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 (Eilís) A la furie, au napalm

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Eilís Rhodes
howling at the moon

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Pseudo : zadig
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Âge : 29 ans
Occupation : Premier violon en hiatus, donne des cours à qui veut bien, pianiste de bar quand il faut bien vivre.
Poste dans la meute : Omega sans attache. A l'écart des autres, loin des semblables. Rejoindre c'est accepter. Accepter c'est embrasser la bête qui arrache et qui hurle. Hors de question
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MessageSujet: (Eilís) A la furie, au napalm   Mar 9 Fév - 3:25


Eilís Rhodes


I say, you do have a heart!’
‘Sometimes,’ he replied. ‘When I have the time.’
PRÉNOM(S) : Eilís sifflant sur la langue, sur les cordes tendues du violon. Il y a de la poésie dans son prénom, dans l'hommage rendu à Eilís Dillon. Longtemps elle a essayé de s'en montrer digne, un peu. N'en a pas d'autre, déjà bien assez difficile de se hisser à la hauteur d'un nom fantôme, pas besoin d'un aïeul pour lui faire de l'ombre. NOM : Rhodes. Bien loin le temps où elle s'imaginait Llywelyn. L'idée même de changer de nom la fait doucement rire, maintenant. Ricanement décadent, notes acides dans le fond de la gorge. AGE : 29 ans, la trentaine qui approche et qu'elle fuit, peur des questions qu'engendre l'âge qui avance. Le sens aigu du temps qui file trop vite, le tempo toujours dans la peau. PROFESSION : Premier violon, du Dublin Philharmonic Orchestra en hiatus. C'est un peu sa vie, la musique, la seule chose qui semble avoir du sens à ses yeux. Elle pose ses doigts sur un stradivarius et soudain, le monde cesse de tourner, les tourments ne sont plus. Elle a rêvé, longtemps, d'être le Premier violon. Le rêve qui s'envole, peu à peu, on la pousse vers la sortie depuis qu’elle a 25 ans et elle a fait ce qu’elle pouvait pour retarder l’échéance. Elle donne des cours de violon à qui le veut bien et est désormais vulgaire pianiste de bar. STATUT SOCIAL : Célibataire, fiancée éphémère, il n'a pas laissé durer, elle a laissé couler. Ils ont rompu après qu’elle lui ai brisé le nez à coups de poings. Jamais été faite pour le couple, pour l'autre, Eilís. Jamais vraiment vouée à se lier, ni aux semblables ni aux autres, juste des relations qui passent, la chaleur des corps sous ses doigts. RACE : i>Louve depuis ses seize ans, sans vraiment l'admettre, elle s'appuie plus que de raison sur les sens exacerbés, rejette d'un bloc toute la violence qu'elle engendre. Elle n'a pas demandé, elle n'a pas hérité. Elle aurait préféré, d'après ce qu'elle entend. Le poison dans le sang, la sauvagerie en héritage. Mais non, elle, elle c'est des cicatrices qu'elle tire son arsenic et il a fort à parier que l'argenterie de grand-mère ne sera pas sienne. NATIONALITÉ : Irlandaise, pas peu fière de cette accent tranché, des consonnes agglutinées. La mère patrie qu'elle aime peut-être un peu trop. ORIGINES : Anglaise du côté maternel, ce dont elle se vante peu, les tensions entre les deux nations toujours un peu à fleur de peau. FAMILLE :Un véritable clan féminin, les Rhodes. Des amazones élevées dans le respect et l'amour, incapables de se trouver les unes les autres. La place d'aînée a toujours pesée sur Eilís, un peu trop, peut-être, au point qu'elle opte pour la fuite, les voyages dès que l'occasion lui était donnée. Les liens qui se délitent, qu’elle essaie d’empêcher de brûler à retardement. Trop tard pour réagir, elle a trop laissé l'incendie les consumer et ne sait plus qu'aimer à la force des poings, aux décibels des hurlements.
Farouche Jalouse Perfectionniste Intransigeante Volage Méprisante Passionnée Violente Indépendante Excessive Menteuse
01. Musique en passion depuis la plus tendre enfance, femme orchestre dès le plus jeune âge, Eilís est touche à tout, inarrêtable dans son besoin de tout maîtriser, sa soif de savoir. Le violon et le piano qu'elle dompte à la perfection, le reste abandonné par contrainte. Pas assez d’heures dans une journée lorsque l'on est dévorée par deux passions trop prenantes. 02. La vue qui disparaît, tout se pare de gris, peu à peu, les murs se rapprochent jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus voir le soleil se lever. Les couleurs, la profondeur, le glissement est doux, sans douleur et pourtant terrifiant. Diagnostic implacable, impitoyable, auquel elle se soumet depuis l’enfance. Elle avait espéré y échapper, rattrapée par la génétique depuis trois ans. Le monde aspiré par les abysses et l’impression de ne voir l’univers qu’à travers le chas d’une aiguille. 03. Il lui reste l'ouïe, l'odorat, les sens qu'elle utilise beaucoup trop, une trop grande place laissée à la louve. Ce qu'elle reniait depuis des années qui s'avère d'une importance capitale dans sa nouvelle existence. Entre peur et dégoût, elle oscille, un peu funambule, un peu provocatrice. 04. L’oreille absolue a toujours été sa fierté, petit chien savant capable de reconnaître les notes à la première écoute. Elle ne s'est jamais privée pour étaler son talent. 05. Aucune affection pour les enfants, elle les abhorre et les méprise, aucun intérêt à ses yeux, encore moins depuis qu’ils bavent tous les après-midi sur ses partitions. 06. Elle a toujours été synesthète, entendre les couleurs et voir les sons danser, association de deux sens qu’elle chérit. Elle entend comme elle voit, voit comme elle entend. Et peu à peu, le monde se pare de gris. Ca la tue, de perdre cette capacité qu'elle jugeait jusqu'alors poétique mais inutile. Elle devient ordinaire. 07. Depuis que la dégénérescence optique s’est aggravée, Eilís est accompagnée d'un chien avec lequel elle s'entend sporadiquement. Lorsque la lune approche, il refuse généralement de la suivre et elle essaie de faire sans. 08. Ses compositeurs préférés sont Dvorak, Holst, Saint-Saëns et Prokofiev. D'une manière générale, elle préfère les compositeurs nordiques aux latins. Toutefois, sa partition de violon favorite reste Chaconne de Bach, de justesse devant le Chaconne de Vitali et le Caprice de Paganini, sa partition défouloir favorite. Elle déteste Vivaldi pour des raisons purement personnelles. 09. Son aversion pour la musique italienne et Vivaldi n'a d'égale que celle qu'elle a pour Franz Liszt et son piano chaloupé. Si elle reconnaît la beauté de leurs partitions et la grandeur de leur composition, son dégoût n'a rien de musical ou de professionnel, c'est parfaitement physique. 