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 (NYDAN) Turn away cause I need you more, feel the heartbeat in my mind. TERMINE

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Nyméria Coopland
humanity in our veins

Nyméria Coopland
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Âge : Vingt-cinq années qui ne cesse de s'écouler. Elle refuse de grandir, du moins, aux yeux du monde qui ne sait la comprendre.
Statut civil : Elle ne sait aimer. Célibataire, Nyméria est fait de maladresse et d'incompréhension. Pourtant, il chamboule ses principes. Il est sa quête.
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MessageSujet: (NYDAN) Turn away cause I need you more, feel the heartbeat in my mind. TERMINE   (NYDAN) Turn away cause I need you more, feel the heartbeat in my mind. TERMINE EmptyJeu 31 Mar - 22:26


Turn away cause I need you more, feel the heartbeat in my mind.
ft/Kaidan Sutter

Poupée de chiffon, jetée dans la cage aux lions sans ménagement. Les cils battants alors que la nuit engourdissait les sens. Nyméria, elle caressait l’insomnie depuis tellement d’années. Elle en subissait les caprices et les démons. Seule, allongée sur ce lit qui ne servait plus à rien désormais, elle cherchait désespérément le sommeil tant attendu. Pas aujourd’hui, pas ce soir. Ses paupières qui se fermaient par conviction avant que son souvenir ne la hante à nouveau. Cette bête qui traquait chaque moment paisible. La jeune femme, elle la voyait à chaque coin de rue. Elle en devenait réellement folle, incapable de se détacher. Nyméria, elle commençait à chavirer tandis que ses pages restaient définitivement blanches. Comment poser des mots sur ses maux. Décrire ce qu’elle ne pourrait affirmer sans être internée une nouvelle fois. Elle avalait sa salive, ses ongles qui se plantaient dans le matelas pour contenir sa colère. Cette douleur qui s’emparait d’elle, une fois de plus. Une fois de trop certainement alors qu’un cri strident s’échappait de ses fines lèvres. Des sueurs froides, paralysées dans sa chambre. Nyméria, prise de panique devant l'incompréhension générale. Elle se levait d’un bon, courant sous la douche pour sentir le jet froid contre sa peau. La brune espérait à un mauvais rêve qui durait depuis des années mais la fraicheur lui mordait à présent les mollets. Elle ne pouvait pas être plus vivante que ce soir-là. Sortant de sa douche avec son débardeur trempé ainsi que son short, elle jurait avant de se planter devant le miroir. Ses mains s’agrippant au meuble comme à l’espoir. Son visage enfantin qui décrivait sa souffrance. Des heures à se contempler, à se demander si ce reflet trouvait encore une âme saine. Sa langue qui passait entre ses lèvres tandis qu’elle repositionnait ses cheveux en arrière. De l’alcool. Voilà ce qui manquait à la jeune femme pour fermer l’oeil. Un coma, s’il le fallait. Nyméria, elle se dirigeait dans la cuisine en fouillant tous les placards avec frénésie. Rien qui ne pourrait la satisfaire. Toutes substances intéressantes disparaissaient à peine achetées. Elle jurait à nouveau avant de se diriger vers sa chambre. La brune regardait sa pendule. Dix-heures du soir, surement l’heure de boire un verre dans un nouveau bar miteux. Enfilant une petite robe noire et une paire de collants opaques, elle se glissait aisément dans ses talons pour claquer la porte.

Déambulant dans les rues, assoiffée de vie plus que jamais, l’humaine se lançait à la recherche d’un bar. Elle commençait à tous les connaitre, à côtoyer les alcooliques de cette ville. Nyméria, elle cherchait toujours de nouvelles enseignes pour que son addiction passe inaperçue. Les habitants parlaient bien trop. Son internement restait un sujet que beaucoup évoqué à la vue de cette gamine simplement perdue. Elle pressait le pas, oppressée par cette nuit qui n’annonçait rien de bon. Le vent faisait rosir ses joues, laissant le parfum fleurit de ses cheveux trainés derrière ses pas. Nyméria, elle ne pensait plus à rien. Déconnecté, marchant finalement sans savoir où cela la mènerait. Ses cheveux humides, elle ne prenait pas la peine de les sécher après la douche froide, n’arrangeaient rien. Son maquillage discret restait intact. La jeune femme, elle courait à présent dans les rues comme si son destin en dépendait. Quelques coups d’épaules, son palpitant qui manquait de se rompre. Menaçante nuit qui la faisait fuir vers l’inconnue. Ses branches d’arbres qui lui rappelaient des bras près à l’étouffer. L’odeur de l’écorce humide qui lui caressait les narines, rappelant le soir où son père décédait. Nyméria, elle commençait à délirer. Le souffle court, les larmes qui se perdaient sur ce minois dépité. Les passants la dévisageaient, laissant le passage pour ne pas se faire écraser. La jeune femme vivait à présent dans ce cauchemar, dans la fuite constante de cette mort qui l’effrayait tant. Elle ne prenait plus la peine de se contenir. Ses jambes s’allongeaient tandis que le bruit de ses clefs entre ses doigts donnait le rythme. La détermination, voilà une qualité que Nyméria cultivait depuis des années. Elle se laissait finalement guider par son instinct avant d’arriver devant une habitation qu’elle connaissait parfaitement. Un regard surpris, elle stoppait ses pas tout en fronçant finalement les sourcils. Pourquoi venir ici ? L’appel de l’alcool se réglait généralement au bar. Elle tentait de faire demi-tour mais c’était bien plus fort qu’elle. Nyméria, elle en ressentait le besoin.

Kaidan. Son prénom qu’elle susurrait par inadvertance. Ses poings qui se serraient. Elle ne se permettait pas de passer à l’improviste, pas avec lui. L’homme, il l’impressionnait depuis le premier jour. Sa carrure, sa voix, son charisme. Nyméria, elle passait bien assez de temps avec lui pour savoir que cela n’était qu’apparence. Pourtant, elle émettait toujours une certaine retenue. Une méfiance qui ne la quittait pas. Elle s’approchait finalement de la porte, se raclant la gorge sans réfléchir à l’excuse qu’elle débiterait au moment venue. L’humaine se recoiffait rapidement, affichant un sourire faux avant de sonner avec hésitation. Avec un peu de chance, l’homme serait de sortie. Elle priait pour ne pas le réveiller. Nyméria, elle fixait la porte avec insistante tandis que cette dernière finissait par s’entrouvrir. Sans même voir Kaidan, elle commençait son monologue avec conviction. Elle se justifiait comme une enfant, elle en avait besoin. « Salut. » Une brève respiration saccadée alors que la jeune femme se concentrait à présent sur le sol. « Je sais que ce n’est pas l’heure de venir, que je suis certainement folle de déranger les seules personnes qui me supportent à cette-ci. Je sais aussi que je n’ai plus une goutte d’alcool chez moi et que mes murs ne sont pas de bonnes compagnies. » La brune gloussait timidement. « Je marchais dans la rue et je suis arrivée devant chez toi. Alors je me suis dit, pourquoi pas ? » Kaidan, il ne pouvait pas en placer une. « Enfin, me voilà. On peut rester dehors si tu préfères. Tu n'es peut-être pas seul. » Elle murmurait à présent dans sa barbe.  « J’y avais même pas pensé, naïve que je suis. » À aucun moment, l’humaine ne relevait la tête. Elle n’osait pas. Ses yeux dévoilaient tout ce qu’elle voulait taire. La solitude, la douleur mais également l’estime qu’elle portait à l’homme. Ses lèvres qui se pinçaient tandis qu’elle cessait enfin de s’expliquer. Minable. Voilà l’image qu’elle avait d’elle à ce moment précis.


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Tu files comme une comète, ne sachant pas où tu finiras ni sur quel obstacle tu iras finir tes jours. Pourtant, tu fonces à toute allure, marquant ton millénaire. 



