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Elrich Marbh & Augustus O'Callaghan



 
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 daydreaming (saoirse)

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Leith Oswald
howling at the moon

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Pseudo : flyingsquirrel. (maëlle)
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Crédits : brief moment of joy.
Double compte : nolan le magnifique.
Âge : vingt-huit ans, partagés entre une enfance compliquée et une vie d'adulte idyllique, jusqu'à aujourd'hui.
Statut civil : amour passionnel, enflammé. il aime au delà de la raison et ça le consume, jour après jour. d'une relation simple, sans tâches, il est passé à un amour interdit, entre deux ennemis.
Occupation : ingénieur de la vision, pour la télévision irlandaise.
Poste dans la meute : il n'appartient à aucune meute, il est solitaire, encore réticent à l'idée de se mélanger aux autres loups.
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MessageSujet: daydreaming (saoirse)   Mar 1 Mar - 2:02




daydreaming
All I believe, Is it a dream? That comes crashing down on me?

Assis dans le salon, Leith observe l'écran de son ordinateur. Seul le bruit de ses doigts sur les touches du clavier vient perturber le silence qui règne dans la maison. Iseult est à son studio et lui ne travaille pas aujourd'hui. Il a décidé d'en profiter pour se détendre, mais le calme ambiant commence à devenir trop pesant pour lui. S'il a toujours été un grand adepte de ces moments-là, ils ne lui rappellent que des mauvais souvenirs désormais. Chaque jour qui passe, il doit subir les silences dans son couple. Un mutisme dans lequel ils se sont tous deux enfermés depuis bien trop longtemps au goût de Leith. Un soupir quitte les lèvres du loup tandis qu'il pose son ordinateur à côté de lui, fermant l'écran par la même occasion. Ses yeux détaillent le salon parfaitement rangé, la décoration soignée, pour finalement s'arrêter sur les photos posées sur le buffet. Le brun se lève, se rapproche de ces souvenirs immortalisés à tout jamais sur le papier. Ses iris sont attirés par le sourire qu'arbore Iseult sur l'une des photos. Elle a l'air heureuse, paisible. Les traits de son visage sont détendus et il peut dire avec certitude que ses émotions sont sincères. Il a l'impression de ne pas avoir vu cette femme depuis longtemps, trop longtemps. Son cœur se serre et il détourne la tête pour éviter de se torturer davantage. Ils sont ce qu'ils sont, désormais. Il n'y a pas de retour en arrière possible, pas d'échappatoire à l'horizon. Il le sait, au fond, qu'ils ne seront plus jamais ceux qu'ils étaient il y a tout juste quelques mois. Il le sait, mais c'est difficile de l'accepter, de faire le deuil d'une relation qu'ils ne pourront plus retrouver. Leith a besoin d'air, besoin de s'échapper de cette maison qui est le berceau de cette relation bancale. Alors il attrape ses clés, sa veste et disparaît. La porte claque derrière lui. Il accorde un rapide coup d’œil à sa voiture, garée dans la rue, mais lui préfère la marche. Il ne sait pas vraiment où il veut aller, mais il suppose que l'air frais lui fera du bien. Puis après tout, il ne vit pas loin de toutes les commodités de la ville, des cafés et autres rues marchandes. Alors il marche, laisse son esprit divaguer tandis que ses jambes font le reste du travail. Son attention est attirée par une maison, parfois, par une personne qui marche dans le sens inverse, par les plantes d'un balcon, au premier étage, par les rires d'enfants qui passent près de lui. Tout a l'air si... normal, qu'il se demande parfois s'il est le seul à avoir l'impression que plus rien ne va dans ce monde, dans cette vie. Comme si tout