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 (nelan) we are like glass; we break and eventually we shatter.

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Nerys Rhodes
we pledge ourselves to the goddess

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Âge : vingt-cinq ans.
Statut civil : vulnérable. éperdument éprise d'un jeune homme aussi autodestructeur qu'elle.
Occupation : restauratrice de meubles anciens, elle possède sa propre boutique depuis six mois. c'est petit, mais c'est sa boutique à elle.
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MessageSujet: (nelan) we are like glass; we break and eventually we shatter.   Mer 20 Avr - 18:57


❊❊❊
"and everyday i'm learning about you
the things that no one else sees
and the end comes too soon"

ft/ nolan breslin.
un mois s'est écoulé depuis la st patrick. un long mois. le temps semble défiler de plus en plus lentement. une passade. rien de plus. c'est ce que tu te répètes constamment ces derniers jours. pourtant, tu devrais t'estimer heureuse d'avoir un peu de tranquillité après les événements qui se sont déroulés lors de cette fameuse nuit. des nécromanciens, partout. tu savais qu'ils arrivaient. tu le sentais. tu le sentais depuis qu'ils ont débarqué lors d'une précédente pleine lune. ce sentiment ne t'a jamais quitté (ou ton bon sens. ça parait logique, après tout). il était plus qu'évident qu'ils reviendraient. et qu'ils le feront encore. tu ne peux rien faire, si ce n'est attendre. tu détestes te sentir impuissante, mais peu importe ô combien inconsciente tu puisses être, tu ne l'es pas autant. et peut-être qu'une partie de toi – une toute petite partie – ne veut pas se mettre en travers de leur chemin. pas parce qu'ils te font peur, mais parce qu'ils sont sorciers. toujours. si tu en doutais jusqu'alors, t'en as eu la confirmation lors de la st patrick. ils n'ont pas hésité une seule seconde à user de leurs pouvoirs. pourquoi se priveraient-ils? tu t'en es plutôt bien sortie. encore. mais tu te contentes de survivre. et bien que ça ne te pose pas particulièrement de problème en temps normal, ce mois qui s'éternise te pèse. tu ne veux plus te sentir si petite dans un monde aussi vaste. tu ne veux plus être la spectatrice de ta vie. tu dois avancer, passer à autre chose. tu pensais que les choses pouvaient changer. c'était bien optimiste de ta part, comme toujours. les choses ne se déroulent jamais comme on l’espérerait. tu dois t'ouvrir à de nouvelles personnes, et en laisser d'autres. une autre. nolan. il ne veut pas de toi. et t'as beau te persuader du contraire, ça te tue à petit feu. doucement, mais surement. tu ne vas pas pouvoir continuer à te voiler la face plus longtemps, tu le sais. au fond, tu ne peux pas lui en vouloir (tu ne lui en as jamais voulu, pour rien). tout ce que tu voulais, c'est qu'il te dise qu'il ne voulait plus avoir à faire à toi. qu'il ne voulait plus te parler. qu'il ne voulait plus te voir. il n'a jamais prononcé ces mots. pourtant, il a agit comme s'il le désirait. plus d'une fois. en soit, être désagréable avec toi n'est pas ré-butoir à tes yeux. pas toujours. c'est un peu à la tête du client. mais il faut bien se rendre à l'évidence. il n'y a rien de sain dans tout ça. ce n'est pas juste. ni pour toi, ni pour lui. il mérite sa liberté, tout comme tu mérites la tienne. alors tu t'es décidée, enfin. c'est avec une boule au ventre que tu pousses la porte du johnnie fox's pub. tu jettes un rapide regard autour de toi, scannant chaque individu. jusqu'à ce que tes yeux tombent sur nolan, assis au comptoir. un sentiment de soulagement te parcourt – après l'avoir cherché littéralement partout, contrairement aux fois où vous tombiez par hasard l'un sur l'autre – mélangé à de l'appréhension. jusqu'ici, il te restait du temps. à chaque endroit où il n'était pas, c'était des minutes en moins avant le moment fatidique. ça peut paraître ridicule, mais c'était des minutes en plus à ses côtés, bizarrement. tu prends une profonde inspiration, essayant de te calmer (ou de dissimuler ton réel état d'esprit). tu affiches un sourire sur ton visage, avant de te lancer. d'un pas sûr, tu t'avances vers lui. hey yourself. ton enjoué. tu te permets même de glisser ta main d'une épaule à l'autre du jeune homme, alors que tu passes derrière lui pour venir te positionner à ses côtés. i've been looking for you. ton comportement semble plutôt habituel, ce qui te surprend toi-même. au fond, tu retardes surement encore un peu les choses. tu en profites jusqu'au dernier instant. une dernière fois. histoire de ne pas avoir de regret plus tard. i should have done this, and that. bullshit. tu sais pertinemment que quoi que tu fasses, quoi que tu dises, tu regretteras. tu te plongeras dans des et si. ce n'est pas pour rien qu'on dit qu'on referait le monde avec ça. tu referais l'intégralité de votre histoire – si on peut appeler ça comme ça. tu te referais toi-même. tu pointes le tabouret qui se trouve juste à côté. may i? mais avant même qu'il n'est le temps de réagir, tu es déjà entrain de t'installer. tu retournes ton attention sur le blond, prenant le temps de bien le détailler. plus encore que d'ordinaire. ton sourire se fait doux, alors que tu plonges tes yeux dans les siens. can we talk? tu te doutes un peu de sa réponse. ou du moins, tu ne serais pas étonnée si celle-ci s'avère négative. et bien qu'en temps normal, tu imposes ta présence même si ça semble être la dernière chose dont il a envie, tu ne peux t'empêcher de te justifier. i need to tell you something.