Dernière édition par Nyméria Coopland le Sam 2 Avr - 23:03, édité 1 fois
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Kaidan Sutter
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Kaidan Sutter
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Double compte : maven, le sorcier désaxé.
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Âge : vingt-sept longues années derrière lui.
Statut civil : elle est soudainement devenue plus importante que tout, et il ne sait plus ce qu'il doit faire.
Occupation : de retour en ville depuis un peu plus d'un mois, il essaie encore de s'y refaire une place. pour l'instant, un emploi de barman au johnnie fox's pub lui suffit amplement.
Poste dans la meute : bêta de la meute westfall, une meute en laquelle il a confiance et pour laquelle il se battrait sans hésitation. elle est sa nouvelle famille.
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MessageSujet: Re: (NYDAN) Turn away cause I need you more, feel the heartbeat in my mind. TERMINE   (NYDAN) Turn away cause I need you more, feel the heartbeat in my mind. TERMINE EmptyVen 1 Avr - 0:46


Je fronçai les sourcils en entendant des pas sur le porche. Je n’avais pas vraiment l’habitude de recevoir des visites, c’était vrai. Après tout, je n’invitais pratiquement jamais personne chez moi, et les gens ne s’invitaient donc que rarement par eux-mêmes. C’était logique. Je misais sur le fait que si la plupart des gens ignoraient où j’habitais, je pouvais les éviter en me rendant tout simplement chez moi. Je n’étais pas du genre à toujours vouloir être seul ou même à vraiment apprécier la solitude, loin de là, mais j’aimais bien l’idée d’avoir un endroit à moi… parce que, pour ça, je n’avais pas envie de me contenter de mon bunker au milieu des bois. Non, là-bas, c’était une autre partie de moi que je préférais laisser.

Je déposai mon verre vide sur la table de la cuisine et me rendis, à l’affut d’autres sons, jusqu’à l’entrée. Rien de suspect. De toute façon, si cette personne me voulait vraiment du mal, elle ne ferait pas exprès d’agir de façon suspecte, non? Lorsqu’on cogna contre la porte, comme si j’attendais un signal, je l’entrouvris pour voir à qui j’avais l’honneur. Nyméria. Immédiatement, elle me salua, gênée, et j’arquai les sourcils, surpris. «Salut.» Elle regardait le sol, timide et peut-être même un peu sur le bord de la panique aussi en me déballant à une vitesse hallucinante comment elle s’était retrouvé devant chez moi. J’ouvris la porte plus grande et m’appuyai contre le cadre de l’entrée pour l’écouter terminer. Elle s’excusait de passer à une aussi tardive, mais je m’en fichais, je l’heure. Elle me disait qu’elle était sans doute folle d’oser déranger une des seules personnes qui la supportait et je pinçai les lèvres. Je n’étais pas d’accord avec sa façon de voir les choses, mais ça, je lui avais déjà dit. Elle espérait pouvoir venir prendre un verre parce qu’elle n’avait plus une goutte d’alcool chez elle et c’était comme si elle avait lu dans mes pensées, parce que j’avais déjà entamé une bouteille. Je n’essayai pas de dire quoi que ce soit, je ne croyais pas qu’elle m’en aurait laissé l’occasion de toute façon. Elle finit par faire allusion au fait que je pouvais ne pas être seul, qu’elle n’y avait même pas pensé, naïve qu’elle était, et je ne pus m’empêcher d’esquisser un petit sourire en coin, amusé. «Non, c’est vrai, je ne suis pas seul.» Je la désignai de la main, comme un roi tendrait la main à sa reine pour une danse, joueur. «Tu es là, toi.» Sa présence était la bienvenue. Bien plus que je ne l'aurais cru ou que je ne voudrais me l'avouer. Non, je n'aimais pas être seul, mais j'aimais aussi être avec Nyméria. «Et tu es jolie, ce soir.» la complimentai-je avec un air charmeur. Je penchai la tête sur le côté en notant ses cheveux humides et fis un signe de tête en direction de l’intérieur de la maison. «ll fait froid. Qu’est-ce que tu fais encore dehors?» Je ne lui laissai pas vraiment le temps de réagir que je laissais la porte grande ouverte derrière moi et que je retournais dans la cuisine. Je profitai du temps qu’elle entre pour me resservir un verre. Lorsqu’elle me rejoint dans la petite pièce, je levai la bouteille d’alcool fort dans sa direction, comme pour lui demander si elle en voulait, avant de lui servir un verre de toute façon. «Incapable de dormir?» lui demandai-je, même si je connaissais déjà la réponse. Je jettai un coup d'oeil dans sa direction et lui tendis son verre. «Ça devrait aider.»

Je passai de nouveau à côté d’elle pour aller au salon, cette fois, et je me laissai tomber –prudemment, pour ne pas renverser ma boisson- sur le vieux canapé. Évidemment que je feintais que ses cauchemars et son insomnie ne m’inquiétaient pas, évidemment que je jouais la légèreté. C’était ce que je faisais toujours, de toute façon. J’avais une peur étrange de m’ouvrir aux gens, c’était connu, mais j’avais vraiment une peur viscérale de me laisser aller à m’attacher à Nyméria, à cette petite humaine douce et fragile que je ne pouvais pourtant pas m’empêcher de vouloir protéger. 

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Nyméria Coopland
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MessageSujet: Re: (NYDAN) Turn away cause I need you more, feel the heartbeat in my mind. TERMINE   (NYDAN) Turn away cause I need you more, feel the heartbeat in my mind. TERMINE EmptyVen 1 Avr - 10:11


Turn away cause I need you more, feel the heartbeat in my mind.
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Ses pas qui la guidait jusqu’à lui. Elle ne pouvait l’expliquer, ne pas mettre de mot sur ce besoin viscéral de compagnie. De sa présence. Ses cheveux trempés, le froid qui commençait doucement à l’enrober pour la mordre sans ménagement. Elle ne savait que faire, faire demi-tour pour finir sa nuit devant des dessins animés ou frapper à cette porte dans l’espoir que Kaidan lui accorde de l’importance à nouveau. Nyméria, femme solitaire qui ne savait s’attacher. Elle évitait tout sentiment depuis bien trop longtemps, depuis toujours. La peur de l’abandon creusait un fossé entre elle et les individus susceptibles de lui plaire. Elle se mettait des barrières constamment, s’interdisant par exemple de débarquer à l’improviste avec cet air de chien battu. L’humaine, elle regrettait déjà son geste mais elle ne pouvait se résoudre à reculer. L’envie de se changer les idées, de sentir le liquide lui brûler l’oesophage et celle de voir un visage connu. Elle combattait à présent la solitude, cette amie qu’elle côtoyait à ses heures perdues. Ce poison qui la rendait créative dans le passé. Nyméria, elle se souvenait de ses soirées à écrire ses articles encore potables sans jamais fermer l’oeil. Avant, la nuit représentait sa plus grande inspiration. Sa tasse de thé est un cahier où elle griffonnait ses idées, elle y pensait parfois des semaines entières. À présent, les pages restaient intactes. Feuilles blanches qui lui donnaient des frissons. Un artiste qui ne trouvait plus de muse, incapable de coucher ses dons sur son outil favoris. La brune, elle vivait particulièrement mal cette situation qui la rabaissait une fois de plus. Et cette réputation de folle qui lui collait à la peau, que ce soit dans cette ville ou quand son nom finissait un article. Nyméria, elle devait se résoudre à sombrer dans l’oubli malgré ses débuts fructueux. Elle serait de ces personnes qui ne durent qu’un temps, ce nom dont on ne se souvenait plus quelques années plus tard. Elle ne marquerait jamais son temps, ne serait jamais cette grande femme que certain encensait. La journaliste, elle viserait dans l’ombre de ses regrets.