10. Eilís hait profondément Vivaldi et ses Quatre Saisons sans qu’elle sache expliquer pourquoi (probablement parce qu’elle aura passé toute son enfance à travailler dessus jusqu’à s’en rendre malade). Par extension, elle abhorre l'été. Cela ne l’a jamais empêchée de le jouer tous les soirs avec une virtuosité saluée des critiques. Ou de faire croire qu’elle l’adore juste parce qu’il était Italien, tout comme elle clame adorer Liszt, petit chouchou des ovaires enflammés de la musique romantique. 11. Enthousiasme qu'elle tentera toujours de masquer durant n'importe quel concert, elle dira probablement que les percussions ne sont pas de vrais instruments mais elle n'en pense pas un traitre mot et n'importe qui la connaissant un peu sait qu'il s'agit d'un mensonge éhonté. On décèle encore la passion, l'étincelle dans le regard presque mort. 12. Toute forme de mélodie l'attire énormément, elle cherche une résonance en chaque chose. Des relâchements de vapeur d'usine aux bruissements des feuilles en automne en passant par le hurlement des pneus sur l'asphalte. Depuis sa morsure, elle est beaucoup plus sensible aux sons (elle l'est également plus pour les odeurs mais personne ne veut vraiment se souvenir de l'odeur de transpiration de son second violon) et pour une fois, elle ne s'en plaindra pas. 13 Comportement toujours poussés à l’excès, elle se perd dans les vices de l’humanité pour le plaisir d’en faire encore partie. Elle boit pas mal, fume pas mal. De l’amour aux colères, tout est dans les extrêmes. Du chaud au froid en un claquement de doigts. 14. Pas faite pour suivre l’orchestre, Eilís, née pour le diriger du bout de l’archet. On a souvent reproché à la soliste ses envolées solitaires, le rythme que chacun peine à suivre. Il faut s’accrocher pour un duo avec la violoniste. Maintenant on charge les ratés de tempo sur le handicap, plus sur le talent créatif. Paradoxe. 15. Fière et indépendante, Eilís n’admettra que très rarement ses torts et dieu sait qu’elle en a. N’accepte de demander aucune aide, aucune assistance pas plus qu’elle ne n’accepte de se déclarer responsable d’une quelconque erreur. C'est cette immense fierté, bien plus grosse qu'elle, qui l'empêche de se jeter d'un pont quand elle redoute la pleine lune, qui l'empêche de hurler à la gueule du chasseur qu'il peut la transpercer de son aiguillon d'argent. La fierté et la peur. 16. Ambitieuse et fourbe, De sa nature profonde qui demande à toujours être mise en avant à son envie de cacher ce qu'elle est, Lis admet volontiers que pour survivre, il faut mentir. Un peu, beaucoup, démesurément. Elle laisserait éventuellement femmes, enfants, chiens et poissons rouges mourir avant elle. Face à l'adversité, son instinct de conservation surpasse largement sa fierté mal placé. Vous savez ce que l'on dit au dieu de la mort, après tout... (Probablement "je vous en prie, prenez ce bébé et cette grand-mère en premier.") 17. Jalouse. C'est sa plaie, son talon d'Achille. Lis mérite tout mieux que tout le monde et pourtant, ils ont toujours plus qu'elle. Elle jalouse les lycans naturels pour leur héritage. Elle jalouse les hommes pour leur insouciance. Elle jalouse sa fratrie. Elle s'arracherait le coeur et l'âme pour obtenir la moitié de ce qu'elle estime devoir posséder. Elle leur arracherait le coeur à eux, aussi. 18.  Sensible et violente. A fleur de peau, Lis l'a toujours été. Depuis que ses sens s'enflamment au moindre stimulus, ça n'a jamais été aussi vrai. La louve a la fureur dans le sang, la passion dans les veines en guise de poison, la délicatesse de jadis jetée à la meute. 19. Vive d'esprit et impulsive. Sans être d'une intelligence rare, Lis fait partie de ceux aptes à réagir dans les premiers instants, de ceux qui réfléchissent dans l'urgence et arrivent avec un plan bancal mais un plan quand même. Elle en vient à agir un peu trop vite, sans vraiment réfléchir aux conséquences. Elle a un plan, c'est tout (et généralement, c'est pour fuir). 19. Courtoisie cynique dont elle ne se défait que rarement, Lis fait passer son humanité à travers un sourire de connivence. Plaisir obscène de le conserver en toute circonstance. Son mépris se fait mielleux, enrobé de sucre et d'un rictus léger, signification sans éclat de l'insuffisance que vous êtes. Si le dédain évident de la louve pour la médiocrité générale n’est un secret pour personne, affichant sans détour une moue désapprobatrice, reproches déballés librement, ponctués d’un sourire cordial, il n’est pas dit que la violoniste ait un comportement purement négatif envers ceux qu’elle juge de basse intelligence (aka 99% de la population). Fusse-t-elle « profondément affectée et navrée » de devoir vous rappeler vos erreurs « Ca n’est pas de votre faute si vous êtes né stupide ». 20. Elle a la douceur cynique et mélancolique. L’humour acide des désespérés, les blagues qu’elle lâche sur sa conditions, celles qui ne font rire qu’elle et qu’elle n’accepte que si elles s’échappent de ses lèvres à elle. 21. Membre d’une meute pendant 4 ans après sa morsure, elle s’est avérée incapable d’accepter de côtoyer ses semblables. Elle a appris, beaucoup trop à son goût, d’un monde qu’elle aurait préféré ignorer. Elle n’en veut plus de ces semblables qui lui soufflent comment se tenir, quelle attitude adopter. Elle n’en peut plus de ployer l’échine devant l’alpha parce qu’il le veut. La sauvagerie ambiante n’est pas pour elle. L’appel de la meute est là, toujours, instinctif et déchirant, elle vit la solitude comme un autre pan de malédiction. Mais jusqu’ici elle avait l’orchestre, sa meute à elle, sa fureur à elle. Tout allait bien. 22. Cinéphile, sérivore, lectrice assidue, ne plus voir ne l'empêche pas d'aller au cinéma. Souvent ça déroute, ça étonne. Elle aime encore l'odeur des livres et des bibliothèques. 23. Jamais d'aide demandée mais la plainte facile. Dramaqueen difficile, reine des longs monologues plaintifs qui se changent en discours furieux sur l'indépendance lorsqu'on accède enfin à ses désirs. Insaisissable capricieuse, éternelle insatisfaite. Elle tire les corde des êtres comme elle joue de son archet, virtuose manipulatrice, celle qui murmurait à l'oreille des chimères. 24. Elle est méprisante, sifflante mais irresponsable. Incapable de prendre soin d'autres qu'elle-même... et encore.