s'écroulait autour de lui, qu'il se tenait au milieu des flammes, attendant d'être brûlé vif. Tout lui échappe, il ne se sent plus en contrôle de sa propre vie depuis qu'il a été mordu. D'une certaine façon, c'est la vérité. Une malédiction, qui lui a été imposée et qui l'a laissé vidé de tout, obligé de remanier les projets qu'il avait comme de la vulgaire pâte à modeler. Il la hait, cette lune, cette foutue "déesse". Mais comment évacuer la rage qu'il ressent quand cette dernière est dirigée vers un astre? Il a souvent envie de céder à la facilité, de tous les haïr; les loups, les sorciers, mais à quoi bon? Leith s'arrête finalement devant la façade d'un petit café dans l'une des rues animées de la ville. Une échoppe qui propose des boissons à emporter. Il se rend compte qu'il a très envie d'un bon café noir. Alors il entre, ne perd pas une minute de plus dans le froid, avec le vent qui lui mord le visage. Par chance, personne n'attend devant lui. Il se rend directement au comptoir et passe sa commande à la jeune femme qui se trouve de l'autre côté. Elle hoche la tête, un sourire aux lèvres, avant de s'éloigner pour réaliser sa commande. L'attention de Leith s'attarde sur les ardoises qui affichent les différents produits, les différentes boissons, chaudes, froides, mais aussi les mignardises que le café propose. Bientôt, la serveuse revient avec son gobelet en main. Il s'en saisit, lui donnant en échange un billet pour payer sa commande. Le loup se retourne ensuite, reprenant la direction de la sortie du salon de thé. Il pousse la lourde porte, et fait quelques pas, prenant une gorgée brûlante de sa boisson. Son regard se pose sur un chien, adorable, sur le trottoir d'en face, lorsqu'il percute quelqu'un de plein fouet. Avant même qu'il ne puisse réagir, la tasse lui échappe des mains, le café se renversant sur lui, mais surtout sur la personne qu'il vient de bousculer. Il sent une main s'attarder sur son épaule, probablement pour ne pas tomber. Ses iris se baissent vers le visage de la personne - la jeune femme - qui lui fait face. Immédiatement, il réalise. Il arrive à replacer ce visage qu'il a l'impression de connaître très bien. Les traits sont quasiment identiques aux souvenirs qu'il en a. Il sent la gêne envahir son corps, tandis que son dernier rêve lui revient en mémoire. Cette femme, il ne la connaît pas, la tout juste croisée une fois. Pourtant, elle a su attirer son attention suffisamment pour qu'il rêve d'elle, une fois la nuit venue. Et autant dire que ce rêve n'avait rien d'innocent. Il s'est forcé à oublier tout ça, par culpabilité pour Iseult. Mais là, les images lui reviennent en tête, plus vives et réalistes que jamais. « Oh mon dieu, excusez-moi, je ne regardais pas devant moi. » Leith n'arrive pas à détacher son regard de la blonde. Il n'a probablement jamais été aussi gêné de sa vie, et pourtant le voilà en train de la fixer. C'est plus fort que lui, il a besoin d'imprimer chaque trait de son visage dans sa mémoire. Il a envie de s'insulter, de se gifler pour cela, mais il ne peut s'empêcher de remarquer qu'elle est vraiment belle. Un soupir exaspéré lui échappe, tandis qu'il prend encore une fois la parole. « Je ne vous ai pas ébouillanté, ou quoi? Ça va? » Il remarque alors que la main de la jeune femme n'a pas quitté son bras. Ça le met d'autant plus mal à l'aise, mais au fond, il n'a pas envie qu'elle l'enlève.
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Saoirse O'Callaghan
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MessageSujet: Re: daydreaming (saoirse)   Jeu 3 Mar - 22:30


leith, saoirse
We all are living in a dream, but life ain’t what it seems, oh everything’s a mess. (...) but I wanna dream, I wanna dream, leave me to dream...
(mélodie)