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Nolan Breslin
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Âge : vingt-six ans, des années qui ont défilé beaucoup trop vite à ses yeux.
Statut civil : seul, sans vraiment l'être. toujours entouré, jamais attaché. il n'aime pas, mais il a besoin que les autres le fassent. il reste célibataire, car il se lasse beaucoup trop vite.
Occupation : ambulancier, il sauve des vies au quotidien. ça compense avec celle qu'il est forcé de prendre chaque pleine lune.
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MessageSujet: Re: (nelan) we are like glass; we break and eventually we shatter.   Mer 27 Avr - 12:10

Il était arrivé ici sans savoir comment, sans même réellement s'en rendre compte. Avant même que des pensées cohérentes ne se forment dans son crâne, il s'était retrouvé assis au comptoir du pub, à commander une bière blonde au barman. L'établissement commençait doucement à se remplir lorsque le blond était arrivé. Des habitants qui sortaient du travail, comme lui, qui avaient besoin de se changer les idées. Des personnes assez courageuses pour oser braver l'atmosphère morbide qui régnait dans les rues de la ville depuis quelques semaines. Nolan aurait presque pu être impressionné, s'il en avait eu quelque chose à foutre. Mais ça n'était pas le cas. Les événements de la journée se répétaient en boucle devant ses iris tandis qu'il prenait une gorgée de son verre tout juste servi. Une gamine était morte aujourd'hui. Une gamine qui avait été renversée par une voiture. Une gamine comme les autres, il n'aurait pas dû s'en soucier autant. Il en avait vu d'autres, et des pires. Mais il avait été touché par le visage de cette enfant, par la détresse de la famille. Il y avait vu le reflet de sa propre tragédie, dix ans plus tôt. Il avait reconnu ses parents dans ce couple dévasté, Eileen dans cette fillette. Et tout ça lui était revenu en pleine figure, alors qu'il pensait avoir réussi à passer à autre chose. Mais tous ses ressentiments ne le quittaient jamais bien longtemps. Même lorsqu'il pensait s'en défaire, ils finissaient toujours par revenir. Une décennie était passée et il avait l'impression d'être toujours au même point, les blessures toujours à vif, le cœur meurtri. Un simple regard sur sa vie lui confirmait qu'il n'avait pas avancé. Il était resté coincé à une époque, refusant de construire quelque chose de concret. Peut-être était-ce une façon de se punir lui-même, une façon pour son inconscient de lui faire payer son inaction ce soir là. Car oui, il se sentait coupable. Ce sentiment ne l'avait jamais quitté non plus, il avait simplement appris à vivre avec. Au final, c'était sûrement ça. Puisqu'elle ne pourrait jamais profiter d'une vie normale, puisqu'elle ne pourrait jamais vivre, tout simplement, lui non plus. Comme une promesse qu'il lui aurait fait avant qu'elle parte, comme une règle de vie qu'il se serait imposé. Il ne le méritait tout simplement pas. Et cette prise de conscience était plutôt violente pour Nolan. Il avait suffisamment tenté de refouler tout ce qu'il ressentait. Il avait même réussi, pendant plusieurs années. Il s'en était plutôt pas mal sorti jusque là. Jusqu'à ce qu'elle entre dans sa vie et fasse se déchaîner la tempête d'émotions qu'il avait pris soin d'ignorer jusqu'ici. Il ne s'en serait jamais douté, lorsqu'il a posé ses iris sur elle la première fois. Elle n'avait pas l'air différente des autres même si son aura brillait d'une lumière plus intense. Il n'avait pas su remarquer toutes les excentricités qui formaient sa personnalité au premier abord. Qu'est-ce qu'il avait pu se tromper. Elle était tout sauf banale. Il n'avait pas prêté attention à son intuition qui lui soufflait de faire demi-tour. Il avait foncé, tête baissée, comme toujours et s'était rendu compte bien trop tard qu'il s'était engagé dans un piège. Un piège dans lequel il aurait pu facilement se laisser aller s'il n'avait pas été aussi buté. Car au fond, il ne demandait que ça, de se laisser aller. Mais son instinct luttait en lui, son instinct qui avait toujours eu le dessus et qui lui dictait de ne pas la laisser entrer dans sa vie. Car elle marquerait la fin de tout.

Le regard perdu dans sa choppe, Nolan poussa un long soupir. Il n'était pas venu ici pour se torturer mais bien pour essayer de se changer les idées. Visiblement, ça ne fonctionnait pas. Le sorcier savait qu'il aurait probablement dû joindre l'un de ses amis, mais il n'en avait tout simplement pas eu l'envie. Lui qui était d'ordinaire si prompt à s'entourer de beaucoup de personnes passait de plus en plus de temps seul. Et ça ne lui réussissait pas, ses pensées devenant bien trop envahissantes à son goût lorsqu'il se retrouvait en sa propre compagnie. Sortant de son état léthargique l'espace de quelques secondes, le blond porta le verre à ses lèvres afin d'en prendre quelques gorgées. Une voix vint résonner dans ses oreilles, s'élevant par-dessus le brouhaha qui régnait dans le pub. « Hey yourself. »  Nerys. Il n'avait même pas eu besoin de tourner la tête pour savoir qu'il s'agissait d'elle. Le timbre de sa voix ne trompait pas, ni la façon qu'elle avait de se montrer toujours si proche de lui sans qu'il ne l'ait invité. Haussant les sourcils, il la jaugea du regard tandis qu'elle se tenait prêt de lui. Il se rendit compte, à ce moment précis, qu'il n'avait pas envie de la voir. Et si c'était un sentiment qu'il avait déjà ressenti auparavant, il n'était en rien comparable. Cette fois-ci, il lui en voulait. Il lui en voulait de l'avoir amené à se questionner, à questionner sa vie. Il lui en voulait d'avoir réveillé quelque chose en lui, quelque chose qu'il avait toujours pris soin d'ignorer. Il lui en voulait car c'était à cause d'elle qu'il était dans cet état. Il lui en voulait car l'illusion de bonheur qu'il avait pu créer durant ces dernières années n'était plus convaincante désormais. Il avait l'impression d'avoir été démasqué, d'avoir lui-même pris conscience de ses propres subterfuges. Et tout ça, il lui devait à elle, qui avait chamboulé sa vie plus que quiconque ne l'avait jamais fait avant. « I've been looking for you. » Il haussa doucement les épaules, ne sachant quoi répondre. Voilà quelques semaines qu'il ne s'était pas vu tous les deux. Il aurait presque pu croire qu'elle avait laissé tomber, s'il ne la connaissait pas un minimum. Même si leur dernière rencontre avait été quelque peu chaotique, au milieu de la panique causée par les nécromanciens à la Saint Patrick, il savait qu'elle ne laisserait pas les choses se terminer comme ça, sur rien. Sans attendre de réponse à la question qu'elle venait de poser, Nerys s'installa près du sorcier. Il ne put s'empêcher de sourire, un sourire sarcastique qui reflétait le fond de ses pensées. Comme si elle attendait vraiment son accord, comme si elle ne lui avait pas imposé sa présence auparavant. « Can we talk? » Avait-il vraiment le choix? Et au fond, même s'il prétendait le contraire, il était curieux de savoir ce que la jeune femme lui voulait. « I need to tell you something. » Rien de positif ne pouvait venir de cette discussion, il en était persuadé. Aussi loin qu'il pouvait s'en souvenir, tous les échanges qu'il avait pu avoir et qui avaient débuté par ces quelques mots ne s'étaient pas bien terminés. Mais peu importe, il s'en fichait après tout, non? « Go on. I know you're not gonna leave me before you speak up your mind so. » Nolan prit une nouvelle gorgée de sa bière avant d'accorder un nouveau regard à Nerys.

