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Azilis Harkwood
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MessageSujet: Re: keep your eyes wide open (aslan & azilis)   Dim 1 Mai - 0:03



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Son sourire s’élargit quelque peu quand elle regarde ses paupières s’ouvrir avec difficulté. Il papillonne des yeux, bataillant certainement contre la lumière qui baignait la pièce. Ses doigts, ils jouent faiblement avec ceux de la rousse, et elle ne proteste pas, ne fait rien, se contente de pouffer à sa réplique. Il y avait des choses qui ne changeaient pas, peu importe le nombre de côtes brisées ou d’heures passées dans un sommeil qui n’en était pas vraiment un. Il était toujours là, l’être ironique qu’elle connaissait, celui qui ne pouvait pas s’empêcher de lancer une petite pique d’humour sans se soucier des circonstances. Et c’est en l’entendant parler comme il l’avait toujours fait avec elle qu’elle se rend compte du point auquel elle avait été effrayée – effrayée de le perdre, lui aussi. Elle chasse les sanglots qui commencent à monter le long de sa gorge en déglutissant, le plus silencieusement possible. Un léger rire s’échappe de la gorge du chasseur, le faisant ensuite grimacer. Elle était bien placée pour savoir que rire avec des côtes cassées était loin d’être indolore. Elle baisse les yeux vers leurs mains avant de les replonger dans ceux d’Aslan – et ils restent là, à se regarder, pendant plusieurs secondes. Elle ne sait pas comment il fait. Pour réussir à garder ses lèvres imbibées de ce rictus qui le caractérisait si bien. A sa place, elle maudirait ces démons pâles et leur Mère – parce qu’après tout, ils étaient ses enfants aussi. Cilian était toujours fils de la Lune ; mais tellement méconnaissable. Elle prend une profonde inspiration, serrant inconsciemment la main du jeune homme un peu plus fort dans la sienne. Elle pince les lèvres, secoue la tête. Elle aurait bien voulu lui donner une claque sur le crâne, mais elle doutait que ce soit une bonne idée. Au lieu de ça, elle se contente de baisser les yeux, encore une fois, scrutant ce ventre qu’Aslan ne voyait pas. Elle se donnait tellement de mal pour le dissimuler, et ce, pour une raison qui lui échappait. Surtout en ce qui concernant le brun. Elle finit par reporter son attention sur son visage. « J’ai… Ma nuit a été courte. » Adam est revenu. Elle ne se voyait pas le dire, en tous cas, pas tout de suite, pas maintenant. Elle attendrait qu’Aslan soit un peu plus réveillé – bien qu’il semblait tout à fait revenu à lui, comme sa manière de la taquiner pouvait le lui faire deviner ; signe qu’il allait à peu près bien, toute blessure mise à part. « J’irai me coucher en rentrant. » Elle ne voulait plus faire que ça, la rousse. S’allonger, dormir, et profiter du cousin qu’on lui avait rendu. Simplement. De toute façon, que pouvait-elle faire d’autre ? Ses frères et son oncle lui interdiront bientôt de participer aux chasses, et elle allait bientôt devenir assez énorme pour ne plus être capable de faire quoique ce soit autre que végéter dans son lit, trop grand pour elle toute seule. Elle le voit essayer de se redresser, et elle se relève, le dos un peu courbé. « Attends, laisse-moi faire. »Elle retire un coussin de derrière son cou, garde une main dans son dos pour l’aider à s’asseoir, tout en relevant grâce à un bouton le dossier de son lit d’hôpital. Elle finit par caller le coussin derrière lui, comme un tuteur pour une tige fragile. Et puis, elle s’assit de nouveau au bord du matelas, soupire en prenant conscience du bordel dans lequel Aslan était désormais. Il pouvait à peine bouger, et il n’y avait qu’à voir ses mains faibles et les grimaces de douleurs presque imperceptibles se glisser sur son visage pour comprendre qu’il mettrait du temps, beaucoup de temps, pour se remettre de tout cela. La rousse elle passe un main sur le bandage de son bras gauche, se demandant si la multitude de petites plaies que les bouts de verre y avait formées avait déjà commencé à cicatriser. Et puis, elle noue une fois encore ses iris à celle du chasseur. « Bon, raconte. Qu’est-ce que t’as fait comme connerie, encore? »