depuis quand habitez-vous à Glencullen ? Et pourquoi avoir choisi cette ville ? : Depuis toujours et depuis peu. Les Rhodes font partie du paysage et elle a grandi entre les murs de Glencullen, dans les bois et les vallées, ignorante innocente. Cependant, des études au conservatoire de Dublin jusqu'aux tournées avec l'Orchestre, elle n'a jamais vraiment remis le pied dans la maison familiale. Elle n'est revenue que par nécessité, parce qu'on la pousse vers la porte de sortie de l'orchestre et qu’elle est dos au mur. Elle doit bien trouver quelque chose d'autre à faire, une autre raison d’être. Outre le fait qu'il s'agisse de sa ville natale, Eilís n'a pas d'affection particulière pour les lieux, l'instinct de la louve est mis à mal à chaque coin de rue. Frisson qu'elle abhorre plus que tout, les horreurs que dévoilent la lune... si elle pouvait, elle s'en tiendrait loin. Avez-vous remarqué la présence de plusieurs créatures surnaturelles ? Croyez-vous en leur existence ? Si vous êtes vous-mêmes une de ces créatures, avez-vous conscience de la présence de chasseurs, ou vous pensez-vous plus fort qu'eux de toute manière ? : Elle pourrait difficilement l'ignorer, jetée dans le gueule de la bête sans l’avoir demandé, l’instinct qui s’éveille, la rage et le goût pour le sang. Elle voudrait, pourtant, ignorer tous les signes, étouffer l’incendie. Elle se ment, se berce de chimères, cède régulièrement à l’ardeur de la louve pour mieux retenir la laisse. Elle sait pour les sorciers, pour avoir cette envie déchirante de fuir ou égorger sa propre sœur selon les cas. Ce n’est que le problème de la louve dans ses entrailles. Quant aux chasseurs, elle en a conscience mais s’en préoccupe assez peu, peut-être parce qu’elle ne s’est jamais vraiment sentie menacée. Erreur, sans doute. Croyez-vous en l'existence de divinités quelconques ? Avez-vous une religion ? Si oui, laquelle ? La pratiquez-vous sur une base régulière, ou pas du tout ? : Aucune religion sinon celle que la louve lui impose. Lis croit en Dieu quand ça l’arrange, quand elle a quelqu’un à blâmer et personne sous la main. Jamais sa faute, toujours celle des autres et ça l’arrange bien d’avoir une divinité supérieure à accuser de temps à autres.
Arrival of the birds
PRENOM : Alizée AGE :   COMMENTAIRE, SUGGESTION ? :    AVATAR : Gemma Arterton GROUPE : Wolves PERSONNAGE : inventé des familles, hop.


Dernière édition par Eilís Rhodes le Ven 1 Juil - 23:20, édité 8 fois
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Eilís Rhodes
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MessageSujet: Re: (Eilís) A la furie, au napalm   Mar 9 Fév - 3:25