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maybe there’s a universe out there — happening now — where we end up together. if you think of it all this way, then it’s like neither of us did anything wrong. you just found me in the wrong universe. that’s all. because you could have loved me forever. and maybe in another universe, i let you.

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Nerys Rhodes
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MessageSujet: Re: (nelan) we are like glass; we break and eventually we shatter.   Jeu 28 Avr - 20:17

à peine installée, le barman ne tarde pas à porter son attention sur toi. tu ne lui laisses même pas le temps de s'approcher, que tu lui fais déjà un signe négatif de la tête. tu lances un sourire qui se veut réconfortant lorsque tu remarques son air surpris, voir même inquiet. ça ne le trompe pas, tu peux le voir. tu viens régulièrement ici. il s'agit d'un de tes endroits préférés. t'en as fait ton repère, et ce depuis plusieurs années déjà. au fil du temps, tu t'es autant attachée à cet endroit qu'aux personnes qui le fréquentent, d'une certaine manière. certaines plus que d'autres. des habitués qui, comme toi, préfèrent le comptoir plutôt qu'une table plus reculée. mais surtout l'homme se tenant derrière, dont l'aura peine à s'imposer. tu le soupçonnes de savoir, au fond. il n'est pas difficile de capter des brides de conversation, sans forcément chercher à le faire. surtout lorsque la nuit est bien avancée. les langues finissent éventuellement par se délier et le ton par hausser. personne ne cherche vraiment à se cacher, ici. et dans le pire des cas, on pourra toujours remettre la faute sur l'alcool. pas pour toi. pas ce soir. tu n'es pas là pour ça. go on. i know you're not gonna leave me before you speak up your mind so. tu reportes ton attention sur nolan, tournant doucement la tête vers lui. tu sens bien qu'il n'est pas enclin à la discussion, mais rien de nouveau. rien d'étonnant. et au fond, ça te conforte dans ton choix (s'il s'agit vraiment d'un choix. après tout, ce n'est pas ce que tu voulais). seulement, tu réalises que tu ne sais pas par où commencer. tu ne sais pas comment formuler le fond de tes pensées. peut-être parce que tu devrais garder certaines choses pour toi, filtrer ce que tu t'apprêtes à dire. some things are better left unsaid. it's been awhile, nearly a month. i took off my scarf a few days ago, tu fais une pause, te rendant compte que tu n'es pas là pour ça non plus. which.. you didn't know i was wearing one. tu laisses échapper un petit rire – qui ressemble plus à un soupire qu'autre chose – tout en secouant doucement la tête. tu ne sais pas où tu veux en venir avec ça. probablement nul part. tu ne veux pas parler de cette soirée. douce ironie, quand on sait que c'est celle-ci qui t'a remis les idées en place. ou peut-être que tu cherches encore à reculer la chose. comme si prononcer ces quelques mots allait changer le cours de ton existence. ce qui n'est pas le cas, en soit. éventuellement, tu finiras par passer à autre chose. ou du moins, ça finira par ne plus faire aussi mal. tes lèvres finissent par s'étirer en un léger sourire. tu te connais, ça ne finira pas par s'atténuer. mais tu t’accommoderas. tu t’accommodes toujours. jusqu'à ce que ça devienne normal. jusqu'à ce que tu n'y prêtes plus autant d'attention, même si c'est toujours présent. ça marche (il le faut. tu vas bien. tout va bien). anyway.. tu détournes le regard, regardant devant toi. tu te penches sur le comptoir, y posant tes bras que tu as préalablement croisé dessus. i'm done. attitude faussement détachée qui te surprend toi-même. expression neutre, regard vide. comme si tu n'avais pas l'impression que ton coeur allait littéralement sortir de ta poitrine, tellement il bat la chamade. c'est surement plus facile de prétendre le contraire. au moins pour tenir un peu plus longtemps avant de t'effondrer. et qu'est-ce que tu pouvais lui dire, de toute façon? c'est ce qu'il voulait, depuis le début. qu'éventuellement, tu finisses par le laisser tranquille. comme les autres avant toi. comme les autres après toi. i never had a chance, did i? tu baisses d'un ton, t'adressant plus à toi-même qu'à nolan. tu n'es même pas sûre qu'il ait entendu. peu importe, tu ne veux pas savoir (tu sais déjà). ton regard te trahit désormais. voilà, tu regrettes déjà. tu n'as pas l'habitude de faire ce genre de chose. lorsque tu fais sortir quelqu'un de ta vie, c'est pour une bonne raison. un très bonne raison (dans ces cas là, ça ne conduit pas à une discussion, mais quelque chose de plus mouvementé). la vérité c'est que tu n'es pas prête à laisser partir nolan. mais puisqu'il le désire tant, tu vas tout de même lui rendre sa liberté. il le mérite. il mérite mieux. tellement mieux.

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Nolan Breslin
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MessageSujet: Re: (nelan) we are like glass; we break and eventually we shatter.   Sam 14 Mai - 23:37