Ses rêves revenaient à Saoirse en lambeaux de vies, en cendres de mémoires. Elle fronçait les sourcils au matin venu, tentant de se remémorer ses chimères. Les cheveux disposés sur les draps en une auréole presque parfaite, elle tentait de revoir les mêmes images, sentir les mêmes parfums – elle était bien, si bien dans ses songes, qu'elle aurait voulu ne pas en partir. Il s'y mêlaient tant de choses que chaque nuit était une explosion bien particulière – elle voyait des couleurs somptueuses, certaines nuances qu'elle n'avait jamais osé imaginer, des jardins à perte de vue, des nuits étoilées sans danger. Au détour d'un rêve, Saoirse se laissait emporter par des senteurs de cannelle et de vanille; par une paire d'yeux qui l'auraient menée au bout du monde. Elle était bien loin de ses rêves d'enfants, à danser une valse langoureuse sous une infinité d'astres tous plus lumineux les uns que les autres. Une douceur s'échappait du moins de leurs gestes – elle aurait même osé penser à de la tendresse, nichée au creux de ses grands bras –, une chaleur du moindre de ses sourires parfaits. C'était donc lui, le prince charmant. Celui dont on lui avait tant parlé, celui qui charmait tant et tant de princesses, de duchesses et de reines – et qui parfois allait s'égarer dans les yeux d'une inconnue.
D'un rêve parmi d'autres, elle tentait de se remémorer la teinte du bleu de ses yeux, la pâleur de sa peau qui reflétait la lune, constellée de centaines de tâches de rousseur. Elle tentait de ne pas oublier la gentillesse de son sourire.
Les vibrations de sa voix, tantôt dure et sévère, tantôt mielleuse et affective.
La rouille qui naissait aux pointes de ses boucles noircies.
Elle tentait de ne pas oublier son parfum, la moindre des ondulations de son corps bien plus grand et imposant que le sien, les expressions qui creusaient ses joues comme celles d'un enfant trop heureux.
Elle tentait de garder en mémoire le bien que ça faisait de se cacher contre lui et écouter son cœur battre trop vite.
Elle tentait de se rappeler d'une nuit entière de rêveries qu'elle ne pourrait jamais voir que les yeux clos.

Les yeux à présents bien ouverts, elle soupirait. La vie était bien plus belle et palpitante dans ses songes, tant qu'elle aurait aimé y vivre et ne plus en sortir. Machinalement, sa main se saisit de son téléphone pour en éteindre l'alarme qui crachait les premières notes d'une chanson aux airs robotisés. C'était déjà la troisième semaine d'affilée qu'elle oubliait de désactiver cette maudite sonnerie un jour où elle n'avait pas à aller au travail. La situation ne la désespérait pas autant qu'elle-même, et malgré ça elle était sûre qu'elle oublierait à nouveau la semaine à venir, et celle qui viendrait encore après. De longues matinées en perspective.