Elle ne cessait de s’excuser face à Kaidan, tête baissée pour ne pas affronter son regard. Nyméria, elle trouvait toutes les excuses du monde pour justifier son comportement déplacer avant de, finalement, plonger ses yeux sombres dans ceux de l’homme. Déstabilisant, cessant immédiatement son monologue. Il pouvait l’envouter, dans ce bleu qui la rendait inoffensive. L’homme semblait amusé par cette situation plutôt inattendue. Il en jouait, brodant avec les mots pour détendre la jeune femme. Kaidan, il se trouvait à présent avec elle et n’était donc plus seul. Un sourire en coin venait illuminer le minois de la gamine avant que sa retenue ne refasse surface. Nyméria, elle ne voulait pas montrer cette satisfaction qui la gagnait. Ce serait avouer que l’homme comptait à ses yeux. Elle se pinçait les lèvres, restant le plus neutre possible jusqu’à ce que l’homme la complimente. Ses joues qui rougissaient tandis qu’elle murmurait une politesse. « Merci » cela semblait tellement scolaire. L’humaine ne s’habituerait certainement jamais à ce qu’on lui accorde de l’importance et à ses compliments qu’elle ne pensait mériter. Ce soir, elle se perdait une fois de plus dans son propre démon, le manque de confiance en elle. Kaidan, il finissait par remarquer les cheveux humides de son invitée. La brune, elle, oubliait ce détail depuis qu’il se trouvait face à elle. Nyméria se fichait de cette image qu’elle pouvait renvoyer. A vrai dire, elle pouvait débarquer avec un vieux short et un pull du lycée, cela ne la dérangeait pas. Après tout, elle ne voulait plaire à personne. Elle mordait sa lèvre inférieure alors qu’il l’invitait à entrer. La brune ne s’attendait pas à autant de facilité. Kaidan semblait presque l’attendre, comme si leur chemin devait se croiser une fois de plus. Le destin faisait son travail tandis que l’humaine s’engouffrait dans la tanière du loup.

Ils se retrouvaient dans la cuisine, Kaidan lui servant un verre avant de lui assurer que cela devrait l’aider. Décidément, beaucoup de personnes se noyaient dans l’alcool et ses deux là finiraient certainement ivrognes avant la fin de l’année. L’homme se dirigeait finalement dans son salon pour se caler confortablement dans son canapé. Nyméria, elle le suivait en restant debout pour faire le tour de la pièce. Elle inspectait chaque détail comme à son habitude, le verre qui commençait déjà à diminuer dans ses mains. Après quelques minutes, elle détournait le regard pour se concentrer sur cet homme qui ne cessait de l’intriguer. Le regard absent, elle finissait par sentir la brulure de l’alcool faire son job. Ses muscles se détendaient, son esprit retrouvait l’apaisement. « Je ne sais pas si cela m’aidera à dormir mais ça a le mérite de me détendre. » Ses cheveux qu’elles plaçaient sur le côté gauche de son buste, posant finalement le verre sur un meuble pour jeter un coup d’oeil à travers la fenêtre. « La nuit semble tellement paisible pour toutes ces personnes qui marchent inconsciemment dehors. Ils semblent heureux, n’est-ce pas ? » Elle se retournait finalement vers Kaidan, le regard interrogateur. « Comment font-ils pour ne pas voir que l’odeur de la mort est présente à chaque coin de rue ? Que des tueurs n’aspirent qu’à voler leur dernier souffle ? » Elle semblait tout à coup, révoltée. « Je voudrais être comme eux, insouciant. Pouvoir rire alors que le soleil tire sa révérence. Dormir en rêvant de belles choses. » Elle se perdait dans sa propre mélancolie, incapable de retourner à cette dure réalité. Nyméria, elle rêvait simplement d’être comme tout le monde. La jeune femme se raclait finalement la gorge, un air taquin qui pétillait dans ses pupilles. « Mais je suis folle, c’est un fait. » Elle reprenait son verre après quelques pas pour trinquer à distance avant d’absorber quelques millilitres d’alcool.


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MessageSujet: Re: (NYDAN) Turn away cause I need you more, feel the heartbeat in my mind. TERMINE   (NYDAN) Turn away cause I need you more, feel the heartbeat in my mind. TERMINE EmptyVen 1 Avr - 20:06


Comme elle l’avait fait à toutes les fois qu’elle était venue chez moi, elle faisait lentement le tour de la pièce pour la détailler. Elle devait forcément se rendre compte qu’il n’y avait pas grand-chose qui bougeait, que je me disais, et pourtant je n’oserais pas lui en faire la remarque ou même lui demander à quoi elle pensait, en réalité. Elle paraissait si calme, si concentrée lorsqu’elle le faisait que je ne voulais pas l’interrompe. Je me pris à l’observer, à la détailler elle. Ses yeux sombres, tristes mais que j’avais aussi eu la chance de voir pleins d’espoir, ses cheveux encore trempés qui lui collent au visage, sa bouche entrouverte puis fermée lorsqu’elle sent la chaleur de l’alcool couler le long de son gorge, ses lèvres douces et délicates, mais prêtes à me remettre à ma place si jamais je disais quelque chose qu’il ne fallait pas. Son innocence me fascinait et m’attirait étrangement, c’était comme si tout mon être ne demandait qu’à la protéger. Pourtant, si c’était vraiment ce que je voulais, je devrais sans doute m’enfuir d’elle comme je l’avais fait pour Poppy au lieu de lui apprendre à se défendre contre les monstres de la nuit, contre les monstres de ses cauchemars. Après tout, j’en étais un moi-même. Une humaine et un loup, ça n’était pas fait pour fonctionner. À chaque fois que la pleine lune approchait, elle risquait sa vie par le simple fait de se trouver près de moi. Et ça, elle n’en avait même pas conscience. Elle ne se rendait pas compte que j’étais dangereux pour elle. Enfin, elle ne savait pas à quel point.

Elle se retourna finalement vers moi après quelques minutes, et je sentis mon cœur se serrer légèrement en réalisant qu’elle m’avait pris en flagrant délit, qu’elle avait sans doute compris que je la regardais depuis tout à l’heure. C’était presque comme si j’avais eu peur qu’elle lise dans mes pensées et qu’elle s’enfuit en comprenant qui –ou plutôt ce que- j’étais réellement. Elle semblait toutefois plus calme que tout à l’heure, détendue par l’alcool aussi qu’elle me disait. Je jetai un coup d’œil à mon propre verre pour réaliser qu’il était déjà presque vide et je relevai les yeux pour la regarder de nouveau, parce qu’elle me parlait encore. Lorsqu’elle commençait, elle ne s’arrêtait plus, c’était un fait, mais j’aimais bien l’écouter parler. Elle posa son verre et s’arrêta près de la fenêtre, observant l’extérieur qui semblait si paisible, ce soir-là. Elle trouvait qu’ils avaient l’air heureux, les passants. Heureux et insouciants. «Peut-être, oui.» Elle se retourna de nouveau et posa sur moi un regard interrogateur. Comment ces gens pouvaient-ils ne pas se rendre compte de tout le mal qui les entourait? La jeune brunette était révoltée, à présent, et elle me disait qu’elle voudrait pouvoir être comme eux, ne pas s’inquiéter de ce qui se passe dans les rues et les bois de leur ville une fois la pleine lune haute dans le ciel. Je comprenais qu’elle aurait aimé pouvoir être comme eux, parce que c’était plus facile, mais je n’étais pas complètement d’accord avec elle. Je pinçai les lèvres et soupirai. «L’insouciance, dans ce monde, c’est dangereux.» Mais elle rêvait d’une vie simple, d’une vie extraordinairement ordinaire, sans monstres qui viendraient la hanter. Je voudrais vivre dans un monde comme celui-là aussi. «Mais je suis folle, c’est un fait.» Je serrai la mâchoire et avalai d’une traite l’alcool qu’il me restait avant de poser –plus fort que nécessaire- mon verre vide sur la table basse et de me lever d’un bon. Je me retournai vers elle et vint la rejoindre en quelques grands pas rapides. Elle avait repris son verre et en prenait une nouvelle gorgée. Je n’hésitai pas à le lui prendre des mains pour l’obliger à lever les yeux vers moi. «Arrête ça.» Je secouai la tête, les sourcils froncés, soudainement fâché contre elle. «Ce n’est pas parce que quelques idiots n’ont pas compris ce qui t’était arrivé que tu...» Je ne rajoutai rien pendant quelques secondes, incapable de trouver la bonne chose à dire, puis me mordis la lèvre et me détournai légèrement d’elle. «Ne dis plus ce genre de chose.» J’évitai son regard avant de m’engouffrer de nouveau dans la cuisine avec son verre, et ce, sans oublier le mien également.