Il avait choisi de venir ici pour se changer les idées, pour s'oublier. Il n'était pas vraiment un habitué des lieux, se retrouvait ici de temps en temps lorsque l'envie lui venait, mais il affectionnait bien plus les nombreux bars de la capitale. Malheureusement, la motivation n'était pas toujours suffisante pour faire les quelques kilomètres qui séparaient Glencullen de Dublin, comme aujourd'hui par exemple. Et déjà, Nolan commençait à regretter de ne pas s'être plus éloigné de cette ville, plus de toutes les personnes sur qui il pourrait tomber. Nerys, entre autre. Le regard de la brune était posé sur le sorcier, il pouvait en sentir l'intensité caresser sa peau à l'image des flammes qu'il chérissait. Il ne souhaitait pas tourner la tête, il ne voulait pas voir les iris de la jeune femme et toutes les émotions qu'ils laisseraient transparaître. Il ne voulait pas se retrouver face à tout ce qu'il refoulait au fond de lui, comme si elle représentait le miroir de tous ses tourments. Alors, Nolan se contentait de ne pas quitter sa chope des yeux, écoutant d'une oreille les paroles de la sorcière. « It's been awhile, nearly a month. I took off my scarf a few days ago, un silence, qui lui permet de prendre une nouvelle gorgée de sa bière, Which.. You didn't know I was wearing one. » Il n'en savait rien, effectivement, mais il aurait pu s'en douter. Nolan ne se souvenait que trop bien de cette nuit, de la mort qui avait rôdé non loin de leurs silhouettes, à Cora et à lui. La mort aux yeux sombres et à la peau pâle. Ils s'en étaient sortis grâce à Nerys, en partie. Ils s'étaient sauvés mutuellement, ce soir-là. Résultat de toute cette agitation, la sorcière s'était déboîtée l'épaule et le blond n'avait pas attendu de connaître son avis pour la lui replacer. Il avait l'habitude de faire ça dans son travail et ça paraîssait être la chose à faire, à ce moment précis. Depuis, il s'était fait un point d'honneur de l'éviter, réfléchissant avec minutie aux endroits qu'il savait qu'elle côtoyait pour ne pas risquer de la croiser là-bas. Ca pouvait paraître stupide, mais il n'avait pas besoin de ça en ce moment dans sa vie.  « Yeah, I didn't knew. »  Et qu'est-ce que ça pouvait bien faire, après tout? Qu'essayait-elle de lui faire comprendre au travers de ces paroles? Qu'ils ne s'étaient pas vus depuis longtemps? Voilà plusieurs mois que Nerys était entrée dans sa vie, et Nolan devait bien avoué qu'il avait du mal à se souvenir d'une période plus longue où il n'avait pas vu la jeune femme. Il avait presque cru que c'était terminé, qu'elle était passée à autre chose, comme il l'espérait. Il avait bien sûr ignoré le sentiment qui l'avait envahi alors qu'il avait pensé ne plus la voir. De la déception, peut-être? Cette pensée l'avait fait sourire, alors qu'il l'avait chassé dans un coin sombre de son crâne, se persuadant qu'il ne pouvait ressentir que du soulagement à l'idée que la sorcière sorte de sa vie. As if. « Anyway. » Finalement, le regard du blond se détacha de sa bière pour se poser sur le visage de la sorcière à côté de lui. Il avait envie qu'elle en finisse, qu'elle arrête de tourner autour du pot. « Spit it out. » Et les mots glissèrent sur ses lèvres avec une facilité presque déconcertante. « I'm done. » Nolan n'avait pas besoin qu'elle précise le fond de ses pensées pour comprendre où elle souhaitait en venir. Elle abandonnait. Elle l'abandonnait. C'était ce qu'il avait voulu, depuis le début. C'était ce qu'il avait essayé de faire à travers son comportement odieux. Il l'avait poussé vers la porte de sortie comme il l'avait fait avec quiconque s'intéressant un peu à lui. Mais Nerys avait été plus combattive, elle avait tenu bien plus longtemps qu'il ne l'aurait pensé. Et si, finalement, il avait réussi ce qu'il souhaitait, il n'en ressortait pas indemne. Elle l'avait déjà touché, et au fond, le sorcier savait qu'aucun retour en arrière n'était envisageable. Il aurait espéré être libéré du poids qui écrasait sa poitrine à l'annonce de sa liberté retrouvée, mais il ne ressentait rien si ce n'est ce même vide qui ne le quittait plus depuis déjà quelques mois. Le néant de son coeur qui lui renvoyait sa propre solitude en pleine figure. Clignant lentement des yeux, Nolan haussa les épaules, prenant exemple sur l'attitute détachée de Nerys. « I never had a chance, did I? » Ces paroles arrachèrent un sourire amer à Nolan. Au fond de lui, il savait qu'elle avait eu bien plus d'impact sur lui que n'importe quelle femme auparavant. Et si l'une d'entre elles avait bel et bien une chance à ses yeux, c'était elle. Et c'était bien pour ça qu'elle devait disparaître de sa vie, avant qu'il n'en souffre comme il avait souffert en perdant sa soeur. « Trust me, it's for the better. » Rien n'aurait jamais pu être envisageable entre eux. Trop différents et trop similaires à la fois, tout aurait été bien trop chaotique. Il le sait, Nolan, et pourtant il n'arrive pas à se réjouir de cette nouvelle. « Why now? » Une question qui pouvait paraître stupide au fond. Après des mois à la repousser, à être odieux avec elle, il paraissait logique qu'elle ait finalement ouvert les yeux sur la personne qu'il était.

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MessageSujet: Re: (nelan) we are like glass; we break and eventually we shatter.   Mer 18 Mai - 20:21

trust me, it's for the better. tu ne peux empêcher tes lèvres de s'écarter en un sourire nerveux. tu secoues la tête tout en la tournant à l'opposé de nolan. no.. un murmure à peine étouffé. tu te fais violence, mais ça ne change rien au fait que tu ne sois pas d'accord. ça ne change rien au fait que tu ne veuilles pas de tout ça. ça te désole d'en être arrivée là. ça te coûte de devoir lui dire au revoir. tout ce que tu voulais, c'était être à ses côtés. tu pensais avoir finalement trouvé la personne qu'il te fallait. mais peut-être que tu n'es pas la personne qu'il lui faut. et au fond, tu peux trouver des centaines de raisons à ça. c'est surement pour le meilleur pour lui, pas pour toi. tu retournes la tête et en profites pour faire un signe au barman. il se contente de hocher la tête, ne prenant pas la peine de venir vers toi. il sait ce que tu prends. t'es une habituée, et ce depuis plusieurs années déjà. tu ne quittes pas glencullen, tu restes accrochée aux moindre recoins de cet endroit. c'est ton chez toi, tu ne cherches jamais à t'en éloigner. il est rare de te voir dans les grandes villes environnantes. ça a probablement quelque chose à voir avec la sécurité. tu marches dans les rues de glencullen comme si tu possédais cette ville. et en même temps, comme si tu vivais en marge de la société, que tu avais créé ton propre monde. why now? tu as fini par réaliser que dans le monde réel, les gens n'agissent pas comme tu as pu le faire. tu remercies le serveur lorsqu'il dépose un verre devant toi. un gin tonic. tu attrapes ta boisson, la portes à tes lèvres puis en bois une gorgée. tu reposes ensuite le breuvage en face de toi. i've been thinking, since that night in the wood. une nuit que tu qualifierais d'étrange. une nuit que tu souhaiterais effacer de ta mémoire. tu lui as montré une toute autre facette de ta personnalité. une facette que tu t'obstines à cacher, à refouler au fond de toi. que tu le veuilles ou non, une part de fragilité a toujours résidé en toi. tu ne souhaites pas qu'on puisse penser que tu as besoin de quelqu'un. en particulier nolan. tu ne veux pas de lui comme tu aurais pu vouloir de n'importe qui. tu peux prendre soin de toi. tu n'as pas besoin qu'on te prenne par la main. tu t'en es plus ou moins sortie jusqu'ici (tu es toujours en vie, après tout). and then, st patrick happened. une soirée chaotique. le retour des nécromanciens. des cris, du sang. tu as perdu clarissa dans tout ce vacarme. tu t'es retrouvée avec une luxation de l'épaule. mais tout ce que t'as retenu, telle la pathétique petite fille que tu es, c'est que nolan n'était pas seul. tu aurais pu passer outre, si tu ne l'avais pas précédemment vu avec cette fille. cora, il te semble. une humaine. t'as craqué. ça t'a mise hors de toi. la rage avant le relèvement. t'as éventuellement réussi à prendre un certain recul, à voir les choses d'un autre point de vue. no is a legit answer. if you don't want to do something, then don't do it. toi plus que quiconque devrait savoir ça. tu le sais. t'aurais simplement souhaité qu'il te dise clairement les choses. t'as tendance à trop réfléchir, à imaginer des choses. le moindre petit mouvement est décrypté, scruté à la loupe. comme si tu cherchais désespéramment des sens cachés derrière tout. et bien qu'il n'ait fait que te repousser, encore et encore, tu t'es surprise à penser que peut-être il pouvait y avoir quelque chose. peut-être qu'il ne s'agissait que d'une façade. tout comme tu t'en ais créé une. tout comme tout le monde en possède une. mais il faut bien se rendre à l'évidence; il ne veut pas de toi. finalement, tu te tournes à nouveau vers lui. i'm sorry i forced myself on you like that. i can be really into things sometimes, into you. but it's not okay. it was inappropriate, and i'm sorry. tu cherches son regard, avant de finalement détourner le tiens. t'aimerais profiter de cette dernière rencontre pour le regarder vraiment (il est loin d'être désagréable à regarder), mais tu ressens à présent une certaine pudeur. tu te sens idiote de ne pas avoir pris conscience des choses plus tôt. et triste, que ça se finisse comme ça. sans rien.