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Aslan O'Brown
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MessageSujet: Re: keep your eyes wide open (aslan & azilis)   Sam 7 Mai - 11:18



(∆∆∆)
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Un souvenir douloureux. Le genre de souvenir que l'on voudrait enfermer dans une boîte et enfouir le plus profond possible dans son esprit. Le même genre qui peut vous pousser dans un déni des plus conséquents, que l'on ne veut pas croire, que l'on préfère nier. Voilà, ce qu'est devenu cette nuit de fête pour le chasseur, un passé atroce, difficile. Son corps n'a pas été le seul à avoir été réduit en plusieurs morceaux, tout son être avait été transpercé par cette épée de Damoclès qui lévitait au-dessus de sa tête depuis de nombreuses années. Si trouver la mort aurait été l'option qu'il aurait choisie il y a encore quelque temps, quand le choix s'était imposé, il n'avait pas pu s'y résoudre. Un sentiment de responsabilité, il voulait s'assurer que parmi tous ces corps sans vie qu'avaient empilée ces êtres macabres, ne se trouvaient pas ceux des personnes à qu'il tenait, bien que sa conception de ce sentiment soit différente de celle des autres. Le droit de vivre. Un droit qu'il ne se serait pas accordé il y a encore quelques jours. Incapable de retirer ses iris de ceux de la rousse, ses doigts voguant, difficilement, sur la main de la chasseuse, comme pour s'assure qu'il ne rêvait pas, qu'il n'était pas encore sous l'effet de l'anesthésiant. Un rictus comme collé sur ses lèvres, comme d'habitude, il était rare qu'il s'efface, surtout en présence de la rouquine, elle est un peu sa pierre philosophale. Celle qui est supposée rendre immortel. Il l'écoute, buvant ses paroles et gardant les yeux accroché sur son visage, quand bien même la lumière blanche lui donne l'impression qu'on lui martèle la tête. Elle n'avait pas beaucoup dormi, mais ça il le voyait à son visage, à ses traits tirés et à ces cernes. Elle devait avoir ses raisons, si d'ordinaire il aurait un peu assisté pour en connaître l'origine, il allait faire profil bas pour ce moment, un combat perdu d'avance dans son état, il le savait parfaitement. Le brun était aussi conscient, que ses propres nuits allaient être courtes, il pouvait déjà remercier ses collègues pour lui avoir permis d'avoir un repos paisible ces dernières heures. « Ça vaudrait mieux, sinon je viendrais t'endormir moi-même. » Ce fût les seuls mots qu'il venait de quitter ses lèvres, pour rester fidèle à lui-même et ne pas inquiéter d'avantage Azilis, qui semblait déjà bien préoccupé. Et voilà un autre coup bien placé dans la fierté du chasseur, incapable de se redresser seul, de se mettre ne serait-ce qu'assit. Comme si toutes ses forces s'étaient envolées, consumer par les flammes, par la peur que cette créature sans vie lui avait procurée, quand bien même il ne voulait pas l'admettre. Une nouvelle fois, il se tait, s’emmure dans un silence et garde son ressenti pour lui, sa fierté et son ego brisés. Un bras plâtré, le corps recousu et couvert de bandage, il se sentait comme une marionnette qu'on aurait raccommodée, un Frankenstein, en moins monstrueux physiquement du moins. « Merci », un simple mot, prononcé dans un murmure à peine audible, un mot qu'il ne prononçait que très peu, qui semblait comme exclu de son vocabulaire. Il observait chacun des gestes de la rousse, après tout, c'était un peu la manie des chasseurs, d'observer tout et rien. Gardant son