Avec la même mécanique un peu difficile à dérouiller, Saoirse se glissa hors du lit pour aller se réveiller sous l'eau chaude de la douche, en en profitant pour chantonner quelques couplets – pendant que son voisin priait pour devenir sourd d'ici la fin du refrain. Puis, mieux huilé qu'à son éveil, elle fila quelques habits – un pantalon en simili cuir, un chemisier blanc et une paire de ses talons les plus confortables. Les rues ne lui semblaient pas aussi fraîches que la veille, et elle n'enfila pour tout manteau qu'une veste fine, dans les poches de laquelle elle jeta grossièrement son téléphone et son portefeuilles, puis ses clés après avoir refermé la porte d'entrée de l'appartement. Le travail ne l'appelait pas aujourd'hui, mais le manque cruel de café, thé et autres chocolats chauds se faisait cruellement ressentir dans ses placards – elle sortit ainsi en direction du salon de thé où elle avait ses habitudes, au point de s'adresser aux vendeuses comme à de vieilles amies.
Jouant avec ses clés à l'intérieur de sa poche, elle n'eut pas le temps de cligner les yeux en approchant de la boutique qu'on la percutait de plein fouet – ou peut-être était-elle fautive. Ses pensées l'avaient encore une fois emportée trop loin pour faire attention à ce qui se trouvait pourtant devant ses yeux – et, recevant une bonne moitié de café trop chaud, elle poussa un cri digne des plus grands. Elle aimait le café coulant dans sa gorge, pas trempant ses habits. Le reste de la boisson s'était visiblement étalé au sol, le rendant beaucoup plus glissant – et dans la folie de l'instant, comme si ça n'avait pas suffi, elle avait glissé : son pied dans un sens et tout ce qui se trouvait au-dessus de sa cheville de l'autre. Elle s'accrocha par un quelconque réflexe de survie aux épaules de celui qui la faisait déjà détester cette matinée. Oh mon dieu, excusez-moi, je ne regardais pas devant moi. Sa position sécurisée, Saoirse releva la tête, faisant couler ses mèches blondes le long de son épaule. Sans relâcher son emprise sur lui, elle se redresse pourtant sur un pied, tentant de garder ce qu'il lui reste de dignité. Je ne vous ai pas ébouillanté, ou quoi? Ça va? C'est lui. Le prince qui l'a tant obsédé son son coucher à son réveil, l'Apollon parfait qui n'avait croisé sa route qu'une fois tout au plus. Celui dont elle pensait devoir se passer jusqu'à la fin de ses jours. Ébahie, elle secoua la tête à la négative. Je crois que ça ira, c'était seulement très chaud. Même elle n'était plus certaine de ne parler que du café qui l'avait trempée. Ironiquement, et malgré la chaleur de celui-ci, un vent froid la forçait à frissonner. Un sourire béat fendait pourtant son visage, sans qu'elle ne puisse se résoudre à détacher son regard de l'autre. Je suis désolée de vous demander ça mais... est-ce que nous nous connaissons ? Dieu que c'était cliché, mais elle n'avait pas pu s'en empêcher. Elle croisait des centaines d'hommes chaque jour, et pourtant il n'y avait que lui qui lui était revenu en rêve. S'il n'y avait rien de plus pour les réunir, le destin se foutait bien de sa gueule.
Avec un petit bruit étonné, Saoirse tenta de se détacher de lui en prenant appui sur ses deux pieds, mais l'agrippa à nouveau, un couinement de douleur s'échappant de ses lèvres. Si vous permettez que je revienne sur ce que j'ai dit : ça n'ira peut-être pas, tout compte fait. Je doute que ma cheville ait apprécié le goût de votre café.