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Nolan Breslin
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MessageSujet: Re: (nelan) we are like glass; we break and eventually we shatter.   Jeu 2 Juin - 18:17

Il n'était pas sûr d'avoir bien entendu ce que Nerys avait à dire, mais il se doutait très bien de ce qu'elle pouvait penser de tout ça. Un souffle à peine audible, et pourtant. Lui même avait bien du mal à croire aux paroles qu'il prononçait, alors comment en vouloir à la jeune femme pour ça? Nolan portait à nouveau la pinte à ses lèvres, buvant quelques gorgées de bière. Il voyait le niveau de son verre diminuer dangereusement, à son plus grand désespoir. Noyer ses regrets dans l'alcool n'était pas la solution, le sorcier le savait, mais c'était le choix le plus simple pour le moment. Visiblement, la jeune femme semblait partager son avis, puisqu'après avoir fait un signe au barman, ce dernier revint vers eux avec un verre de gin tonic. Elle commençait bien plus fort que lui, il avait encore des choses à apprendre visiblement. « I've been thinking, since that night in the wood. » Et lui aussi n'avait pas pu s'empêcher de réfléchir à cette nuit. Tout avait été bien trop étrange à son goût, lui-même qui était pourtant habitué à vivre une vie difficilement qualifiable de "normale". Ce qu'il avait ressenti dans son appartement, comme un appel de sa Mère, il ne l'avait jamais ressenti auparavant. C'était comparable à cet instinct qui le poussait à sortir à chaque pleine lune, mais ça n'était pas aussi fort. Malgré tout il s'y était plié, sans se poser de questions d'abord. Et il était tombé sur Nerys, comme par hasard. Le hasard. Il n'y croyait plus, il n'y avait jamais vraiment cru d'ailleurs. Comment placer sa vie entre les mains de l'incertitude alors qu'il était la preuve vivante que des forces bien au-delà de la compréhension des simples humains existaient, régissaient leur vie. Il lui devait tout, à la Déesse. Il lui devait tout et d'une certaine façon il était persuadé que c'était sa manière à elle de le remettre sur le droit chemin, de lui montrer la voie. Cette nuit là, quelque chose avait changé dans sa perception des choses. Peut-être était-ce à cause de cet étrange sentiment qui l'avait envahi, ou du comportement de Nerys dans la forêt. Peut-être qu'elle avait réussi à l'attendrir, finalement – de qui se moquait-il, bien sûr qu'elle l'avait fait, et depuis plus longtemps que cela. Mais le voilà, assis au comptoir d'un bar, se débattant toujours avec des sentiments et des pensées qu'il ne souhaitait pas ressentir, qu'il avait peur de ressentir. Osant à peine lever les yeux vers la femme qui se tenait à ses côtés, de peur de laisser son coeur prendre le dessus sur sa raison – sa raison, ou sa stupidité, plutôt. « And then, St Patrick happened.  » Le chaos, une fois de plus. Tellement de personnes et pourtant, une fois de plus, leurs chemins s'étaient croisés. Depuis le temps, il ne se formalisait plus sur ces rencontres fortuites. Il exprimait presque une certaine lassitude face à cette situation qui n'avait cessé de l'agacer aux premiers abords. Désormais, il ne savait plus quoi en penser. « No is a legit answer. If you don't want to do something, then don't do it. » Il avait envie de protester face à cette accusation voilée, mais elle avait raison. Il l'avait repoussé, l'avait blessé, avait utilisé des mots durs avec elle, mais jamais il n'avait formulé un non clair et honnête. Mais il était comme ça, Nolan, à garder les gens à distance tout en appréciant leur fidélité. Peut-être qu'il s'agissait d'une réaction involontaire de sa part, d'un manque d'honnêteté envers lui-même. Il avait apprécié qu'elle emploie tellement d'efforts pour gagner son affection, autant que ça l'avait effrayé. « I'm sorry I forced myself on you like that. I can be really into things sometimes, but it's not okay. It was inappropriate, and I'm sorry. » La dernière gorgée de bière avait bien du mal à passer. Reposant la chope vide sur le comptoir, Nolan osa enfin croiser le regard de la sorcière. Des mois qu'il se battait avec elle pour qu'elle comprenne enfin qu'il ne souhaitait pas la laisser entrer dans sa vie. Des semaines qu'il avait insisté, qu'il avait essayé de lui faire ouvrir les yeux sur la réalité douloureuse qu'était leur relation. Et maintenant qu'elle le faisait, il ne ressentait rien d'autre qu'un profond vide dans sa poitrine. Ce même vide qu'il avait ressenti quelques années plus tôt à la mort d'Eileen. Ce même vide qui n'avait jamais été comblé. Il était tellement habitué à vivre avec lui qu'il l'avait presque oublié durant toutes ces années. « Don't be sorry. » Un soupir. « I should be the one apologizing. I've been awful to you and I still don't understand how you managed to keep coming back even after everything. » La vérité le frappa de plein fouet. Il ne la méritait pas, il ne la mériterait jamais. She was good. Genuinely good. And he wasn't.