sourire, qui était dans l'immédiat, un simple reflet de lui, comme une protection, un réconfort pour ne causer plus de frayeurs. La question de la chasseuse agie finalement comme le coup de grâce. Ce qu'il avait pu faire . Rien, pour son plus grand malheur, rien à part fuir, comme un vulgaire animal poursuivi par des enfants. Son rictus s'était finalement évaporé, il pouvait revoir encore et encore les images de cette nuit, il aurait pu mettre sur la cause de l'alcool, mais il savait au fond, que même sans ce liquide dans son sang, il n'aurait guère pu lutter face à ces êtres. « Rien. » Un mot douloureux, arraché de ses lèvres. Un simple mot qui finalement avait agi comme un déclencheur. Il était en vie et c'était déjà un miracle, il en était bien conscient. « Je n'ai eu le temps de ne rien faire. Rien, hormis m'accrocher à la vie et prier silencieusement... Un vulgaire fétu de paille, qu'ils pouvaient balayer au gré de leurs envies. » Des mots qui sortent difficilement de ses lèvres, lui qui était souvent si confiant, qui paraissait si imperturbable. Ses blessures n'étaient pas simplement physiques et il en prenait conscience en même temps que la rouquine. « Ils ne sont pas de ce monde, Azilis. J'ai pu contempler la folie des Hommes et des créatures, mais aucune n'égale celle de ses monstres. Ils n'ont rien d'humain. Ils ne tuent pas par obligations de la Lune. Ils le font pour le plaisir, pour eux. » Aucune sauf peut-être la mienne... Des mots qu'il n'avait pas pu prononcé. Il était bien placé pour le savoir, lui-même avait fini par ne plus tuer par obligations, contrairement à ce qu'il voulait faire penser, c'était devenu un plaisir, un jeu qu'il pouvait cacher derrière le surnaturel. Ses dents serraient sa lèvre inférieure au point de l'ouvrir légèrement, retenant ses perles salées qui commençaient à s’accumuler sur ses iris, à les faire briller, alors qu'il détournait le regard. Il était devenu au fil des années, un peu comme ces créatures, pas celle qu'ils avaient l'habitude de chasser, qui tuaient par obligations de la Lune, mais comme ces faucheurs de la fête. « Je... » Un pronom s'échappant de ses lèvres, ses dents faisant alors office de barrage pour le reste de ses mots, qu'il avait fini par séparer de sa lèvre. « Je suis... Je suis comme eux Azilis. Un monstre. » Il avait finalement placé ses mots, formuler ce qu'il voulait dire, avouant comment il se voyait au fond. Quelques larmes s'étaient finalement échappées de ses paupières pour tomber sur le drap.
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Azilis Harkwood
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MessageSujet: Re: keep your eyes wide open (aslan & azilis)   Mar 24 Mai - 22:10



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Elle ne sait pas pourquoi, mais son merci la fait tiquer. Premièrement, parce qu’il ne disait jamais merci. Non pas par manque de politesse, mais par abus de fierté. Reconnaître qu’on lui avait rendu service, qu’on avait été là parce qu’il avait eu besoin d’aide était visiblement quelque chose qu’Aslan O’Brown ne supportait pas. Et pourtant, elle y avait eu le droit. Timidement, lentement, presque silencieusement, elle avait eu le droit à des remerciements et elle se dit que quelque chose était différent – que quelque chose avait changé. Elle s’accrochait à son sourire qui lui, était le signe que certaines choses étaient restées les mêmes. Mais elle était submergée par cette étrange sensation qui vous prenait le jour de votre anniversaire, les jours de fêtes, les jours à l’école où quelque chose de spécial se tramait comme une kermesse ou un spectacle. Comme si ce jour n’était pas un jour comme les autres, mais un jour qui sortait du lot – et pas simplement parce que la ville avait été attaquée par ces créatures – créature en laquelle son meilleur ami venait tout juste de