titre de l'histoire


citation en guise de titre ici, à changer pour votre personnage
(13 ans) Le temps qui glisse, le tempo qui file, cliquetis régulier du métronome, les prunelles se fixent sur l’aiguille et son ballet hypnotique, s’accrochent au bout pour glisser jusqu’à la partition. Un. Inspire. Deux. Expire. Trois Mélodie qui s’élève, emplit l’amphithéâtre presque vide, cordes frottées un peu la hâte, le violon un peu grinçant, crissant sous l’archet mal assuré. Elle se reprend, vite, la posture droite, le menton bien calé sur l’instrument de fortune. En face, on fronce les sourcils sur les accords qui manquent de précision, protestations qui envahissent l’auditoire, les interjections fusent, s’enroulent au rythme décadent. On lève le bras pour l’arrêter, pitié pour le pianiste qui peine à suivre les interprétations trop libres mais le geste se suspend, comme les mots. Aux contestations qui meurent sur les lèvres des détracteurs potentiels s’opposent les mesures empressées. Vivaldi défiguré, peut-être sublimé, du mal à décider. Les notes arrachées à l’archet et sur les notes qui dansent, colorées et brillantes, les paupières sont grandes ouvertes, les deux ambres qui sautent d’une gamme à l’autre sans vraiment s’y arrêter. Mouvement de l’été réinventé, hiver glorifié. Les Quatre saisons dans la tempête mélodieuse.
Ils achèvent, à bout de souffle, la composition altérée, muscles crispés sur les instruments meurtris, balaient la salle d’un regard curieux, vaguement inquiet. Elle se heurte au silence angoissant et obstiné des juges, aux prunelles perçantes dardés sur sa silhouette. Le refus se lit sur les visages, elle en est persuadée. Sans un mot, elle attrape son pianiste et s’apprête à quitter l’estrade, le pas traînant. Ca chuchote, ça s’agite. Ils ne comprennent rien, la musique n’est pas figée, fossilisée dans les mesures poussiéreuses. Elle rumine, déjà, fulmine, insultes au bord des lèvres qui n’attendent que l’explosion. « Je peux savoir où vous allez, mademoiselle Rhodes ? » La question s’élève et la gosse s’arrête, réponse cinglante coincée dans la gorge. « Il est d’une impolitesse rare de quitter les planches avant délibération. » Les phalanges se serrent, un peu sur le bas de sa robe, un peu sur la manche de son pianiste. Elle fait marche arrière, la fière amazone, ravale la fierté qui lui brûle le fond des entrailles et se tient droite, incendie dévorant au fond des iris. Elle les voit s’agiter, la fixer, pointer le duo du doigt comme s’ils n’étaient pas vraiment là. Elle hurle, la rage, tout au fond. Elle grogne et elle gronde, s’abat contre la muraille bienséante que s’est établie la gosse, les poings serrés. « Ce sera tout, merci. Nous vous enverrons notre décision par courrier. » Fin. Elle quitte la scène sans applaudissement, sans éclat, se précipite à l’extérieur pour avaler de l’air à grandes goulées.
Les épaules qui tremblent et le pianiste qui les attrape pour qu’elles cessent. Persuadée d’avoir échoué, elle a déjà l’envie de tout brûler, ériger un bûcher pour incinérer les espoirs morts et les instruments honnis. Les insultes voguent entre ses lèvres juvéniles, les déceptions et la colère l’emportent. « Tu seras acceptée, Lis, t’inquiète pas ! » Qu’il lui martèle aux tympans, un peu trop insistant pour qu’elle daigne y croire. Jamais satisfaite, le verre à moitié vide pour la perfectionniste qu’elle est. « T’as vu leurs têtes ? Ils n’ont pas apprécié. Du. Tout. T’as raté la troisième mesure et la cinquième… Et on avait dit que la reprise serait double… » Les reproches ne tardent pas, évidemment. Il serre les dents, ça lui passera. Jamais sa faute à elle, toujours celle des autres, surtout quand il s’agit de musique. Elle est le génie, l’incomprise orgueilleuse, malgré l’âge encore en fleur. Il secoue la tête comme il fait toujours. « T’es injuste, Lis. » Il a raison. Il a raison et elle n’ose pas l’avouer, ce serait descendre du piédestal qu’elle s’est érigé un peu seule. Arrogance impertinente bâtie sur la jalousie plus que sur la confiance qu’elle a en ses propres capacités. Nerys et ses compétitions de natation, le rôle d’aînée qui ne lui va pas, brochette de sœurs qu’elle ne s’est jamais sentie l’âme de mener, encore moins protéger. Trop de responsabilités.


citation en guise de titre ici, à changer pour votre personnage

(16 ans) Elle est tombée. Bas. Un peu trop pour pouvoir se relever toute seule. La colère qui ronge les os, l’optimisme envolé avec la troisième place au concours national. Pas foutue d’être sur le podium, Rhodes, pas foutue de savoir mener son pianiste. Et lui pas foutu de la suivre. Elle le déteste. Elle déteste la dissonance qui émane de chaque pas qu’elle fait, le crissement des pas sur l’herbe, le whiskey qui roule dans la bouteille au bout du bras, archet brisé au bout de l’autre. Les phalanges meurtries d’avoir trop tapé dans les murs, trop chassé les gargouilles moqueuses à coups de poings rageurs. Elle voit encore leurs faces, les sourires narquois pour toute fente sur le visage, la fin de la suprématie du génie tyrannique, son règne au Conservatoire qui s’achève déjà sur une déchéance cinglante. Sa place de soliste qui s’envole avec la lune pleine qui monte tout en haut. Même l’astre sélène semble se payer sa tronche, avec sa rondeur moqueuse et sa position souveraine.
Le loup. Elle le voit avant de l’entendre. Ou peut-être l’inverse. La vue qui déjà dégénère depuis quelques années, les lunettes qu’elle refuse de porter, à s’exploser les yeux sur les gammes pour ne pas faiblir. « Vous ne devriez pas forcer, dans dix ans, vous ne verrez plus. » Lui a-t-on intimé. Elle leur a ri à la gueule, de ce rire amer et grinçant qu’elle lâche quand elle sait qu’ils ont raison mais qu’elle n’écoutera pas.
Le grondement bestial se perd dans les volutes argentées et la fumée ocre et le hurlement se fait autant supplique que promesse de mort. Elle se mettrait à courir, si ses jambes acceptaient de suivre. Elle se mettrait à hurler si tout n’était pas bloqué au fond de sa gorge. La course s’engage enfin, pas vraiment déterminée à sauver sa vie, plus mue par l’instinct de survie, retarder l’échéance de la rencontre. Espérer que la bête se lasse d’une chasse trop aisée. Les espoirs vains s’envolent sous le hurlement qui déchire la nuit, sous le craquement sinistre de ses os sur le sol gelé. Côtes labourées, entailles suintantes ouvertes sous les vêtements d’hiver. Ca lui paraît loin, maintenant, ce podium raté. Loin et futile. Parce qu’elle va crever, Eilís. Elle va crever et personne ne sera là pour la relever. Peut-être même que personne ne va la pleurer, avec tout ce soin qu’elle a mis pour pousser dehors tous les autres. Elle pense à la brochette d’amazones que sont les Rhodes, à l’amour qu’elle n’a jamais vraiment su gérer. Puis elle oublie.
La lune se moque de sa stupidité profonde. Elle fait enfler le flot carmin comme elle joue sur les marées et Lis se meurt, prisonnière sa silhouette brisée. De ses plaies s'écoule autant de sang que d'alcool.
La terreur revient, par vagues impitoyables, par reflux incessants. Les silhouettes dansent devant ses pupilles dilatées, se muant en ombres menaçantes dans un terrifiant ballet silencieux. Elle n'entend plus, elle ne fait que voir. Ses paupières se ferment, on l'enjoint à les ré-ouvrir d'une tape légère sur sa peau douloureuse.
Ne pas sombrer. Derrière le voile si fin de ses cils vacillant, elle entrevoit la bête, le sang, les cris des autres résonnent à ses oreilles.
Et en écho, elle hurle putain, elle hurle.
De sa gorge s'échappe les râles effrayés, les cris qui s'étranglent au bord de ses lèvres alors que son palpitant perd en battement. Eilís voulait vivre, à cent à l'heure, au mépris des autres, de leurs regards, de leurs avis. Maintenant, plus que jamais, elle veut qu'on la regarde, qu'on grave son visage meurtri dans les rétines et qu'on ne l'oublie jamais. Elle veut vivre dans la voix des autres, qu'on se souvienne de sa fin. Les sirènes lui vrillent les tympans, elle se sent glisser, loin, loin de tout, hors de l'univers, hors du temps. Elle s'accroche comme elle peut à sa vie qui s'effiloche.