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MessageSujet: Re: (nelan) we are like glass; we break and eventually we shatter.   Sam 4 Juin - 15:54

soudainement obnubilée par le verre se trouvant en face de toi, tu traces doucement le bord de celui-ci avec ton doigt. toute distraction est bonne à prendre pour ne pas avoir à regarder nolan. en y réfléchissant bien, tu ne sais pas si tu as un jour eu l'optique de le faire changer d'avis. après tout, votre première rencontre après ce silence dans lequel il t'a plongé n'était pas dans ce but. ce qui aurait pu paraître comme un jeu aux premiers abords, n'était en réalité qu'une confrontation pure et dure. tu lui as explicitement demandé de te dire qu'il ne voulait plus te voir. c'était tout ce que tu voulais. tu savais déjà probablement, à l'époque, qu'il n'avait pas d'explication à te fournir. qu'il ne t'en devait aucune. which is okay. il ne l'a pas fait. alors tu as profité de chacune de vos rencontres. tu as fini par délibérément ignorer le fait qu'il te repoussait sans arrêt (sans jamais vraiment le dire). tu as choisi cette voie, seule. tu te complaisais même dans cette situation. comme si c'était la façon dont vous fonctionniez; jouant un peu plus avec ses nerfs à chaque fois. which isn't okay. don't be sorry. une moue désapprobatrice fait son apparition sur ton visage, le regard toujours fixé sur ta boisson.  i should be the one apologizing. i've been awful to you and i still don't understand how you managed to keep coming back even after everything.you weren't. tes lèvres s'étirent en un sourire moqueur. tu ne crois même pas à tes propres mots. i mean, you can be such a pain in the ass. here you are. tu délaisses finalement ton verre, pour porter ton regard sur le blond. does it have to be a bad thing, though? ça t'amusait, plus ou moins. plus il se montrait désagréable, plus tu t'accrochais. étrangement, ça te donnait d'autant plus l'envie d'être proche de lui. de ne jamais le lâcher. d'être présente. c'est ce que tu es. souhaitant être là pour toutes sortes de personnes (y compris de parfaits étrangers); mais ne pas savoir comment faire. rien d'étonnant, en soit. tu ne sais même pas comment prendre soin de toi-même. ou plutôt, tu t'en es convaincue au fil des années. peux-tu vraiment blâmer quelqu'un pour ne pas vouloir te toi, alors que tu es la première à clamer que tu n'en vaut pas la peine? un paradoxe à toi toute seule. mais c'est justement parce que tu ne connais que trop bien ce sentiment, que tu ne souhaites à personne de le ressentir. tu as peut-être tort, cependant. comme nolan le dit si bien lui-même; tu ne le connais pas. tu dérives à nouveau ton regard en face de toi. you're probably fucked up. tu portes ton verre à tes lèvres afin de boire une gorgée de ta boisson, avant de le reposer. you're a sorcerer. we kind of all are. tu regardes ensuite à nouveau vers lui. you can be as awful as you want to. you can be angry all the time for – what seems – insignificant reasons. hell, you can even be a total mess. i don't care. i'm not afraid of the dark. chaos. blood everywhere. fear in people's eyes. tu ressens les choses profondément. peut-être un peu trop. mais tu ne te sens jamais aussi vivante (et forte) que lorsque les choses deviennent vraiment affreuses. il fut un temps où tu avais peur, comme tout le monde. mais il est révolu depuis bien longtemps. depuis le jour où tu as compris qu'une part de noirceur réside en toi. peu importe à quel point tu essaies de sauver tout le monde, ça a toujours été là. ça le sera toujours. mais plus encore; lorsque tu as également pris conscience que toi seule pouvait te détruire. toi, et personne d'autre. ça fait de toi la personne insouciante que tu es. une partie de toi que tu ne hais pas. alors, si cette partie ne te dérange pas, toi qui pourtant n'attaches pas d'importance à ta propre personne; tu ne peux pas haïr cette partie chez les autres. parce que toute noirceur que tu croises, te rappelle qu'il existe chez toi un côté qui ne te déplaît pas. that's probably why you love the darkness so much. you told me you don't do relationship, so you probably don't want me to say something like that, but.. tes lèvres s'étirent à nouveau en un sourire en coin. well, you know i'm going to say it anyway. tu fais une pause, une seconde à peine. when you're ready – and you will be, one day. no matter how hard you try to deny it – find someone who can truly appreciate every part of you. this is important.

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Nolan Breslin
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MessageSujet: Re: (nelan) we are like glass; we break and eventually we shatter.   Dim 5 Juin - 14:14