Rapidement, je bu ce qu’il restait de son verre à elle, et puis je nous remplis nos deux verres. Je clignai des yeux à plusieurs reprises comme pour me réveiller, profitant du fait qu’elle ne pouvait pas me voir de là où elle était pour passer une main dans mes cheveux et pousser un long soupire. Je devais me ressaisir un peu, me calmer. Je me laissais emporter trop facilement, la pleine lune était pour bientôt, j’étais sur les nerfs, impulsif, et même si l’alcool m’engourdissait, je n’étais pas totalement en contrôle… Et ça me rendait encore plus en colère de le réaliser. Je levai la tête en direction de l’entrée de la cuisine et parlai fort pour qu’elle m’entende du salon : «Je crois que... peut-être... peut-être que tu as raison, Nyméria. Tout serait plus simple si nous ne savions rien du surnaturel... Mais je crois aussi qu'on ne peut pas changer le passé, et qu'il vaut mieux se concentrer sur notre futur.»

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MessageSujet: Re: (NYDAN) Turn away cause I need you more, feel the heartbeat in my mind. TERMINE   (NYDAN) Turn away cause I need you more, feel the heartbeat in my mind. TERMINE EmptyVen 1 Avr - 20:57


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Elle ne savait pas vraiment ce qu’elle faisait dans son salon. A vrai dire, Nyméria ne calculait jamais ses faits et gestes. Elle se trouvait simplement là, cherchant éperdument de l’attention pour se sentir vivante. La jeune femme, elle laissait le destin faire son chemin et écoutait simplement ses envies. Ce soir-là, il représentait son caprice. Kaidan, il faisait à présent partie de sa vie. Elle n’y pouvait rien, incapable de mettre des mots sur cette relation. Comme sur ses souffrances. Il était dès ses choses qu’elle ne pouvait expliquer, comme le surnaturel qui l’entourait. Pourtant, la brune ressentait toujours cette admiration et cette méfiance qui se mêlaient constamment à ses pensées quand il se trouvait dans la pièce. Elle ne voulait pas s’attacher, encore moins à cet inconnu dont elle ne connaissait rien. Nyméria, elle gardait ses barrières mais encore plus avec lui. Un pressentiment, elle pouvait flairer le mensonge à des kilomètres. Il n’était pas lui-même, du moins, pas en sa présence. L’humaine se trouvait pourtant dans sa demeure, faisant le tour de son salon comme à son habitude. Parce que lutter contre ses foutues distances la fatiguait, parce qu’elle voulait s’abandonner pour un soir. Briser sa carapace, les yeux fermés. Une bonne idée ? Elle ne le savait pas encore mais se laisser guider par cette nouvelle lubie. Nyméria, elle ne possédait plus rien à perdre. Elle fonçait certainement droit dans le mur mais avec ce sourire niais collé à ses douces lèvres. La brune, elle ne se posait plus de questions ce soir. De toute façon, l’alcool engourdissait bien vite son bon sens. Encore quelques verres et les langues se déliraient certainement. La retenue, voilà ce qui caractérisait cette femme froide et distante. Elle en usait chaque jour, dans toutes les relations qu’elle entretenait. Cela en devenait une habitude, rester dans le mystère pour ne pas faire fuir. Pour effacer l’étiquette qu’on lui accrochait dans le dos. Nyméria, elle tentait simplement d’être comme tout le monde. D’être une jeune femme qui ne connaissait pas la mort. Elle voulait en oublier l’odeur, en dissiper le souvenir. Elle cherchait à s’évader, à éviter cette dure réalité.

Son regard envieux sur ces personnes qui côtoyaient l’insouciance. Elle en dépeignait sa révolte, mêlant Kaidan à ses états d’âme. La jeune femme, elle perdait cette chance depuis bien longtemps. A vrai dire, sa mère lui interdisait de sortir la nuit depuis qu’elle se trouvait en âge de marcher. Comme si elle savait, comme si tout le monde lui mentait. Nyméria, elle se rappelait de ce père fou d’inquiétude quand sa femme et sa progéniture rentraient d’un soir d’hiver où le soleil se couchait bien plus tôt. Aucun autre paternel ne se comportait de la sorte mais pour eux, tout cela semblait normal. Ses sourcils qui se fronçaient tandis qu’elle se révoltait. Ce sujet lui tenait tant à coeur. Elle en devenait folle, n’ayant que ces idées pour discussion. C’était également pour cela qu’elle se trouvait dans ce salon, pour oublier. La brune buvait une gorgée de son verre, sentant l’homme s’approchait avant que ce dernier ne s’empare de son verre pour qu’elle se concentre sur lui. Kaidan, il paraissait furieux de ses propos. Ceux qui la jugeaient folle. Pourtant, elle commençait elle-même à y croire. Et si le monde tournait rond mais que la gamine s’imaginait un enfer monté de toutes pièces. Un soupire qui s’échappait de ses fines lèvres tandis que l’homme lui demandait de ne plus jamais tenir ses propos. Elle baissait les yeux tandis qu’il quittait la pièce. « Tu sais, je ne m’en plains pas. Je suis toujours en vie, moi. Combien de mes détracteurs sont tombés ? Bande d’idiots. » Elle murmurait tandis que l’homme passait la porte. La haine qu’elle dissimulait à merveille. Elle pensait à sa mère qui l’internait. Était-elle encore en vie ? Nyméria tirait un trait sur cette relation malsaine. Elle avançait seule à présent, loin de celle qui ne serait jamais à la hauteur de son paternel.

Elle attendait qu’il revienne, le regard rempli d’espoir et les mains qui se liaient entre ses hanches. Nyméria, elle se sentait soudainement heureuse d’être ici. D’être avec lui. Parce qu’il la comprenait, parce que Kaidan ne semblait pas terrifié par ses histoires morbides. L’homme, il engageait à nouveau la conversation dans la cuisine. Elle se rapprochait, cherchant constamment le contact. Elle finissait par arriver naturellement dans la cuisine, récupérant son verre rempli pour se délecter à nouveau du nectar des dieux. Les mots de Kaidan la faisaient sourire. Son verre qu’elle posait sur la table, s’approchant de l’homme pour briser une fois de plus cette distance qu’ils imposaient. L’alcool certainement mais aussi l’envie d’être soutenue, de pouvoir entendre un palpitant qui n’était pas le sien. Un sourire taquin collé sur son minois. « Tu as raison, je vais arrêter de ruminer. Du moins, pour ce soir. » Un doux rire qui se faisait rare ses derniers temps. « Mais je trouve qu’on devrait savoir qui sont ses bêtes, qu’ils s’identifient eux-mêmes pour qu’on ne les approche pas. » Elle finissait par se perdre dans ses yeux quelques secondes avant de finalement lui tourner le dos pour regagner le salon en parlant assez fort pour qu’il entende. « Un tatouage ou autre chose. Histoire qu’une pauvre fille naïve ne se laisse pas avoir par une bête féroce qui finirait de toute façon par la bouffer. Tu vois le genre ? » Elle gloussait avant d’imiter une voix virile, en vain. « M’approches pas, petite fleur, j’en suis qu’au petit déjeuné. » Second gloussement tandis qu’elle finissait par se caler dans le fauteuil. Nyméria, elle commençait doucement à reprendre du poil de la bête. Elle semblait déjà bien plus vivante, son engouement soudain faisait presque plaisir à voir.