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(18 ans) D’abord il y a la chaleur. Son sang qui, soudain, se rue à l’assaut des artères avec une ardeur incandescente, une précipitation acide qui lui arrache les veines. L’envie de fuir sans savoir où aller, l’appel irrésistible d’une majesté Sélène suivi de près par celui de la forêt. L’Insoumise ploie l’échine parce qu’elle n’a pas d’autre choix, l’invitation irrésistible la tire jusqu’à l’orée de ces bois redoutés. Elle aurait voulu les éviter, ne plus y retourner, elle ne sait que trop bien ce que les ombres ont à cacher. Mais elle s’y traine, pantin désarticulé de la lune rieuse, elle s’y traine sans savoir pourquoi elle le fait. La fureur est sienne, comme toujours. Arsenic dans les veines, désintégrateur de conscience. La résistance est vaine, elle a essayé. Fuir, elle sait faire, c’est même ce qu’elle fait de mieux. Même se fuir elle-même, elle est passée maître.
Sauf qu’elle a beau courir, elle a beau fermer les yeux, la fièvre est toujours là, constante, à garder son chevet. Elle ne la quitte plus, comme une compagne qu’elle n’a pas choisie, lui laissant le goût amer d’un mariage arrangé sur le bout de la langue.
Viennent les bruits et la peur. Montent à ses oreilles le craquement lugubre de sa carcasse en fusion, le déchirement de ses muscles. La mélodie dissonante s’élève, falsetto dans la voix. Les hurlements désincarnés qu’elle tente de retenir franchissent ses lèvres craquelées en un torrent désordonné. Elle appelle, elle crache, elle insulte.
Ses mots s’emmêlent dans sa conscience en lambeau. Elle y pense encore un peu, s'arrache les pensées d'un geste rageur de la main portée à ses tempes. La douleur prend possession de son corps et efface le reste. La colère, la peur, la culpabilité.
Ils ne sont jamais loin, les loups de la meute. Pas vraiment choisis, venus à elle plus qu’elle dans leur direction. Le destin, paraît-il. Un peu forcé, elle suppose. Elle ne veut pas vraiment savoir. Au moins elle apprend, un peu, à dompter le monstre sous le lit, comprendre les subtilités de la race qui est devenue la sienne. Famille sans vraiment l’être, les Rhodes lui manquent un peu mais elle préfère s’en tenir loin.
Puis survient le silence. Les sons ne sortent plus de sa gorge enflammée, ils se sont étranglés un instant avant de mourir dans le déchirement de ses cordes vocales.
Une inconscience, presque salvatrice, vient la cueillir tandis que les rayons argentés caressent sa silhouette déformée.
Elle s’éveillera, nue, le sang sur la peau, le métal entre les lèvres, le goût de la chair trainant sur sa langue.


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(21 ans) Elle n’a pas compris de suite, cette envie de l’étrangler, lui arracher les tripes d’un coup de crocs. Elle pensait avoir maitrisé la rage, les élans meurtriers tapis dans ses entrailles mais Nerys a réveillé la bête, inconsciemment. L’instinct qu’elle s’évertue à nier lui hurle que la menace est là, bien présente. Les mots qui trébuchent un peu, insultes maladroites qu’elle prononce sans vraiment pouvoir les retenir. Cinq ans à Dublin, à tourner un peu partout dans l’Irlande l’ont éloigné des Rhodes et à croiser le regard de sa cadette, elle ne peut que s’en estimer heureuse. La croiser est plus qu’un supplice, les dents qui grincent, les crocs qui démangent, la langue trop pendue qu’elle se mord pour ne pas briser l’équilibre familial tout juste retrouvé. Etrangère à son propre sang. Il lui faudra du temps pour intégrer l’idée qu’elle puisse être ennemie naturelle, tour pendard du destin et d’une Déesse sélène tyrannique avec ses protégés.


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(23 ans) Il est tombé des lèvres du médecin, le diagnostic. Lâché au vent plus que réellement prononcé, elle lui a demandé de répéter, plissant les yeux derrière les lunettes qu’elle fait semblant de porter régulièrement. « Votre vue a recommencé à baisser. D’ici cinq ans, peut-être dix, si vous avez de la chance, elle aura totalement disparu. » Elle regrette, un peu, de lui avoir fait répéter ces mots qui résonnent dans tout son crâne. « Il faut rester optimiste, un traitement pourrait émerger. » Le manque de conviction imprègne chaque mot que le spécialiste prononce et les phalanges de la violoniste ont agrippé le bois de son bureau. « On peut le ralentir ? » Qu’elle croasse du fond de sa gorge, les iris fixés sur le bout de ses doigts. « On peut. Nous allons essayer de prendre toutes les dispositions possibles. » Il ne précise pas qu’il y a peu d’espoir, n’a pas besoin, elle sait déjà qu’elle tire un trait sur sa carrière, qu’elle tire le fil jusqu’à ce qu’il casse.