« You weren't. » Il ne pouvait s'empêcher de remarquer le sourire qui étirait les lèvres de Nerys. Même elle ne croyait pas à ses propres paroles. Il avait été horrible avec elle, plus qu'il ne l'avait été avec quiconque. Nolan n'avait jamais été de ceux qui protégeaient les sentiments des autres, de ceux qui s'inquiétaient de blesser leur entourage, mais il n'était pas fondamentalement méchant. Pourtant, il l'avait été avec elle et avec le recul, il le regrettait.  Elle méritait bien mieux que ça, bien mieux que lui, et si ça lui permettait de passer à autre chose, alors au fond c'était peut-être un mal pour un bien.  «  I mean, you can be such a pain in the ass.  » Un sourire triste se nicha sur le visage du blond. C'était vrai qu'il pouvait se montrer insupportable. C'était, à ses yeux, ce qui fonctionnait le mieux pour se protéger des autres, car personne de censé n'avait envie de creuser plus loin d'ordinaire. Mais si Nolan avait bien appris une chose de toute cette histoire, c'était que Nerys n'était pas censée. Si lui était fidèle à sa raison, elle l'était de son cœur et c'était bien ça qui faisait toute la différence entre eux deux. « Does it have to be a bad thing, though? » Il se contenta de hausser les épaules, ne sachant pas vraiment quoi répondre à cette question. « Tell that to the people I pissed off. » Et ils étaient nombreux, ça c'était une certitude. Nolan ne s'était pas fait que des amis ces dernières années particulièrement, au contraire. Pas qu'il s'en souciait en réalité, mais ils devaient être nombreux à ne pas être d'accord avec la brune. « You're probably fucked up. » Il l'observa porter son verre à ses lèvres et fut tenter de reproduire ce geste. Mais sa chope était vide et il n'avait pas la motivation d'en commander une autre. Ses iris s'attardèrent sur la bouche de la jeune femme, ses pensées dérivant dangereusement. « You're a sorcerer. We kind of all are. You can be as awful as you want to. You can be angry all the time for – what seems – insignificant reasons. Hell, you can even be a total mess. I don't care. I'm not afraid of the dark. » Nolan détaillait les traits de son visage, l'expression de ses yeux et il n'y trouvait aucun mensonge. Elle était sincère, il le savait. Si une personne était prête à l'accepter  tel qu'il était, c'était bien Nerys. Il avait une envie viscérale de se confier à elle, de lui expliquer les raisons qui le poussaient à se comporter ainsi avec les autres, avec elle. il avait envie de se libérer de ce poids qui écrasait sa poitrine et la situation dans laquelle ils se trouvaient semblait propice aux confidences. Il voulait lui dire que le problème ne venait pas d'elle, qu'elle était une personne magnifique et que dans d'autres circonstances, dans un autre univers, il aurait tout donné pour qu'elle partage sa vie un peu plus longtemps. Mais il était lui, Nolan Breslin, qui se créait des barrières lui-même, qui s'enfermait dans cette carapace de peur de souffrir. Au final, c'était uniquement sa faute, et c'était bien ça qui était le plus difficile à accepter. Il était le seul à pouvoir se sortir de cette situation dans laquelle il se complaisait depuis plusieurs années. Il était le seul à pouvoir enfin accepter de passer à autre chose, de laisser derrière lui toutes les peines et les regrets accumulés durant sa courte existence. Tels des boulets qu'il se traînait à la cheville et qui l'empêchaient d'évoluer. Il avait cessé d'avancer après la mort de sa sœur, était resté coincé dans une époque, avec ses souvenirs qui lui laissaient un goût amer en bouche. Devant lui se tenait la seule personne qui avait réussi à vraiment le faire réfléchir depuis, la seule personne qui lui promettait un avenir meilleur et il était décidé à la laisser avancer sans lui, entêté à suivre une logique faussée malgré les preuves que lui soumettait son cœur. Destiné à refaire les même erreurs, encore et encore. Peut-être n'avait-il juste pas sa place dans ce futur que chacun créait jour après jour.  « I know you're not. » Even if you're literally the sun. « You told me you don't do relationship, so you probably don't want me to say something like that, but.. Well, you know I'm going to say it anyway. » Il aurait probablement été déçu si elle s'était arrêtée là, car ça n'était pas elle de se soucier de savoir s'il voulait bien entendre ce qu'elle avait à lui dire. Elle disait les choses comme elle lui venait. « When you're ready – and you will be, one day. No matter how hard you try to deny it – find someone who can truly appreciate every part of you. This is important. » Et là, alors qu'il ne pouvait quitter du regard les yeux de Nerys, il savait. C'était elle, bien sûr que c'était elle. Egoïstement, il aurait voulu lui demander d'attendre, ce moment où il aurait choisi d'être prêt. Il aurait souhaité qu'elle le fasse, mais il n'avait pas le courage de lui demander car il savait qu'elle méritait mieux. Elle méritait de trouver quelqu'un qui saurait l'aimer sans la repousser, chérir chaque facette de sa personnalité, chaque centimètres de son corps. Et aujourd'hui, Nolan ne s'en sentait pas capable. Peut-être ne le serait-il jamais d'ailleurs, alors il ne pouvait pas la retenir plus longtemps. Lui qui s'était battu pendant des mois pour qu'elle arrête de s'accrocher à lui ne voulait qu'une chose désormais : qu'elle reste. Oh sweet irony. D'ordinaire, les mots ne lui manquaient pas, mais face à elle, face à cette discussion, il restait muet. Le courage lui manquait pour admettre la réalité de ses sentiments. Si les pensées se bousculaient dans son esprit, incohérentes, opposées, les mots mourraient avant d'atteindre ses lèvres. Il se contentait de l'observer dans un silence qui n'était pas gênant. Leurs iris connectés, il avait l'impression de pouvoir lire en elle. Et bientôt, se fut trop pour lui. L'air commença à lui manquer, la présence des personnes autour de lui l'oppressait. « Sorry. » Un simple mot, pour s'excuser de partir si vite, mais surtout pour s'excuser de tout ce qu'il avait pu faire - et ne pas faire également. Laissant derrière lui sa veste qu'il avait posé sur le dossier du tabouret, il prit la direction de la sortie sans se soucier des personnes qu'il bousculait sur son chemin. L'air frais dehors agissait comme un second souffle, tandis qu'il s'appuyait contre le mur de l'établissement, cherchant à calmer sa respiration erratique. Les battements de son cœur étaient frénétiques, alors qu'il essayait de remettre de l'ordre dans ses pensées. Fermant les yeux quelques secondes, il compta jusqu'à dix comme on lui avait appris à le faire dans ce genre de situation. Il avait bien dû mal à se calmer alors qu'une tempête faisait rage en lui. Une dualité de sentiments et de ressentiments qui lui faisait perdre son self-contrôle.

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MessageSujet: Re: (nelan) we are like glass; we break and eventually we shatter.   Dim 5 Juin - 19:42