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Âge : vingt-sept longues années derrière lui.
Statut civil : elle est soudainement devenue plus importante que tout, et il ne sait plus ce qu'il doit faire.
Occupation : de retour en ville depuis un peu plus d'un mois, il essaie encore de s'y refaire une place. pour l'instant, un emploi de barman au johnnie fox's pub lui suffit amplement.
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MessageSujet: Re: (NYDAN) Turn away cause I need you more, feel the heartbeat in my mind. TERMINE   (NYDAN) Turn away cause I need you more, feel the heartbeat in my mind. TERMINE EmptyVen 1 Avr - 21:58


Elle soupira doucement lorsque je lui demandai –ou lui ordonnai, plutôt– de ne plus tenir de tels propos à propos d’elle-même. J’avais réagi de manière un peu excessive, c’était vrai, mais le message avait passé. Lorsque je me dirigeai vers la cuisine, elle m’assura quand même qu’elle ne s’en plaignait pas, parce qu’elle était en vie, au moins. Je me dis alors à moi-même que c’était à peu près le seul bon côté à tous les horreurs qui lui étaient arrivés. Elle ne me disait pas tout, j’en étais bien conscient, mais je pouvais quand même sentir qu’elle avait survécu à des choses qu’on ne souhaiterait à personne. Elle était décidément plus forte qu’elle en avait l’air au premier abord. Elle était beaucoup plus forte qu’elle ne le croyait, en fait, ça, je le savais. Après nous avoir resservi, je lui déballai qu’il fallait plutôt se concentrer sur notre futur. Je ne réalisai l’ironie de ce que je lui disais qu’après l’avoir formulé. Après tout, j’étais à l’opposé de l’homme qui essayait de se concentrer sur l’avenir. Évidemment que j’avais fini par accepter ce que j’étais devenu, mais je n’étais quand même pas rendu à m’imaginer une vie normale malgré tout… et c’était pourtant à peu près tout ce que je voulais, moi aussi. J’en étais toutefois plutôt au stade où j’essayais de m’assurer de vivre avec ma malédiction sans en faire payer les autres, sans faire du mal à qui que ce soit d’autre.

Je relevai la tête lorsqu’elle vint me rejoindre et ne la quittai pas des yeux jusqu’à ce qu’elle s’arrête près de moi. Elle souriait, et ça me donnait soudainement envie de faire pareil même si je ne savais pas vraiment pourquoi elle, elle souriait, au départ. Est-ce que j’avais dit quelque chose de drôle? Elle m’avoua qu’elle croyait que j’avais raison, qu’elle était d’accord pour arrêter de ruminer au moins pour ce soir-là. Elle lâcha un doux rire et, cette fois, je n’arrivai pas à retenir un sourire sincère et affectueux. J’aimais l’entendre plaisanter, l’entendre me tenir tête un peu, mais surtout l’entendre rire. Ce qu’elle me dit ensuite me sortit toutefois brusquement de mes pensées, me fit l’effet d’un coup de fouet. Elle pensait qu’il faudrait que «ces bêtes» s’identifient eux-mêmes, qu’ils empêchent les gens de les approcher pour ne pas les blesser. J’entrouvris la bouche, mais j’étais incapable de dire quoi que ce soit. En fait, sur le coup, je n’arrivais même plus à penser correctement. Elle me tourna soudainement le dos pour regagner le salon. D’une voix plus forte pour que je l’entende bien, elle proposait des idées, mais je ne l’écoutais qu’à moitié. La seule chose que je compris réellement, ce fut lorsqu’elle fit allusion à une situation décrite comme ridicule et absurde, mais qui était, sans qu’elle ne le sache, exactement la nôtre. «Euhm...» Je me raclai la gorge et secouai la tête avant de prendre nos verres et aller la rejoindre au salon. Parfois, comme à ce moment-là, je devais avouer que je me demandais bien si elle ne lisait pas dans mes pensées, si elle n’était pas déjà au courant pour moi et si elle ne faisait pas que jouer cruellement par moi. Après, je réalisais toutefois –plus douloureusement que je ne l’aurais cru– que si elle savait que j’étais un de ces monstres qu’elle détestait tant, elle me fuirait. Ou alors peut-être qu’elle tenterait de me tuer. Si elle tentait de me tuer, est-ce que je la laisserais faire? Je lâchai un rire gêné, mal à l’aise de la situation, mais aussi de jusque où mes pensées me menaient. Elle se calla dans mon fauteuil préféré et je la rejoignis pour lui donner son verre. J’aurais pu me décaler une fois qu’elle l’avait repris, mais je restai debout devant le siège, le regard perdu en direction de la fenêtre derrière elle. «Est-ce que tu crois sincèrement qu’ils sont tous mauvais, Nyméria?» Je me mordis l’intérieur de la joue et avalai une gorgée d’alcool en évitant encore soigneusement de la regarder. Nous n’en avions jamais réellement parlé. J’étais habitué de l’entendre parler de ceux de ma race comme des bêtes, et même si je parlais davantage de prédateurs que de monstres, je ne lui avais encore jamais dit quelque chose de vraiment positif à propos des loups. J’haussai les épaules. Je ne devrais pas m’aventurer dans ce sens-là, c’est clair, mais je ne pouvais pas m’en empêcher. Si elle savait pour moi en me connaissant toutefois pour ce que j’étais en tant qu’homme, est-ce qu’elle me détesterait autant que les monstres de ses cauchemars? Est-ce qu’elle me haïrait encore plus? «Je veux dire... est-ce qu’ils soient des loups lors des pleines lunes… ça fait nécessairement d’eux des monstres?»

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MessageSujet: Re: (NYDAN) Turn away cause I need you more, feel the heartbeat in my mind. TERMINE   (NYDAN) Turn away cause I need you more, feel the heartbeat in my mind. TERMINE EmptyVen 1 Avr - 22:44


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L’alcool, ce doux élixir qui s’écoulait à présent dans ses veines. Elle en connaissait toutes les fragrances, se délectait de chaque nouvelle saveur mais surtout, Nyméria appréciait les compagnies qui accompagnaient un verre. Un inconnu, une amie où simplement la lune qui illuminait sa chambre chaque soir. Elle en devenait dépendante, prisonnière de l’addiction qui lui donnait l’impression d’être beaucoup plus docile. Doucement, elle sombrait avec sa bouteille. La brune ne se sentait pas partir, bien trop occupée dans sa lubie de bêtes féroces. Pourtant, le plus grand danger se trouvait en face d’elle. Infectant son sang, ravageant sa matière grise et lui volant quelques années de vie. L’alcool, imitation d’un bonheur éphémère. Combien tomber dedans après un choc émotionnel. Ils se retrouvaient, chaque soir, les bras tombants sur une table en bois. Les bars, l’échappatoire des âmes en peine. Elle en croisait du monde, écoutant les misères sans vraiment s’investir. Car elle n’avait pas les épaules pour ses propres maux, car sa vie semblait déjà si compliquée. Depuis quelque temps, elle trouvait cet homme. Kaidan. Lui, homme somptueux qui ne parlaient pas que de dépression et d’avenir sombre. Non, lui, il se trouvait bien différent des ivrognes notoire. Kaidan, il l’enveloppait de ses paroles avec délicatesse. Il caressait son âme de sa fragilité masquée. Lui, il possédait ce que les autres pouvaient envier. Elle ne savait pas quoi. Nyméria, elle se laissait intriguer par le personnage. Mais lui, il pouvait voler son âme si les regards s’entremêlaient bien trop longtemps. Ce pouvoir qu’il exerçait relevait presque du surnaturel. Elle ressentait son vécu sans pouvoir toucher du doigt cette lourde vérité. Il la comprenait parfaitement. Elle se confiait, se livrer sans pour autant entrer dans les détails. Car il ne devait pas fuir, doux ange venu sur son passage. La brune, elle ne comptait pas le voir tourner les talons comme ses prédécesseurs. Elle faisait les choses bien, restant naturel en évitant ses gaffes. Pourtant, la maladresse lui collait à la peau. Qu’importe, Nyméria tentait de sauver les apparences sans pour autant jouer à une autre. Tout ce qu’elle souhaitait, c’était de se perdre une fois de plus dans ce regard ravageur. Il pouvait remplacer l’alcool, il pouvait même surpasser sa bataille. Mais elle n’avouerait pas. Jamais. Elle mentait. Elle se mentait. Parce que s’attacher devenait bien trop rude. Parce que l’abandon suivait bien trop souvent. Parce que Nyméria. Parce que Kaidan.