se transformer. Elle lâche un long soupir, laisse ses yeux vagabonder le long des innombrables bandages enroulant le corps du brun. Elle finit par lui demander ce qu’il y était arrivé – comment est-ce qu’il s’était retrouvé dans une situation pareille. Et elle fronce les sourcils quand la réponse vient. Rien. Ça ne voulait rien dire, à ses yeux. Ça ne répondait en rien à sa question – parce que ce n’était pas en ne faisant rien qu’on atterrissait dans un lit d’hôpital. Et puis, il continue, laissant à Azilis le loisir d’imaginer ce qu’il avait bien pu subir pendant qu’elle et Thaddeus courraient pour leurs vies. Tout cela voulait bien dire qu’il avait tout prêt d’eux, qu’ils avaient fait de lui une cible de choix et qu’il ne s’était pas simplement retrouvé écrasé par un pan de mur ou Dieu savait quoi. Il avait agi comment il en avait l’habitude – inconsciemment, sans réfléchir aux conséquences de ses actes. Elle ne dit rien, se dit que le moment était peut-être mal choisi pour le sermonner. Elle baisse les yeux, les fixent sur leurs deux mains liées, pense à ce qui aurait pu arriver si les nécromanciens avaient décidé d’aller encore un peu plus loin ; ou si Aslan avait décidé de ne pas en rester là. Elle déglutit, retenant quelques sanglots. Elle ne relève pas la tête en l’entendant reprendre la parole – seulement quand elle entend son nom. Elle l’écoute parler d’eux et elle ne peut s’empêcher de revoir les yeux noirs, complètement noirs, que ceux de Cilian étaient devenus. Ils n’ont rien d’humain, disait-il. Et elle repense au regard que le blond avait adressé à Adam, au baiser qu’ils avaient échangé. Ils tuent pour le plaisir, il tuent pour eux. Cilian avait tué treize personnes devant ses yeux et ceux de Cora pour ramener Adam d’entre les morts. Probablement parce qu’il ne supportait plus de vivre sans lui (l’avait-il seulement supporté une seule seconde ?), mais parce qu’il savait qu’Azilis et Cora l’aimait tout autant que lui. Et encore une fois, elle ne répond rien, garde tout pour elle ; que se passerait-il si elle le contredisait et qu’elle devrait expliquer la source de ses contestations ? Il avait tellement mal, était tellement en colère qu’elle n’avait aucune idée de ce à quoi elle devait s’attendre. Alors elle se tait. Se contente de resserrer l’étreinte de ses doigts autour de ceux de ceux du chasseur, en baissant les yeux une nouvelle fois. Elle laisse le silence s’installer, le supportant étrangement bien, passe une main dans ses cheveux et se demande ce qu’elle pourrait bien répondre à tout ça. Parce qu’elle n’en sait absolument rien. Mais elle n’a le temps de ne rien dire qu’il lâche un nouveau mot. Un seul, pronom isolé qui n’a aucun sens mais qui a le don de nouer leurs deux paires d’iris à nouveau. Elle attend la suite. Et quand elle arrive, elle ferme les yeux, passe une main sur son front, secoue doucement longtemps. « Tu dis n’importe quoi. » Ses yeux s’ouvrent, elle remarque quelques larmes sur les joues d’Aslan et elle n’a pas l’occasion d’y penser que déjà son pouce était venu les écraser. « Si t’étais vraiment un monstre, est-ce que tu aurais mis tant de mal à me faire partir avec Thad, ce soir-là ? » Elle se rappelle les larmes, les cris, le baiser sur le front, les doigts du sorcier autour de son poignet qui la pressaient de le suivre. « On s’en fiche, du nombre de personnes que tu as tuées. Tu es chasseur, c’est ce que tu es censé faire – tuer des gens. L’important, c’est celles que tu as sauvées. » Elle fait une pause, se déplace sur le matelas pour être suffisamment proche pour l’attirer contre elle. « Tu m’as sauvée, moi. Et, te connaissant, tu t’es probablement pas jeté sur les nécromanciens parce que t’en avais envie. Rien que ça, ça fait de toi une personne remarquable. Tout sauf un monstre. »

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