tu ne peux t'empêcher de remarquer le faible sourire sur le visage de nolan. parce qu'il est rare de voir ses lèvres s'étirer. parce qu'il ne s'agit pas vraiment d'un sourire. tu peux voir de la tristesse se dégager de celui-ci, ce qui te pince le coeur. tu n'as pas l'habitude de voir nolan comme ça. c'est probablement pour ça qu'il se cache derrière cette attitude; pour éviter ce genre de situation. tu ne peux pas le blâmer. on se crée tous une carapace. on cherche tous à se protéger. c'est parce que tu comprends bien ça, que tu sais que bien plus se cache derrière chaque personne que tu rencontres. chaque personne en vaut la peine. chaque personne est importante, à sa propre manière. malheureusement, tout le monde ne voient pas les choses de la même manière. ça te désole quelque peu. tes yeux se plongent dans les siens. un sourire apparaît sur ton visage. un sourire se voulant réconfortant. c'est tout ce que tu peux faire. tu voudrais créer un contact, comme tu l'as fait tant de fois. tu voudrais glisser ta main sur son bras, sa joue ou dans ses cheveux. peu importe, à vrai dire. tu voudrais juste l'effleurer. mais t'as l'impression que ce ne serait pas bien, que tu ne peux plus te permettre ce genre de choses. tell that to the people i pissed off. tu peux comprendre. même si ça te plait,  d'imaginer que tu aimes tout le monde, ce n'est pas le cas. ce serait hypocrite de ta part de prétendre le contraire. ta patience à des limites – non négligeables, mais des limites tout de même. tout le monde ne peut pas avoir autant de patience que toi. tout le monde est différent. mais ça ne veut rien dire. your value doesn't decrease based on someone's inability to see your worth. tu hausses les épaules. screw them, tes mots sont accompagnés d'un geste approximatif de la main. it's their loss if they couldn't handle you. tu restes persuadée que si plus de gens voyaient ce que tu vois en nolan, personne ne lui résisterait. seulement, tu ne veux pas que ce soit le cas. dans certaines situations, tu as tendance à voir ton propre intérêt, rien d'autre. celle-ci est l'une d'entre-elles. tu ne veux pas te retrouver plongée dans une foule de personnes. tu ne veux pas devenir encore plus invisible que tu ne l'es déjà. not after everything. not ever. tu veux être la seule, tout comme il est le seul à tes yeux. mais parfois, les choses ne sont pas si simples. on pense qu'il suffit de tomber sur la personne. seulement, personne ne nous prévient qu'il arrive que cette personne ne veuille pas de vous. qu'il arrive que ce ne soit pas le bon moment. qu'il arrive que cette personne soit brisée, et trop occupée à essayer de se relever. que deux personnes peuvent être faites l'une pour l'autre, mais pas faites pour être ensemble. c'était pourtant ce que tu craignais le plus. tu t'es toujours sentie seule, plus ou moins. à certaines périodes plus que d'autres. c'était un scénario que tu redoutais; que quelque chose comme ça se passe. le plus triste est probablement qu'au fond, tu n'es même pas étonnée. tu te demandes simplement comment tu as pu imaginer – ne serait-ce qu'une fraction de seconde – que quelque chose de beau pouvait t'arriver. c'était un risque à prendre. tu le prendrais encore. si tout était à refaire, si tu pouvais revenir en arrière; tu ne changerais rien. parce que tu as été fidèle à toi-même. parce que ça en valait la peine. tu as l'habitude maintenant. tu survivras. comme toujours. tu iras de l'avant, éventuellement. tu rencontreras peut-être quelqu'un. pas comme nolan, t'en es persuadée. mais tu sais aussi que ce genre de chose peut venir sous différentes formes, différentes intensités. tu ne ressentiras peut-être jamais plus la moitié de ce que tu as pu ressentir jusqu'ici, mais ça ne t'empêchera pas de finir ta vie avec quelqu'un. peut-être. tu te dois de garder cette optique dans un coin de ta tête. tu te dois de rester ouverte à de nouvelles possibilités. il le faut. sorry. tu t'es perdue dans ses yeux. t'aurais pu le regarder pendant des heures. mais ce simple mot te ramène à la réalité. tu fronces les sourcils, pas certaine de ce pourquoi il s'excuse. jusqu'à ce qu'il se lève et parte. comme ça. te laissant bête. incapable de bouger. incapable de penser. il est parti. il est parti. tu sens cette tristesse familière revenir à la surface. cette douleur qui ne te quitte jamais bien longtemps. après de longues secondes, tu détaches finalement ton regard du tabouret désormais vide. tu attrapes à nouveau ton verre et le bois d'un trait, avant de le reposer. tu te penches sur le côté afin de faire glisser la chope vide vers toi. tu pousses ensuite les deux verres un peu plus en avant. tu te lèves tout en glissant une main dans la poche arrière de ton jean. t'en sors un billet et le déposes sur le comptoir. c'est trop, mais tu n'attends pas la monnaie. tu ne souhaites pas t'attarder plus longtemps. tu attrapes la veste de nolan au passage et la bloques entre ton tronc et tes bras désormais croisés. une fois dehors, tu jettes un coup d'oeil aux alentours. tu restes plantée là un instant, les yeux rivés sur nolan. tu ne pensais pas le voir encore ici. tu aurais simplement déposer sa veste chez thad. mais ça t'arrange, en quelques sortes. tu vas éviter une discussion qui ne t'aidera absolument pas. une discussion que tu ne souhaites pas avoir. tu finis par t'approcher, doucement. i didn't mean to freak you out.. or whatever it is. tu ne saurais mettre de mots sur ce qu'il vient de se passer. sur ce que tu vois. tu ne sauras probablement jamais pourquoi il réagit ainsi, alors à quoi bon essayer. tu te contentes de garder une certaine distance entre vous deux. assez loin pour le laisser respirer. assez proche pour lui tendre sa veste. don't worry, i know when it's time for me to leave. maintenant, en l’occurrence. il avait besoin d'air. tu ne comptes pas le retenir encore plus longtemps. tu ne comptes pas faire d'avantage traîner les choses. tu voulais simplement lui dire au revoir. tu n'avais pas prévu que ça tournerait ainsi. mais t'as tendance à parler. tu ne peux pas garder les choses pour toi (tu peux. tu le fais. mais pas là). i'd like to tell you one last thing, though. en réalité, il y a encore des tas de choses que tu souhaiterais lui dire. tellement, que tu te rends compte que tu ne sais pas comment continuer cette phrase. t'aurais voulu lui dire à quel point il est spécial à tes yeux. t'aurais voulu lui dire que tout ce que tu voulais, c'était qu'il veuille également de toi. t'aurais voulu lui dire que t'aurais pu l'aimer comme personne ne le fera probablement jamais. parce que tu as beau ne pas le connaître; tu te connais toi-même. tu te connais assez pour savoir que peu importe ce qu'il aurait pu t'apprendre sur lui, ça n'aurait pas changer la façon dont tu le regardes. tu te connais assez pour savoir que jamais tu ne l'aurais abandonné. tu te connais assez pour savoir que tu lui aurais donné tout l'amour que tu possèdes, et plus encore. mais rien de tout ça ne semble approprié. et surtout, rien de ce que tu puisses dire ne fera la différence. tu laisses échapper un sourire résigné, avant de finalement ajouter ces quelques mots. i'm just glad you exist.

_________________

() i don't know how it is you are so familiar to me– or why it feels less like i am getting to know you and more as though i am remembering who you are. how every smile, every whisper brings me closer to the impossible conclusion that i have known you before, i have loved you before– in another time, a different place– some other existence.

it's all fun and games until someone falls in love:
 
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(nelan) we are like glass; we break and eventually we shatter.

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