Elle se calait dans le fauteuil, confortablement installée. Nyméria, elle blaguait avec enthousiasme sur les loups qui peuplaient la ville. Elle ne pouvait se douter, s’enfonçant une fois de plus dans la maladresse. La brune, elle pouffait de rire jusqu’à ce que Kaidan regagne la pièce accompagnée des deux verres qui épanchait leur addiction. Elle le regardait du coin de l’oeil tandis que ce dernier se plantait devant elle. L’humaine, elle fronçait les sourcils sans comprendre la situation. Lui, il ne rigolait pas. L’homme commençait à dédramatiser cette malédiction, réfléchissant a ce qui semblait bon ou mauvais. Nyméria, elle l’écoutait tandis que son coeur commençait à s’emballait. Elle n’y avait jamais pensé, à ces hommes et femmes prisonniers de la lune. Pourtant, la mort de son père ne pourrait lui offrir compassion. La jeune femme pourtant juste et impartiale ressentait des difficultés à accepter cette facette. Parce qu’elle ne connaissait pas, parce que pour elle, tout cela n’était qu’abstrait. Elle se levait, posant sa main sur l’épaule de l’homme. Elle fronçait doucement les sourcils, serrant un peu plus sa poigne par habitude. « Je pense que nous avons tous une part de bons et de mauvais. Après, chacun est tenu de choisir son juste milieu. Loup, humain, sorcier, et les licornes si elles existent aussi. » Elle gloussait. Cette conversation semblait tellement lointaine. Parler de ses croyances devenait presque drôles, irrationnelles. Nyméria, elle lâchait l’épaule de l’homme pour reprendre son sérieux, s’emparant de son verre pour s’en délecter une fois de plus. Son regard qui ne quittait plus celui de Kaidan, réconfort non négligeable dont elle abusait. « Je ne pourrais juger sans avoir vu un loup dans sa vie quotidienne. Sans savoir ce qu’ils ont dans la tête. Tout ce que je peux dire, pour le moment, c’est qu’ils ont volé une partie de moi et que je suis bien trop rancunière pour passer une bonne soirée avec cette espèce. » Elle semblait cette fois-ci, bien plus sérieuse. Nyméria, elle ne s’entrainait pas pour rien. Elle voulait tuer, elle voulait reprendre la vie qu’on lui enlevait. Cela ferait d’elle l’égal de ses créatures mais qu’importe, la noirceur la gagnait depuis bien trop d’années.

Elle finissait par se laisser à nouveau tomber dans le fauteuil, sa chute maitrisée pour ne pas perdre le liquide qui se trouvait encore dans son verre. Son index roulant sur les contours du récipient, Nyméria, elle ne sentait toujours pas la fatigue l’envahir. Ce serait certainement un combat comme chaque soir. Elle trouvait cette discussion passionnante, une facette des loups qu’elle ne soupçonnait pas. Les yeux rivés sur son interlocuteur, elle soupirait un instant avant de hausser les épaules. « Si j’étais une de ses créatures, je pense que j’essaierai d’être du bon côté. De ceux qui ne demandent qu’à vivre sans écorcher des vies. Peut-être que, moi aussi, je me salirais les mains avant mais je ferais tout pour être une bonne personne. Je ne laisserais jamais la lune ou qui que ce soit dicter mes choix. Mais bon, je suppose que je suis bien trop idéaliste. » Elle roulait des yeux, ne pouvait s’imaginer la vie de Kaidan. Vu sous cet angle, être un loup devenait presque une partie de plaisir. Elle en oubliait la prédation et les douleurs de ses transformations. Le côté psychologique également. Mais après tout, l’homme demandait l’avis d’une humaine. Il ne pouvait s’attendre à mieux.


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MessageSujet: Re: (NYDAN) Turn away cause I need you more, feel the heartbeat in my mind. TERMINE   (NYDAN) Turn away cause I need you more, feel the heartbeat in my mind. TERMINE EmptySam 2 Avr - 0:49


Parce que je suis ridiculement égoïste, je lui demandai si elle avait déjà pensé que c’était possible que les loups ne soient pas tous forcément mauvais, et parce que je ne pouvais pas supporter l’idée d’être un monstre à ses yeux, j’espérais qu’elle me dise qu’elle croyait que c’était possible. Elle se leva et posa une main sur mon épaule. J’étais surpris par la proximité qu’elle venait d’instaurer entre nous, mais j’étais encore plus surpris de sentir une forme étrange de chaleur m’emplir. Je me détendis rapidement et me permis même de me rapprocher un peu plus d’elle alors qu’elle m’avouait, comme je l’espérais, qu’elle croyait qu’il y avait une part de bon en chacun de nous. Il y avait cependant une part de mauvais aussi, et ça ne tenait qu’à chacun de nous de choisir ce que l’on en faisait. Je réalisai alors que je n’avais probablement jamais été plus d’accord avec elle. Je réalisais qu’elle avait raison. Elle plaisanta à propos de licornes, et je lâchai un petit rire amusé, soudainement complètement détendu. Je me perdis un instant dans son regard, sincère et mystérieux à la fois. Elle me sortit de ma contemplation en lâchant mon épaule pour s’emparer de son verre et boire une petite gorgée de sa boisson. Sans trop y penser, je l’imitai en regrettant presque qu’elle ne repose pas sa main de nouveau sur moi après coup. Mais pourquoi est-ce qu’elle l’aurait fait, au fond? Elle m’avoua qu’elle n’oserait pas réellement juger un loup sans l’avoir vu dans sa vie quotidienne, sans savoir comment il pense. «Tu sais, je ne pense pas qu’ils pensent tellement différemment que toi… ou moi.» Si seulement elle savait qu’elle buvait avec l’un d’eux, ce soir. Si seulement elle savait que l’un d’eux était prêt à lui enseigner tout ce qu’il fallait savoir pour le tuer pour la simple raison qu’il veut la protéger des monstres, ceux qui sont dehors et ceux qui sont dans sa tête. Si seulement elle savait que tout ce que je voulais, c’était la protéger de moi, mais que mon égoïsme m’empêche tout simplement de m’éloigner d’elle. Mais tout ce qu’elle sait, pour le moment, c’est que c’est un loup qui lui a enlevé une partie d’elle. J’hochai la tête. «Ouais, je sais.» soufflai-je doucement, désolé de ce qu'elle a dû endurer.

Elle se laissa de nouveau tomber dans le grand fauteuil et je regrettai de m’éloigner d’elle pour m’asseoir dans le divan pourtant non loin de là. Peut-être que si j’étais un peu plus loin, je verrais un peu plus clair. Je regardais le liquide tournoyer doucement dans mon verre en même temps que mon poignet lorsqu’elle prit de nouveau la parole. Si elle était une louve, ou même une sorcière ou une chasseuse, en fait, elle voudrait être du bon côté. Elle voudrait être la gentille de l’histoire, mais elle l’était déjà, non? «Tu n’es pas idéaliste.» J’haussai les épaules. «Tu es juste quelqu’un de bien.» Je relevai les yeux dans sa direction et lui souris. «Si j’étais un loup, j’aimerais vraiment pouvoir me faire dire quelque chose comme ça par une personne comme toi.» Je me mordis la lèvre et repris après une hésitation. «Juste… question de me rappeler qu’on choisit d’être un monstre, qu’on en devient pas un par fatalité, tu vois. Il y a toujours un moyen de faire le bon choix.»