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Leith Oswald
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MessageSujet: Re: daydreaming (saoirse)   Ven 18 Mar - 20:41

Des bribes d'images lui reviennent en tête. Des souvenirs flous, incomplets. Le rêve dont il se souvenait avec précision au réveil, n'est plus aussi clair qu'il l'était. Il a tellement tenté de refouler tout ça dans un coin de sa tête, que ça a presque fonctionné. Mais désormais que Leith a la jeune femme en face de lui, tout lui revient avec un réalisme désarmant. Les moindres détails dont il ne se souvient pas avoir un jour connaissance lui reviennent. La sensation de leurs peaux l'une contre l'autre, la chaleur de son étreinte. La douceur de ses gestes, le timbre de sa voix. Le sourire en coin qui éclaire son visage. L'odeur de ses cheveux, le parfum qui émanait d'elle. La proximité de leur échange lui permet de confirmer tout ceci. C'est étrange, de rêver d'une personne avec autant de justesse sans jamais lui avoir adressé la parole. C'est étrange, et surtout, inquiétant. Leith sait qu'il devrait fuir, la laisser là et partir loin, rentrer chez lui et attendre le retour d'Iseult. Ça serait la décision la plus sage et la plus raisonnable. Mais quelque chose chez cette femme l'attire. Il a envie d'en savoir plus, il a envie de la connaître. Peut-être est-ce pour ça, qu'elle est venue hanter ses nuits. Il ne s'est jamais attardé là-dessus, mais avec du recul, elle a attiré son attention comme personne ne l'avait fait depuis bien longtemps. Il ne saurait expliquer ce qui est différent chez elle pour provoquer un tel intérêt. Il est incapable de mettre le doigt dessus, et c'est ça qui le pousse à creuser un peu plus. Et ce malgré cette gêne qu'il ressent, malgré cette voix en lui qui lui crie de partir. Cette voix qui murmure le prénom d'Iseult, comme pour lui signifier que toute cette histoire n'était pas correcte vis à vis de sa fiancée. La même voix qui l'avait fait culpabiliser dès son réveil et qui l'avait poussé à oublier tout ça. Alors qu'au fond, où est le mal? Il ne contrôle par son subconscient. Et discuter avec une jeune femme n'est pas un crime non plus. C'est ce que Leith se répète pour se rassurer et apaiser sa conscience. Je crois que ça ira, c'était seulement très chaud. Leurs iris se croisent quelques secondes. Le loup se perd dans les yeux de la jeune femme, incapable de détacher son regard, jusqu'à ce que l'embarras prenne le dessus. Son regard glisse alors vers sa tasse quasiment, puis vers le chemiser blanc de la jeune femme. Un instant, il s'attarde sur ce dernier, avant de détourner son attention, encore plus gêné. Le vêtement tâché et mouillé est devenu transparent, laissant entrevoir ses sous-vêtements derrière l'auréole brune. Si c'est moins flagrant que ça ne l'aurait été avec de l'eau, ça n'en reste pas moins embarrassant pour Leith. Vraiment je suis gêné, j'espère que les tâches s'en iront. Le café n'est pas quelque chose qui reste, généralement, mais sur un tissu comme celui de sa chemise, du blanc qui plus est, il n'est sûr de rien. Je suis désolée de vous demander ça mais... est-ce que nous nous connaissons? Leith fronce les sourcils, quelque peu désarmé par cette question. Le grand sourire qu'elle affiche le laisse d'autant plus perplexe. Il est certain de ne jamais lui avoir adressé la parole, et pourtant, elle agit comme s'ils n'étaient pas deux inconnus. Au fond, il la comprend parfaitement. Il a l'impression de la connaître sans même lui avoir adressé la parole avant aujourd'hui. Hm, non, je ne crois pas.. Il ne veut pas laisser transparaître le fond de ses pensées. Car dire à des inconnus qu'on rêve d'eux la nuit, ça n'est pas forcément une très bonne entrée en matière. Il imagine le malaise que cette révélation pourrait engendrer. Ça le ferait presque sourire, s'il n'était pas aussi mortifié face à cette situation. Alors qu'elle lâche enfin son bras, un bruit échappe ses lèvres, alors que sa prise sur son épaule se raffermie. Si vous permettez que je revienne sur ce que j'ai dit : ça n'ira peut-être pas, tout compte fait. Je doute que ma cheville ait apprécié le goût de votre café. La bouche de Leith laisse apparaître une moue embêtée, tandis que son regard dévie vers la cheville de la blonde. Elle s'est probablement tordu la cheville en tentant d'éviter la chute. Comme si tout ceci n'était pas déjà suffisant. Attendez, laissez-moi vous aider. Passant un bras autour de sa taille, Leith ignore l'avertissement qui résonne dans sa tête tandis qu'il l'aide à marcher jusqu'à un banc non loin d'eux. Il la laisse s'asseoir, tandis qu'il s'accroupit devant elle, jetant un coup d’œil à sa cheville gonflée. Je pense que c'est tordu. Çà devrait s'arranger, avec un peu de glace et une bonne journée de repos. Le loup n'est pas médecin, mais avec toutes les années de sport pratiqué, il a appris à réagir face à ce type de blessure. D'autant plus qu'il en est la cause, pour le coup, alors il ne peut tout simplement pas l'abandonner dans la rue et la laisser se débrouiller.
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Saoirse O'Callaghan
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MessageSujet: Re: daydreaming (saoirse)   Jeu 2 Juin - 3:21


leith, saoirse
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(mélodie)