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(24 ans) « Comme d’habitude, ton troisième mouvement est en retard. » La rage claque, plus forte que d’habitude, frustration bouillonnant entre les lippes déformées. Il fronce le nez. « Tu es injuste, Lis. » Elle s’adoucit, essaie, du moins, de gommer l’aversion qui lui froisse les traits. « Tu crois ? Tu ne pourras t’en prendre qu’à toi-même si on loupe ce concerto. » Craché, le reproche, les poings serrés qu’elle s’empêche de lui envoyer en plein visage. Un feulement agacé lui échappe. « Bien sûr, ce serait totalement ma faute et non la tienne. Toi et ton archet enflammé, incapables de suivre un tempo stable… » Haussement d’épaules qu’elle lui sert, la fuite avant même qu’il n’ait le temps de poser ses doigts sur les siens, comme d’habitude. « N’essaie même pas. » La menace gronde, bestiale, roulée depuis le fond de ses entrailles, étincelle sauvage dévorant brièvement toute l’humanité dans ses prunelles. Il recule, par instinct de conservation. « Reste… » C’est à lui de demander, réclamer un peu la chaleur de sa peau, le droit qu’il a gagné à lui passant un anneau au doigt. Il s’obstine et elle fait les cent pas, louve en cage tiraillée entre deux univers.  « Je peux pas, Noah. » Le refus lui arrache les lèvres autant que la fureur lui dévore les veines. Ardeur qui lui court la peau, elle a l’épiderme enfiévrée et tout son instinct qui ne demande qu’à le dévorer, lui, tout entier. Sens propre comme figuré. « S’il te plaît… » Les doigts du pianiste s’enroulent brusquement autour de la canne blanche qui ne la quitte plus depuis le diagnostic. Avant même de le savoir, elle a fait volte-face, les phalanges blanchies par la colère, la peur du prédateur. Elles s’abattent sur son visage flou, ses traits qui disparaissent sous la vague de carmin, sous les coups et les ténèbres qui la dévorent. Sang sur les doigts, horreur entre les tripes. Elle se redresse et la louve dans les entrailles se gausse de son incapacité à la garder scellée trop longtemps. Tu pourrais le tuer. Ou autre chose. Elle siffle les propositions pernicieuses, insidieuses. Les envies se glissent sous la peau, le besoin de chaleur se dispute aux instincts sanguinaires. Ni l’un ni l’autre. Elle détale, s’enfuit avant de pouvoir penser.

(...) « Je suis désolée, Noah. » La respiration siffle au bout du téléphone. Elle tressaille, peur qu’il raccroche. « J’espère bien. »« Tu vas porter plainte ? » La panique, déjà, dans le fond de sa voix. Elle sait qu’elle a tout raté, tout fait sauter, incapable de s’arrêter. « Non… » Silence. « Mais ? » Elle sait la phrase inachevée, l’inflexion suspendue, elle le sait hésitant. Autant arracher la suite. « Je pense qu’il est mieux qu’on arrête là, Lis. Je peux plus continuer. Je mettrais tes affaires chez ta sœur. » Il n’appelle aucune discussion, aucune protestation de sa part, n’attend même pas le consentement, à vrai dire. Une ultime respiration et il a raccroché.


citation en guise de titre ici, à changer pour votre personnage

(28 ans) « Ravie de te voir enfin, Noah… Enfin en quelques sortes. » Elle lâche avec ce sourire cynique qui n’appartient qu’à elle, avant même qu’il n’ait eu le temps de s’asseoir ou de prononcer la moindre phrase. Il ouvre la bouche, la referme. « T’es en retard et ta démarche te trahit. » Son odeur, aussi. Imprimée sous sa peau, gravée dans l’esprit de la louve sans qu’elle ne puisse l’oublier. « T’as changé, Lis. » qu'il lui lâche à la face, comme ça, un peu brusquement, comme une claque du revers de la main parce qu'il aurait peur de s'en salir la paume. Ses yeux aux reflets fauves lâchent le fond de sa tasse de thé et elle vrille ses iris presque morts à ceux du pianiste. Un haussement d'épaules lui paraît être une réponse acceptable. Son dos se tend, elle soupire un peu, appuyant à dessein sur la petite moue qui l’accompagne.
« Faut croire. » La réponse puérile lui échappe et reste en suspens. Lis se mord la lèvre inférieure. Elle n'a plus douze ans, même plus vingt et l'heure n'est plus aux réponses toutes faites. En face, elle l’entend s’agiter, voit sa silhouette floue vaciller comme s’il cherchait une position plus confortable. Le vent change un peu, la frustration roule sur la peau du pianiste et la mâchoire de la violoniste se crispe, attendant le retour de bâton.
Rien ne vient, rien ne tombe. Elle ne sait pas si elle doit être déçue ou rassurée.
« Mon appartement t’es toujours ouvert, tu sais ? » Elle hoche la tête, surprise par sa douceur, il baisse un peu les yeux. Il n’a jamais compris, elle en a bien conscience. Il n’a jamais compris les disparitions à la pleine lune, les journées à dormir pour se remettre. Il n’a jamais compris ou n’a jamais voulu. Cette rage qu’elle n’a jamais pu partager, l’horreur qu’elle ne peut pas lui imposer.
Son regard se pose sur les cicatrices qui dépassent sous le t-shirt fin et il déglutit lentement. Il se sent coupable, si coupable de la laisser seule dans les abysses. Sa main cherche la sienne, souvenir un peu douloureux qui lui électrise la peau. Ses doigts l’effleurent à peine avant qu’elle ne se dérobe. Elle se dérobe toujours, comme si elle savait chaque mouvement, prévoyait la moindre variation. Il lui reconnaît ce talent étrange, même dans le noir complet. Elle a toujours su. Anticiper du bout du violon, mener la danse avant même que la musique ne commence.
Elle plaque un sourire affable sur ses lèvres, un sourire qui se veut rassurant. Elle a l’air d’un clown constipé mais c’est tout ce qu’elle peut lui offrir, elle l’entend soupirer, notes nostalgiques envahissant l’atmosphère.
« Je ne voudrais pas vous déranger, avec ta chère fiancée. » Elle fronce le nez, les mots sont toujours aussi durs à prononcer mais toujours aussi amers. Admettre qu’il ne lui appartient plus, qu’elle a raté l’occasion, l’a abandonnée volontairement. « On pourrait passer une nuit ensemble, toi et moi… Elle n’en saurait rien. » Sa main traverse la distance les séparant, viens se poser sur la cicatrice qui lui court le long de l’arête du nez, cadeau d’adieu un peu abrupt. Il l’écarte brusquement, elle lâche un soupir presque déçu. Ses pupilles s'étrécissent légèrement, elle se compose ce sourire frondeur et suffisant qu’elle sert à tours de bras et qui ne veut plus rien dire. Celui qu’elle avait lorsqu’elle était prête à lui voler tout ce qu’il ne lui offrait pas. Elle est comme ça. Elle a toujours été comme ça. A prendre sans demander. Il s’était toujours laissé faire parce qu’il le voulait bien, la lassitude de se battre aidant certainement. Plus maintenant. « Tu voulais quelque chose ? » Le ton change, la louve tressaille, apprécie un peu la violence qui émane des mots qu’il crache, abrupt et sévère. « Comme tu peux le constater, je suis poussée vers la sortie du Philarmonique. J’ai besoin d’un autre job, Noah. »