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MessageSujet: Re: (NYDAN) Turn away cause I need you more, feel the heartbeat in my mind. TERMINE   (NYDAN) Turn away cause I need you more, feel the heartbeat in my mind. TERMINE EmptySam 2 Avr - 9:45


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Pénombre des âmes quand la nuit déclarait ses méfaits. Elle était pleine de la surprise, des bêtes féroces qui rodaient ainsi que des détraqués psychologiques. Pourtant, les humains se méfiaient souvent du surnaturel en oubliant que leurs congénères pouvaient faire bien pire. Les lambdas, ils pouvaient faire les bouches en coeur mais combien d’entre eux rêvaient d’être surpuissant pour dominer ses adversaires. Nyméria, elle n’oubliait pas que l’humanité se perdait depuis des siècles. Que la barbarie faisait partie d’eux. Contrairement aux animaux, l’Homme ressentait la haine et la jalousie. Ils se remplissaient de sentiment négatif et abattaient sur un coup de tête. La bête, elle, chassait pour se nourrir principalement mais aussi pour le plaisir de prédation. Cela semblait tellement plus légitime. Au final, ne serait-il pas plus noble d’ôter la vie en tant qu’animal plutôt qu’un être lambda. Ses pensées lui traversaient l’esprit, lui glaçant le sang. Si son père perdait la vie entre les mains d’un Homme, elle ne se couperait pas du monde alors pourquoi le ferait-elle avec ce surnaturel qui faisait partie d’elle. Nyméria, elle bouleversait à présent tous ses préjugés. Comme quoi, cette soirée se trouvait vraiment bénéfique. Kaidan, il la faisait réfléchir sur des sujets qui ne lui traversaient pas l’esprit dans le passé. Il éveillait une nouvelle facette de ses créatures de la nuit qu’elle jugeait pourtant trop vite. Elle voulait abattre le coupable mais ne connaîtrait certainement jamais son identité. Cette conversation semblait tellement lointaine. Parler de surnaturel à haute voix faisait sourire la jeune femme. Parce que pour une fois, personne ne la prenait pour une folle. Elle ne serait pas internée le lendemain. La jeune femme, elle se sentait enfin libre de ses pensées. Un sourire niais se dessinait sur son minois malgré les propos tenus précédemment. Kaidan, il affirmait que tout le monde pensait pareil malgré les différences. Elle hochait la tête, n’effaçant pas son rictus pour autant. Nyméria, elle se pinçait les lèvres pour se contenir et rester le plus neutre possible. L’homme semblait touché par son histoire, acquiesçant encore une fois les dires sur l’histoire de son père. La brune soupirait, passant sa langue pour humidifier ses lèvres. « Mais bon, je pense que tout le monde au droit a sa chance. » Elle n’y croyait qu’à moitié. Un tueur restait un être abominable. Elle imaginait la sensation de toute-puissance en stoppant une vie, la facilité qui s’en dégageait également. Nyméria, elle demandait simplement à voir, à rencontrer une bête qui bouleversait ses convictions.

Elle dépeignait son portrait si elle se trouvait maudite par la lune. Nyméria, elle idéalisait beaucoup la chose. Si cela pouvait être si facile, cela ne serait plus une malédiction. La jeune femme, elle voulait être du bon côté mais la soif de vengeance montrait sa part d’obscurité. Des belles paroles qu’elle croyait encore. Pourtant, l’humaine ne pouvait se mettre à la place de ces êtres. Kaidan, il semblait de plus en plus affectait par cette discussion. Il prenait place sur le divan, admettant qu’il aimerait entendre ses paroles si cela lui arrivait. Nyméria soupirait, le calme régnait dans la pièce avant qu’elle ne se lève spontanément pour prendre place sur les genoux de l’homme. Son postérieur sur le coin du divan tandis que ses longues jambes s’étalaient sur les cuisses de Kaidan. Ses bras trouvaient naturellement le chemin sur les épaules de son interlocuteur. Elle en oubliait son verre qui restait près du divan. Elle le regardait avec compassion, comme si elle savait. Pourtant, la brune restait dans l’ignorance. Peut-être que sa l’arrangeait. « Mais tu n’es pas un loup et c’est bien pour ça que je tiens ce discourt. » Elle lui offrait un sourire. « Je m’en souviendrais néanmoins, si jamais tu pars à la dérive. » Sa main qui se perdait dans ses cheveux. L’alcool qui ôtait toutes ses barrières. Nyméria ne se le permettait jamais, encore moins avec lui. « Nous ne sommes que deux âmes alcooliques qui divaguons sur des créatures qu’on ne croisera certainement jamais. En attendant, je te remercie pour cette soirée. Je me sens bien, ici. » Un sourire gêné. La brune ne cherchait pas à l’attendrir, elle restait simplement naturelle. Parce qu’il le méritait à ses yeux, parce qu’il savait trouver les mots.


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MessageSujet: Re: (NYDAN) Turn away cause I need you more, feel the heartbeat in my mind. TERMINE   (NYDAN) Turn away cause I need you more, feel the heartbeat in my mind. TERMINE EmptySam 2 Avr - 17:08


Elle croyait que tout le monde avait le droit à sa chance. Je me demandai alors si elle pensait réellement ce qu’elle me disait, parce que moi, je voulais y croire. Je voulais que ce soit vrai. Après tout, ne venions pas tout juste de dire que c’était notre choix à chacun de décider de ce qu’on faisait de notre vie? De décider si on était bon ou mauvais, au final? Je me mordis la lèvre et soupirai doucement. Je voulais vraiment me convaincre que c’était possible, tout ça, et parfois j’y arrivais, mais il demeurait toujours ce doute, cette mauvaise aura qui semblait planer au-dessus de moi en guettant le moment où je ferais une erreur pour ensuite me la faire payer. Je me détournai légèrement d’elle pour aller m’asseoir dans le divan et fixai mon verre pendant de longues secondes. À ce moment-là, je me jurais qu’il n’était pas question que cette erreur se passe avec Nyméria. Si cela arrivait –ou quand cela arrivera peut-être– Nym ne serait pas touchée. Je ne relevai la tête vers elle que lorsqu’elle m’expliqua ce qu’elle pensait qu’elle ferait –ou du moins qu’elle voudrait faire– si elle était une louve. Je me dis alors que je ferais tout pour que ça ne lui arrive pas, qu’elle n’ait pas à réaliser qu’elle aura perdu son humanité. Je l’écoutais attentivement, en quelque sorte admiratif de sa façon de voir les choses. Elle finit en disant qu’elle était cependant sans doute trop idéalise, et je secouai doucement la tête. Non, je ne le croyais pas. Au contraire, je pensais plutôt qu’elle était une bonne personne, tout simplement, qu’elle voulait le mieux pour elle mais aussi pour les autres. N’était-ce pas ce qui faisait d’elle ce qu’elle était? Je lui avouai que si j’étais un loup, j’aimerai avoir quelqu’un comme elle pour me ramener à la réalité, mais aussi pour me faire voir le bon côté des choses, me rappeler que c’est possible d’être bon dans un monde aussi sombre que le nôtre. Elle soupira et je détournai de nouveau les yeux en direction de mon verre, un peu gêné par la situation. J’allais sans doute trop loin en disant ce genre de chose, peut-être que je jouais un peu trop avec le feu, que je me disais, mais je savais au fond de moi qu’elle n’oserait pas formuler l’hypothèse que je suis un loup, dans son esprit ou en mots, jusqu’à ce que je lui avoue moi-même.