Ça avait été si réel qu'elle avait hésité pour une seconde. Peut-être deux.
Le bout des doigts lui brûlait d'envie d'aller explorer ses boucles légèrement emmêlées, son esprit s'embrumait à penser à la chaleur de ses sourires. Ça avait été si réel qu'elle aurait voulu que ça le soit. Qu'elle aurait prié pour que ça le soit. Elle aurait sacrifié une main pour que ça le soit, pour affirmer avoir senti cette fusion naître. Elle aurait sacrifié un œil pour que ça le soit, pour certifier qu'elle avait senti cet amour – pour elle, rien qu'elle. Elle aurait voulu que ça soit vrai, ne serait-ce que pour se réconforter en se rappelant des vérités plutôt que des mirages, ne serait-ce que pour se dire qu'elle avait vécu tout ça, qu'on l'avait aimé aussi fort, aussi beau une fois au moins. Elle aurait voulu ne pas en parler, le garder en secret, mais en une réalité plutôt qu'un rêve. Elle aurait voulu que ses mains se soient vraiment égarées sur sa taille, ses hanches, ses cuisses, qu'elles s'emparent de son esprit entier et ne le laisse jamais se libérer. Mais tout s'envolait en un battement de cils – la chaleur, l'amour, les étreintes, les mots doux, les rires légers, les baisers passionnés, lui, elle, et tout ce qui s'était jamais retrouvé entre eux. Il en était né des belles choses sous cette paire de paupières bien maquillées. Elle s'en était fait péter le cœur et fissurer les poumons; elle avait vu des couleurs qui n'avaient jamais existé et des parfums encore inconnus mais des plus enivrants. Et lui il avait été là un soir, comme s'il avait toujours été là, comme si tout n'avait toujours été que Lui. C'était aussi triste que touchant, ça la brisait autant que ça lui donnait envie d'insister.
Au fond d'elle-même, une voix lui susurrait doucement qu'ils appartenaient à deux histoires différentes, que rien ne les rapprocherait. Ils étaient un anachronisme dans le conte l'un de l'autre, l'élément de trop qui faisait tâche. L'égaré sur une route qui ne lui appartenait pas. Et puis, en écho à celle-là, une autre voix plus mielleuse encore lui laissait entendre qu'il n'y avait pas de hasard, jamais; et il n'était pas le premier. Elle avait rêvé de lui là où elle avait des dizaines de fois rêvé de visages vides. Elle avait gravé le souvenir de ses yeux trop expressifs et ses joues trop rosées comme si ça avait été la clé à tout. Quelque chose de plus entrait en compte, cette fois. Parce que ça ne pouvait en être autrement. Parce qu'il ne pouvait pas être qu'une silhouette de passage. Parce qu'il était quelque chose de plus – parce qu'il devait être plus. Un signe, un miracle, une bénédiction – le nom variait mais l'idée restait la même pour la louve déjà charmée. Elle n'aurait peut-être pas du le voir, ni le revoir, que ce soit en rêve ou non, mais ils étaient bien là. Et ça voulait forcément dire quelque chose – quelque chose de beau.
Elle l'avait peut-être trouvée, son évidence, en quelques mèches roussies au bout et un sourire étincelant. Ça ne pouvait être que lui, ça n'avait jamais pu être que lui – une histoire comme ça, on n'en voyait que dans les films, et le sien commençait avec leur rencontre. C'était trop gros pour en être autrement – alors, avec un pincement au cœur mais les pommettes réchauffées par l'espoir, Saoirse se perdit encore dans ses yeux.

Sans broncher, la louve se laissait guider jusqu'au banc, boitant en retenant un couinement à chaque pas qu'elle faisait. Elle s'assit, avec la délicatesse qu'on lui connaissait en n'importe quelle situation, laissant son regard dévier vers Leith devant elle. Et alors : plus rien n'existait. Plus rien d'autre qu'eux, parce qu'elle aurait voulu que ce soit le cas. Saoirse hocha doucement la tête, grimaçant en ôtant son escarpin pour libérer son pied blessé – rougi et légèrement gonflé. Se reposer, c'était une bonne idée, mais elle était bien trop précieuse pour faire ça sur un vulgaire banc dans la rue bondée. Gênée, malgré l'ivresse amoureuse qui lui montait à la tête, Saoirse sourit timidement. Elle plongea la main dans son sac à main, en sortant un portefeuilles fleuri, duquel elle prit quelques pièces pour les tendre au loup face à elle. Pour le café. J'aurais du regarder où j'allais, j'en suis désolée. S'il avait plus important à faire, elle avait beau avoir envie de le retenir, elle ne se sentait pas de le faire de cette manière. Face au manque de réaction de l'autre, et après avoir rangé son portefeuilles et refermé son sac, Saoirse se saisit de sa main – non sans un frisson léger – et y déposa les pièces, avant de la refermer avec précaution. Ce serait mentir que dire qu'elle n'en avait pas profité pour se laisser prendre par la chaleur de sa main, s'y attardant quelques instants de trop avant de se reprendre. D'une voix douce, Saoirse brisa le silence qui avait eu vite fait de s'installer entre eux. Il y avait une tinte d'espoir dans ses mots, juste ce qu'il fallait pour ne pas trop en faire. J'espère ne pas avoir dérangé vos plans ? Je ne voudrais pas vous mettre en retard pour quoi que ce soit...

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daydreaming (saoirse)

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