Dernière édition par Eilís Rhodes le Ven 1 Juil - 23:31, édité 8 fois
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Snezhana Volkov
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MessageSujet: Re: (Eilís) A la furie, au napalm   Mar 9 Fév - 3:27

bienvenue parmi nous, très heureuse de voir une autre rhodes débarquer et j'adore ton titre

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- aux sombres héros de l'amer -


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Clarissa Killingworth
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Statut civil : célibataire, elle fuit l'amour, préfère s’égarer le temps d’un instant bref dans des étreintes inconnues.
Occupation : jolie stagiaire aux airs naïfs, elle s'est confortablement installée dans le poste de police de glencullen et plus particulièrement dans leurs archives.
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Élément : mémoire effacée, souvenirs oubliés, pouvoirs mis sous verrou, clare ignore tout de ce qu'elle est véritablement; la nature de son vrai élément instaure en elle une peur d'enfant, terrible.
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MessageSujet: Re: (Eilís) A la furie, au napalm   Mar 9 Fév - 5:04

les rhodes, elles ont toutes trop la classe quoi.
j'adore les images de ton premier post ainsi que le titre.
bienvenue parmi nous. I love you

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and then for better or worse you’ll turn, unable to resist, though try to resist you still will, fighting with everything you’ve got not to face the thing you most dread, what is now, what will be, what has always come before, the creature you truly are, the creature we all are, buried in the nameless black of a name.

fragments:
 
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Nerys Rhodes
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Statut civil : vulnérable. éperdument éprise d'un jeune homme aussi autodestructeur qu'elle.
Occupation : restauratrice de meubles anciens, elle possède sa propre boutique depuis six mois. c'est petit, mais c'est sa boutique à elle.
Élément : l'eau, aussi douce que déchaînée, à son image.
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MessageSujet: Re: (Eilís) A la furie, au napalm   Mar 9 Fév - 7:56

tellement contente que t'ais décidé de prendre l'ainée.
merci, merci, merci.
t'es belle et je parle même pas de ta plume.
bon courage pour la suite, j'ai hâte de lire ca. I love you

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() i don't know how it is you are so familiar to me– or why it feels less like i am getting to know you and more as though i am remembering who you are. how every smile, every whisper brings me closer to the impossible conclusion that i have known you before, i have loved you before– in another time, a different place– some other existence.

it's all fun and games until someone falls in love:
 
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MessageSujet: Re: (Eilís) A la furie, au napalm   Mar 9 Fév - 8:52

Gemma+Rhodes très bon choix

Bienvenue parmi nous et bon courage pour la suite de ta présentation
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MessageSujet: Re: (Eilís) A la furie, au napalm   Mar 9 Fév - 9:33

Gemma.
Bienvenue et bon courage pour ta fiche.
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Cilian O'Callaghan
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Âge : 23 ans.
Statut civil : Célibataire. A vrai dire, son coeur, il lui a été arraché violemment de la poitrine et il gise là, désormais, à ses pieds et dans une flaque de sang grandissant à vue d'oeil.
Occupation : Etudiant en médecine, pour se spécialiser en chirurgie.
Élément : Terre. Il a connecté lorsqu'il avait 16 ans, lors d'un accident de voiture dans les bois. La terre l'a sauvé.
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MessageSujet: Re: (Eilís) A la furie, au napalm   Mar 9 Fév - 10:18

AAAW YES la soeur de Nerys
bienvenue, j'ai hâte d'en savoir plus sur ce personnage !

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try not to be relenting, but my fault lies in weakness. try not to be intending, but my heart cries for your kiss. doesn't mean a damn to him, cause he's not the kind to reason with. And now, he's got my soul paralyzed, can't help but feel paralyzed.


shipwhore:
 

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Nils Ward
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Âge : vingt ans
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Poste dans la meute : oméga - traitre. Meute : anéantie - tyrannicide, parricide on t'accuse ici-bas de biens des noms et l'univers juge un criminel en ta personne. Un choix. Celui de la paix. A quel prix ? Celui du sang des tiens. Innocents et porteurs de morts. Annihiler pour éviter l'escalade de violences menant au massacre. Funeste destin - ironie du sort. Les premiers violents se retrouvent six pieds sous terre. Ta chaire comprise. Toi pour seule bouc émissaire.
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MessageSujet: Re: (Eilís) A la furie, au napalm   Mar 9 Fév - 11:09

Oh la la ce début de fiche envoie du pâté
Hâte d'en savoir plus

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I'll be good
I never meant to start a fire, I never meant to make you bleed, I'll be a better man today. I'll be good for all of the light that I shut out. For all of the bruises that I've caused and the tears. Yeah, for all of the sparks that I've stomped out.by temporary fix.
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MessageSujet: Re: (Eilís) A la furie, au napalm   Mar 9 Fév - 11:22

Gemma
bienvenue et bonne chance pour ta fiche
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Astrée Harkwood
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Âge : Vingt année qui glisse sur le fil du temps.
Statut civil : Tu vises et le touche en plein cœur, c'est pas l'amour, c'est la mort.
Armes de prédilection : Un médaillon inlassablement autour de cou qui se change en une chaîne d'acier tranchant. Sans oublier tes précieux desert eagle dont les balles sont empoisonnées.
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MessageSujet: Re: (Eilís) A la furie, au napalm   Mar 9 Fév - 11:25

BORDEL de merde. GEMMA.
Les Rhodes sont des véritables tueries. Carrément belle à en crever dans cette famille. BIENVENUE

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On a frolé la vie!
Parce que quand on est accro, même si ça fait mal... Parfois ça fait encore plus mal de décrocher. @Fight Club ≈ Grey's anatomy©️ alaska.  