Elle se leva d’un bon pour venir s’asseoir près de moi –très près, sur moi en fait– et étendre ses jambes sur mes genoux. Je déposai mon verre sur le petit meuble à côté du divan et elle passa naturellement ses mains sur mes épaules. La sensation de chaleur que j’avais ressentie tout à l’heure était de retour, et même si je m’étais considérablement raidi lorsqu’elle s’était installée sur moi, je me détendais rapidement, comme si la situation était parfaitement naturelle pour elle et moi, et ce, même si nous n’avions jamais été aussi proche que ce soir-là, en fait. Elle me regardait dans les yeux et lorsque mon regard s’accrocha au sien, je cru m’y perdre. Elle était pleine de compassion, rassurante aussi, et j’avais presque l’impression qu’elle savait que je parlais en connaissance de cause. Ça me faisait du bien d’avoir l’impression, même si elle était fausse, qu’elle puisse me vouloir dans sa vie malgré tout. Elle me sourit et rajouta finalement que je n’étais pas un loup, et que c’était bien la raison pour laquelle elle prenait la peine de me dire tout cela. Je penchai un peu la tête sur le côté en attendant la suite, parce que je n’étais pas certain de comprendre. «Qu’est-ce que tu veux dire?» Elle me répondit simplement que si jamais je devais devenir un loup, un jour, elle se souviendrait de ce qu’elle venait de me dire. Elle était en train de me dire qu’elle me laisserait ma chance, et même si je n’aurais pas dû, je le prenais comme une promesse. Je me permis de poser une main sur ses cuisses puis de passer l’autre dans son dos. Je guettai sa réaction, mais réalisai ensuite que je n’avais pas vraiment à m’inquiéter de cela. Pas ce soir-là, en tout cas. Ce soir-là, tout était plus simple, tout allait bien. Sa main à elle se perdit dans mes cheveux et, pendant un instant, je fermai les yeux pour profiter un peu mieux de ce moment d’intimité qui, j’en avais peur, ne se reproduirait peut-être jamais. Sans réellement m’en rendre compte, je serrai légèrement ma poigne sur sa cuisse. Elle conclut au fait que nous n’étions que deux âmes perdues, deux alcooliques qui divaguaient à propos de créatures qu’ils ne rencontreraient sans doute jamais. Je pinçai les lèvres, coupable de lui mentir constamment sur la nature même de mon existence. Elle rajouta qu’elle était heureuse de partager cette soirée avec moi, qu’elle se sentait bien, ici, maintenant. «Je me sens bien aussi.» soufflai-je tout bas de la façon la plus sincère que je pouvais l’être. «En fait, je crois que je ne me suis pas sentis aussi bien depuis bien longtemps.» Et ce n’était pas tellement l’alcool qui parlait, parce que mon organisme se régénérait plus rapidement que celui d’un humain, que mon métabolisme était plus rapide et donc que je ne développais pas de dépendance, que l’alcool n’affectait pas mes cellules et que je n’arrivais que difficilement à me saouler. Celui qui parlait, c’était bel et bien moi, moi qui étais plus impulsif à l’approche de la pleine lune, mais moi, au fond. Et elle, est-ce qu’elle regretterait de s’être ainsi rapproché de moi ce soir, ou est-ce que ce n’était que ce qu’elle n’avait pas encore osé faire?

Je levai la main pour replacer une mèche de ses cheveux derrière son oreille et esquissai un petit sourire. «Je vais te promettre quelque chose, Nym.» Je caressai délicatement sa joue du bout des doigts avant de reposer ma main sur sa cuisse, et je lui avouai la promesse silencieuse que je me faisais déjà depuis un moment. «Pour aussi longtemps que tu me permettras d'être près de toi, je ferai en sorte que plus personne ne puisse te faire de mal.» Un loup idiot et égoïste qui s’attachait à celle qui devrait être sa proie, c’était ce que j’étais, mais je m’en fichais. Je ne savais pas encore ce qu’elle était pour moi ou même ce que j’étais pour elle, mais je savais que je ne voulais pas la voir souffrir. Pour l’instant, ca me suffisait.

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Nyméria Coopland
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Nyméria Coopland
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MessageSujet: Re: (NYDAN) Turn away cause I need you more, feel the heartbeat in my mind. TERMINE   (NYDAN) Turn away cause I need you more, feel the heartbeat in my mind. TERMINE EmptySam 2 Avr - 21:35


Turn away cause I need you more, feel the heartbeat in my mind.
ft/Kaidan Sutter

Elle se trouvait là, posée sur les genoux de cet homme dont elle ne connaissait presque rien. Ils parlaient de tout mais jamais de ses souffrances qui les possédaient depuis tant d’années. Nyméria, ce n’était pas le genre de fille qui se confiait aveuglément. Elle aimait taire ses maux, n’en montrer qu’un fragment pour ne pas paraître fragile. Au fil des années, on la disait froide et sans émotion. Des rumeurs, encore et toujours car ce soir, elle se laissait porter par ses envies et les distances semblaient s’évaporer petit à petit. Son souffle court tandis qu’elle se prêtait volontiers aux confidences. Elle s’accordait un répit ce soir, une sorte de parenthèse. Le retour à la réalité ferait surement très mal mais elle s’en fichait. L’humaine, elle vivait simplement le présent comme tout le monde ferait en présence d’un bel homme. Nyméria, elle laissait simplement son corps libre de répondre à ses pulsions. Un instant de tendresse, aussi infime et pudique soit il. Elle ne s’autorisait jamais ce genre de familiarité. Kaidan, il était le premier. Celui qui remettait tout en question. Aucun homme ne la voyait d’aussi prêt, ses blessures qu’elle masquait en laissant de la distance pour que ses yeux ne soient à porter. La jeune femme, elle se donnait corps et âme à sa façon. Demain, le soleil se lèverait et elle oublierait. Nyméria, elle espérait que l’homme en ferait autant. Qu’il ne prenait pas cela comme habitude. Car elle ne serait pas cette femme qui se donne pour de belles paroles. Elle ne serait pas celle qu’on utilise avant de jeter comme un mouchoir usagé. Nyméria, elle devait être domptée. Elle devait apprendre à aimer et être aimé.

Kaidan, il la questionnait sur ses dires. Sur ces mots qu’elle ne dirait pas à un loup. Elle se raclait la gorge, lui adressant un doux sourire. « Je ne prendrais pas la peine de faire un long discours si tu étais de ses loups. Je veux bien pensait qu’ils ne sont pas tous mauvais mais je n’y mettrais pas mes sentiments. Je n’avouerais jamais que je puisse apprécier un loup ni même que ses derniers soient comme nous même si je le pense. Question de fierté. » Elle soupirait avant de lever les yeux au ciel. Elle était bornée, la petite. Nyméria, elle ne se livrerait pas comme cela. Jamais. Loup ou pas. Mais Kaidan n’avait pas besoin de le savoir. Cela semblait monnaie courante avec la nouvelle génération. L’homme lui rendait ses paroles, assurant qu’il ne s’était pas senti si bien depuis bien longtemps. La jeune femme rougissait immédiatement, se mordant la lèvre inférieur. Elle s’en voyait gênée, ne pensant pas rendre quelqu’un heureux. Ses yeux qui pétillaient soudainement. Elle reprenait peu à peu goût à la vie tandis que le sommeil venait enfin. Depuis le temps, Nyméria en oubliait presque la sensation.

Il lui faisait une promesse, caressant sa joue du bout des doigts. Nyméria, elle fronçait les sourcils. L’incompréhension. Comment pouvait-il promettre cela ? Lui, petit humain tout comme elle. La jeune femme soupirait. Cela semblait si beau, peut-être trop. La tendresse devenait pesante. Parce qu’elle se l’interdisait depuis trop longtemps. Sans un mot, elle déposait un baiser sur sa joue. Ses jambes regagnaient finalement le sol. Ses cheveux qui suivaient ses formes, se dirigeant vers la porte avec élégance. Elle se retournait finalement, un regard malicieux qui annonçait des retrouvailles surprenantes. « A bientôt, beau brun. » Rien de plus, elle s’en allait comme elle venait. Nyméria, elle restait sur cette promesse. Les mots ne servaient à rien entre eux. Ils se comprenaient. Elle s’évaporait dans la nuit noire, regagnant son appartement pour savourer une nuit de sommeil. Ce soir là, elle rêvait d’un avenir bien plus serein. Avec ou sans Kaidan, elle remettait ses barrières qui faisaient d’eux de simples connaissances. Elle s’y tiendrait, elle l’espérait.


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Tu files comme une comète, ne sachant pas où tu finiras ni sur quel obstacle tu iras finir tes jours. Pourtant, tu fonces à toute allure, marquant ton millénaire. 

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