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Elric Marbh
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Double compte : Caleb Westfall, Cain Killingworth
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Âge : 25 ans de rire, de fuite et de mort.
Statut civil : Célibataire, les gens proches sont les plus dangereux.
Occupation : Ecouter de la musique, une évasion plus qu'une occupation.
Élément : L'air, une force tranquille qui te correspond tout à fait.
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MessageSujet: Re: (Eilís) A la furie, au napalm   Mar 9 Fév - 11:29

Bienvenu Eilis, une rhodes louve sa va faire des étincelles

Bon courage pour ta fiche

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You know that the past is never dead
milady and athos ⊹ i want to be as i was once with you. just to feel hope instead of this deadness in my heart. (by anaëlle)
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Nolan Breslin
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Crédits : mon bae (velvety.)
Double compte : leith le merveilleux et nyx la plus belle.
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Âge : vingt-six ans, des années qui ont défilé beaucoup trop vite à ses yeux.
Statut civil : seul, sans vraiment l'être. toujours entouré, jamais attaché. il n'aime pas, mais il a besoin que les autres le fassent. il reste célibataire, car il se lasse beaucoup trop vite.
Occupation : ambulancier, il sauve des vies au quotidien. ça compense avec celle qu'il est forcé de prendre chaque pleine lune.
Élément : l'élément destructeur, le feu qui brûle, qui ravage tout sur son passage.
Date d'inscription : 04/01/2016

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MessageSujet: Re: (Eilís) A la furie, au napalm   Mar 9 Fév - 12:54

gemma, une rhodes en plu cette famille dit donc, c'est une valeur sûre
bienvenue parmi nous et bonne chance pour ta fiche I love you

_________________


maybe there’s a universe out there — happening now — where we end up together. if you think of it all this way, then it’s like neither of us did anything wrong. you just found me in the wrong universe. that’s all. because you could have loved me forever. and maybe in another universe, i let you.

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MessageSujet: Re: (Eilís) A la furie, au napalm   Mar 9 Fév - 13:51

Godness, Gemma et cette plume, ces images
Bienvenue parmi nous jolie louve et bon courage pour ta fichette
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Azilis Harkwood
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Âge : vingt-quatre années que le monde l'a vue naître - vingt-quatre années qu'elle vagabonde et qu'elle essaie.
Statut civil : elle sait que son coeur bat pour quelqu'un - mais pour qui, cela lui a toujours échappé.
Occupation : on la voit souvent vendre des fleurs et des plantes en pots, mais rares sont ceux qui savent que la nuit, elle sort et chasse ceux qui la chassent.
Armes de prédilection : les armes blanches ; elle ne sort pas sans un couteau à la cheville gauche, et lors de ses chasses, sans deux grandes lames dans le dos, parfois même accompagnées d'une épée à la ceinture. elle sait aussi manipuler les hormones et les parfums, comme le reste des membres de sa famille.
Date d'inscription : 10/01/2016

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MessageSujet: Re: (Eilís) A la furie, au napalm   Mar 9 Fév - 14:09

gemma en rhodes

bienvenue par cici bon courage pour ta fiche, n'hésites pas si tu as la moindre question

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    i can admit, i am not fireproof if i told you that i loved you, tell me, what would you say? if i told you that i hated you, would you go away? now i need your help with everything that i do, i don't want to lie, i've been relying on you ©️endlesslove
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MessageSujet: Re: (Eilís) A la furie, au napalm   Mar 9 Fév - 22:57

bienvenue I love you
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Eilís Rhodes
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Âge : 29 ans
Occupation : Premier violon en hiatus, donne des cours à qui veut bien, pianiste de bar quand il faut bien vivre.
Poste dans la meute : Omega sans attache. A l'écart des autres, loin des semblables. Rejoindre c'est accepter. Accepter c'est embrasser la bête qui arrache et qui hurle. Hors de question
Date d'inscription : 08/02/2016

MessageSujet: Re: (Eilís) A la furie, au napalm   Mer 10 Fév - 22:06

Merci beaucoup à tous !
Sorry, j'ai la flemme de répondre à tout le monde individuellement mais je vous aime

PS: Nerys
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Cilian O'Callaghan
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MessageSujet: Re: (Eilís) A la furie, au napalm   Jeu 11 Fév - 18:03


Tu es des nôtres !
T'as bouffé ton humain comme tous les auuutres !
Wow, trop cool, t'es enfin des nôtre mon p'tit ! Alors avant de commencer le blabla un peu chiant, je vais quand même te dire ce que j'ai pensé de ta fiche : j'adore ta plume, genre, vraiment. I love you ton personnage a un potentiel de malade, j'ai hâte de la voir évoluer !.

informations pratiques
Et maintenant, parlons bien parlons peu, parlons de tout ce que tu peux faire maintenant que tu es validé. Alors déjà sache que la première chose que tu dois faire, et c'est très important, c'est de recenser ton avatar. Si tu ne le fais pas et que quelqu'un d'autre le prend, c'est toi qui devra changer. Tu peux donc faire ça ici. Ensuite, tu auras peut être envie de te trouver des potes, non ? Tu peux aller t'ouvrir un répertoire de liens, mais si jamais ce n'est pas assez, tu peux aussi te faire un scénario. N'oublie pas non plus d'aller te recenser dans les différents répertoires. Et puis si tu cherches un rp, ne cherche plus, va directement faire une demande !
Voilà, c'est tout ! N'hésite pas à venir flooder avec nous !


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(Eilís) A la furie, au napalm

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